REGIME COTON ET AUTRES ABSURDITES

Le régime coton : un phénomène inquiétant pour nos ados

Le régime coton : un phénomène inquiétant pour nos ados

Par Pauline Capmas-Delarue, le 28 janvier 2014

Porter un corset pour moins manger, se nourrir de savon ou encore avaler volontairement un vers solitaire… Tout cela vous semble insensé ? Ce sont pourtant des régimes très répandus sur les podiums. Et le dernier en vogue est le « Cotton Ball Diet » qui, comme son nom l’indique, consiste à se nourrir de boules de coton, imbibées de jus d’orange ou de smoothie. Une pratique aussi absurde que dangereuse…

Tutoriels sur Youtube et groupes Facebook foisonnent, remplis d’astuces pour avaler coton et morceaux de Kleenex plus facilement… Ce phénomène qui fait fureur outre Atlantique et chez nos voisins britanniques arrive aussi en France. Ses adeptes : des adolescentes.  Directement inspiré des pratiques des mannequins, ce « régime » promet de faire disparaître la sensation de faim, si désagréable lorsqu’on ne mange pas. Bourrez donc votre estomac de coton pour ressentir la satiété, sans oublier le jus d’orange, pour les vitamines !

Pommettes saillantes, thigh gap (le fameux écart entre les cuisses), voilà les canons de beauté véhiculés par le monde de la mode. Et les adolescentes sont prêtes à tout pour ressembler à leurs idoles, persuadées que c’est en devenant squelettiques qu’elles vont plaire. Mais outre le côté absurde de la chose, manger du coton est aussi très dangereux. Malnutrition, étouffement, intoxication aux produits chimiques et obstruction intestinale sont les risques encourus par les adeptes de cette méthode. Qui peut, à terme, causer la mort. Un peu de sport et une alimentation équilibrée, ça semble moins risqué non ?

 

♥♥ Serions-nous devenus fous ??.♥♥

 



AH…….L’AMOUR !!…..DOUCE SOUFFRANCE ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) – A MADEMOISELLE

Alfred de Musset

   AH.......L'AMOUR !!.....DOUCE  SOUFFRANCE  ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) - A  MADEMOISELLE dans LITTERATURE musset-autographe-manuscrit
Alfred de Musset (1810-1857)
 

.

À Ninon

. Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

Peut-être cependant que vous m’en puniriez. .

Si je vous le disais, que six mois de silence

Cachent de longs tourments et des voeux insensés :

Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

Se plaît, comme une fée, à deviner d’avance ;

Vous me répondriez peut-être : Je le sais. .

Si je vous le disais, qu’une douce folie

A fait de moi votre ombre, et m’attache à vos pas :

Un petit air de doute et de mélancolie,

Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

Peut-être diriez-vous que vous n’y croyez pas. .

Si je vous le disais, que j’emporte dans l’âme

Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :

Un regard offensé, vous le savez, madame,

Change deux yeux d’azur en deux éclairs de flamme ;

Vous me défendriez peut-être de vous voir. .

Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,

Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;

Ninon, quand vous riez, vous savez qu’une abeille

Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;

Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous. .

Mais vous ne saurez rien. –

Je viens, sans rien en dire,

M’asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

Votre voix, je l’entends ; votre air, je le respire ;

Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux. .

Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

Le soir, derrière vous, j’écoute au piano

Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.

. La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

De mille souvenirs en jaloux je m’empare ;

Et là, seul devant Dieu, plein d’une joie avare,

J’ouvre, comme un trésor, mon cœur tout plein de vous. .

J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;

J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;

Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;

Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,

Mais non pas sans bonheur ; – je vous vois, c’est assez. .

Non, je n’étais pas né pour ce bonheur suprême,

De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.

Tout me le prouve, hélas ! jusqu’à ma douleur même…

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ? .

 

Alfred de Musset .

 

 

À Mademoiselle ***.

. Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire,

Vous avez le fatal pouvoir

De nous jeter par un sourire

Dans l’ivresse ou le désespoir. .

Oui, deux mots, le silence même,

Un regard distrait ou moqueur,

Peuvent donner à qui vous aime

Un coup de poignard dans le coeur. .

Oui, votre orgueil doit être immense,

Car, grâce à notre lâcheté,

Rien n’égale votre puissance,

Sinon votre fragilité. .

Mais toute puissance sur terre

Meurt quand l’abus en est trop grand,

Et qui sait souffrir et se taire

S’éloigne de vous en pleurant. .

Quel que soit le mal qu’il endure,

Son triste rôle est le plus beau.

J’aime encor mieux notre torture

Que votre métier de bourreau. .

Alfred de Musset. .

 

VOICI CE QUE PENSAIENT DE LUI SES PAIRS   Il y avait dans ce jeune talent une connaissance prématurée de la passion humaine, une joute furieuse avec elle. Amour, fléau du monde, exécrable folie, n’avait jamais été étreint plus au vif et, pour ainsi dire, plus au sang. Le poète de dix-neuf ans remuait l’âme dans ses abîmes, il en arrachait la vase impure à une étrange profondeur ; il culbutait du pied le couvercle de la tombe : à lui les femmes en cette vie, et le néant après ! La vieillesse était apostrophée, foulée en maint endroit, secoué par le menton, comme décrépite. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 102
  • .

Quel était donc le coeur de ce poète qui avait tant de pitié de la blancheur des marbres ? Poète, il l’était manifestement, même au fort de sa débauche. Dans ses plus mauvais chemins, la vérité rayonnante, l’image inespérée, l’éclat facile et prompt jaillissaient de la poussière de ses pas. Ce que ne donnent ni l’effort, ni l’étude, ni la logique d’un goût attentif et perfectible, il l’atteignait au passage ; il avait dans le style cette vertu d’ascension merveilleuse qui transporte en un clin d’oeil là où nul n’arrive en gravissant. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 103
  • .

♥♥ ALFRED DE MUSSET EXCELLAIT DANS LES POEMES D’AMOUR : Lire  » LES NUITS (de Mai, d’Octobre etc..) » VOIR CI-APRES LETTRE D’ AMOUR A GEORGE SAND♥♥

musset sand

Jamais homme n’a aimé comme je t’aime.

Lettre d’Alfred de Musset à George Sand

Passion tumultueuse et déchirante, l’union d’Alfred de Musset et George Sand demeure un symbole littéraire de l’amour absolu et terrible. Quelques mois après leur rencontre, lors d’un voyage en Italie, Alfred de Musset tombe gravement malade : George Sand fait alors appel au docteur Pagello dont elle tombe profondément amoureuse. S’ensuivent alors des mois de crise, de ménage à trois, désormais typiques de ce couple avant-gardiste et original. Alors que Sand appelle à l’amitié plutôt qu’à l’amour, Musset n’en démord pas et lui adresse cette lettre passionnée, témoignage de ses sentiments éternels. Inévitablement, cette dernière lettre d’amour poussera George Sand à le quitter définitivement. Du romantisme en toutes lettres !

 

1er septembre 1834

Voilà huit jours que je suis parti et je ne t’ai pas encore écrit. J’attendais un moment de calme, il n’y en a plus. Je voulais t’écrire doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier de l’adieu que tu m’as envoyé, il est si bon, si triste, si doux : ma chère âme, tu as un cœur d’ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que je t’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu ne l’as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs ! Je t’aime, ô ma chair et mon sang ! Je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à en mourir ! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu’ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j’en meurs, mais j’aime, j’aime, j’aime. Qu’ils m’empêchent d’aimer !

 Vois-tu, lorsque je suis parti, je n’ai pas pu souffrir ; il n’y avait pas de place dans mon cœur. Je t’avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t’avais pressée sur cette blessure chérie ! Je suis parti sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère était triste, je crois que non, je l’ai embrassée, je suis parti ; je n’ai rien dit, j’avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse là-bas. Tu n’avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c’est que d’attendre un baiser cinq mois ! Sais-tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais-tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir. Maintenant c’est fini ; je m’étais dit qu’il fallait revivre, qu’il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage J’essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j’aime mieux ma souffrance que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t’aime ; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis perdu. Vois-tu, je ne réponds plus de rien.

( Texte : Alfred de Musset, Correspondances ; Image : © D.R. )

.

♥♥ Où sont-ils donc tous ces romantiques ? Notre

époque ignore complètement cette verve là, hélas !

.

Leurs propos étaient si agréables à entendre : les

femmes se sentaient convoitées au moins.

.

A présent on ne fait pas dans la dentelle c’est :

« tu veux ou tu veux pas, si tu veux pas tant pis,

j’en ferai pas une maladie « 

.

Avouez que cela manque de charme, et de tact  !! .♥♥

 



savoirs – AVERSES D’informations = DESINFORMATION totale – Confusion dans tous les domaines

CET ARTICLE CONCERNE LA BELGIQUE, MAIS JE SUIS SURE QUE NOUS AVONS LES MEMES PROBLEMES EN FRANCE .

Pour un journalisme d’éducation permanente

.

Saviez-vous qu’Hugo Chavez était un chanteur de rock, Mohamed ElBaradei, un terroriste trop longtemps emprisonné à Guantanamo, et Jean-Michel Javaux, le ministre belge des Affaires étrangères ?Telles sont quelques-unes des perles que m’ont offertes, au début de l’année scolaire, sur les plateaux de leurs copies, des étudiants à qui je donnais cours de Relations internationales.Et ce n’est pas tout : 56 % ignoraient à quel pays renvoyait le terme « Hexagone », 37% ne connaissaient pas la capitale de l’Afghanistan, et plus grave encore, 21 % d’entre eux ne savaient pas ce qu’était l’Holocauste ou la Shoah ! Si, si, vous avez bien lu ! Pourtant, les auteurs de ces (non) réponses ont tous en poche un diplôme de l’enseignement secondaire !Voilà qui m’avait fortement interpellée ! Au cours du premier trimestre, j’ai dès lors mis toute mon énergie à essayer de faire progresser leurs connaissances. D’autant que ces étudiants sont majoritairement sympas, participatifs, qu’ils posent sans arrêt des questions et semblent réellement désireux d’apprendre et de comprendre les grands enjeux de notre époque. Pas du tout le profil d’élèves qui n’en auraient « rien à cirer » de ce qu’on leur raconte. Non. Une classe à qui il est réellement agréable de donner cours.Apparemment, nos efforts communs ont porté leurs fruits : je termine en ce moment la correction des copies d’examens et les résultats sont globalement bons à très bons. Afin de disposer d’« indicateurs de progrès objectivement mesurables », j’ai posé un certain nombre de questions identiques en début d’année scolaire et lors de l’examen final de janvier. Et dans ce dernier, ils sont 100% à savoir ce que veulent dire les termes « Holocauste » et « Shoah » ; 100% aussi à savoir qui est Hugo Chavez (contre 41 % en septembre), ou ce que signifie le sigle ONU (contre 84 % lors du premier test). Seul le score concernant Yves Leterme est un peu moins brillant, puisque 10 % des étudiants ignorent toujours qu’il est le Premier ministre de notre royaume.Bref, je suis un professeur HEUREUX de cette belle progression !Mais ce bonheur n’enlève rien à la gravité de la situation. Le test réalisé en septembre montre qu’une fraction importante des élèves qui sortent d’humanités n’a pas les connaissances requises pour comprendre un simple journal télévisé, ni pour jouer correctement son rôle de citoyen.Alors que faire ? S’il semble difficile d’éluder une réflexion approfondie sur la qualité de notre enseignement primaire et secondaire, il est tout aussi urgent de repenser la pratique du journalisme, en essayant de promouvoir un journalisme d’éducation permanente.Ce concept, sur lequel je travaille depuis des années et que j’ai essayé de mettre à l’honneur au sein de la revue Enjeux internationaux, consiste à donner aux lecteurs des clés pour mieux comprendre la marche du monde et les grandes questions de notre temps.Le journalisme d’éducation permanente veille à présenter clairement les différents acteurs d’un événement, à replacer ce dernier dans son contexte, à la fois historique et culturel, économique et politique, et à expliquer les termes qui pourraient ne pas être compris.« Madame, c’est quoi un minaret ? », m’a demandé discrètement un étudiant, lors de la pause entre deux cours, alors que nous venions de débattre durant plus d’une heure des résultats de la récente votation suisse sur ce sujet.
Pendant une fraction de seconde, je me suis demandé s’il se moquait de moi, mais non ! Mea culpa : j’avoue que si je n’ai pas expliqué ce terme au cours, c’est parce que jamais je n’aurais imaginé qu’un jeune de son âge et de son niveau d’instruction puisse en ignorer la signification.Ma récente double casquette de professeur et de journaliste s’avère décidément bien utile pour mieux appréhender la réalité des savoirs ! Elle renforce aussi ma conviction qu’un journalisme qui aurait à cœur d’expliquer sans simplisme ce qu’est l’Holocauste, un minaret, un génocide, ou quelle est la différence entre musulman et islamiste, contribuerait à lutter contre une dualisation et une désaffection médiatiques de plus en plus palpables.Clairement à contre-courant d’une tendance médiatique dominante, qui braque les projecteurs sur la violence, célèbre le people et la frivolité, opte quasi systématiquement pour la mise en scène et la surenchère, le journalisme d’éducation permanente se veut au contraire de qualité sans être élitiste.C’est donc une philosophie du métier, un état d’esprit, une démarche politique qui favorise et renforce la démocratie, en fournissant aux citoyens les informations et explications nécessaires pour remplir adéquatement leur rôle et participer pleinement à la vie de la cité.


L’enfant poète YVES DUTEIL – JEAN FERRAT : -Chagall- et – Les tournesols – et jeunes virtuoses

 

Ecoutez-bien cette chanson : elle explique les dégats que peut provoquer  la non reconnaissance d’un don chez un enfant et la détresse que ce dernier en ressent. 
Un don, une vocation doivent  toujours être exploités.  Il s’agit, dans
cette chanson, de la naissance d’un artiste génial à qui on a coupé les ailes !!
Curieusement cette chanson est très peu connue.

 

L’enfant Poête Video: L'enfant poète YVES DUTEIL - JEAN FERRAT :  -Chagall- et - Les tournesols - et jeunes virtuoses dans amour de la France 0play-video dans art

Parole de L’enfant Poête:

Cet enfant couvait dans sa tête
Un poète un grand érudit
Il faisait des vers en cachette
Un beau jour il n’a plus écrit
Ses parent l’église et le maître
Peu à peu lui ont tout appris
Presque tout sauf à se connaître
A trouver son bonheur en lui
A vouloir baliser sa route
Il découvre de moins en moins
Les chemins qui s’ouvraient sans doute
Dans le creux de ses propres mains
Cet enfant grandira quand même
Et vivra peur-être très vieux
Mais sans découvrir le poème
Qui manquait pour qu’il soit heureux
Cet artiste de la tendresse
Composait des chansons si vraies
Que les gens fredonnaient sans cesse
Puis un jour ils n’ont plus chanté
A l’écran pour que les gens l’aiment
Il avait aussi maquillé
Son talent son côté bohême
Son amour et sa liberté
A vouloir faire entrer son rêve
Par un tube dans la télé
Il en avait perdu la sève
Et rompu le charme secret
Le chanteur bien longtemps encore
Chantera sans savoir pourquoi
Le public applaudit moins fort
Ses jolies chansons d’autrefois
Chacun de nous dans son domaine
Participe selon son coeur
A la grande aventure humaine
Par sa quête vers le bonheur
C’est l’idéal de notre enfance
Qui nous porte à rêver plus haut
A cultiver nos différences
Pour bâtir un monde plus beau
Mais si l’on tord et qu’on écrase
Dans des cases et sur des tableaux
Tous ceux qui gênent ou qui dépassent
Pour qu’ils rentrent dans le troupeau
Suffira-t-il pour être un homme
D’accepter que notre destin
Consiste à rentrer dans la norme
A rester sur le droit chemin?…
Le murmure de l’imaginaire
Recèle aussi notre avenir
Mais si on l’oblige à se taire
Que la source vienne à tarir
On verra germer la colère
Et tous les espoirs dépérir
Des bourgeons que tous ces hivers
Auront préparés à fleurir
La liberté mûrit sans cesse
Dans les âmes et dans les esprits
Il faut des siècles de tendresse
Pour en cueillir un jour le fruit
Mais si l’enfant devient Poète
Il nous offre déjà celui
Que dans son coeur et dans sa tête
Pour toujours il aura cueilli.
  1. les deux videos suivantes sont a regarder en plein écran
  2. pour admirer les peintures
  3. Chagall Jean Ferrat

    Une manière depeindre la réalité….

 



LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

 

LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE dans ECONOMIE EarthSun

MONDIALISATION

LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

1 – Le pouvoir a déjà changé de mainsvide dans ordre mondial2 – L’illusion démocratiquevide dans politique3 – La disparition de l’informationvide4 – Stratégies et objectifs pour le contrôle du mondevide5 – Les attributs du pouvoirvide6 – La vraie réalité de l’argentvide7 – Le point de non-retour écologiquevide8 – La destruction de la naturevide9 – Les alternatives de la dernière chancevide10 – 2000 ans d’Histoire

 

EarthRoofTop_H

1
Le pouvoir a déjà changé de mains

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

vide

Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars

General Motors

178,2

Singapour

96,3

Danemark

161,1

Toyota

95,2

Thaïlande

157,3

Israel

92

Ford

153,5

General Electric

90,8

Norvège

153,4

Philippines

83,1

Mitsui & Co

142,8

IBM

78,5

Pologne

135,7

NTT

77

Afrique du Sud

129,1

Axa – UAP

76,9

Mitsubishi

129

Egypte

75,2

Royal Dutch Shell

128,1

Chili

74,3

Itoshu

126,7

Irlande

72

Arabie Saoudite

125,3

Daimler-Benz

71,5

Exxon (Esso)

122,4

British Petroleum

71,2

Wall Mart

119,3

Venezuela

67,3

Ford

100,1

Groupe Volkswagen

65,3

Grèce

119,1

Nouvelle Zélande

65

Finlande

116,2

Unilever

43,7

Marubeni

11,2

Pakistan

41,9

Sumimoto

109,3

Nestle

38,4

Malaisie

97,5

Sony

34,4

Portugal

97,4

Nigeria

29,6

Ensemble des 5 plus grandes firmes

526,1

Proche-Orient et Afrique du Nord

454,5

Asie du Sud

297,4

Afrique Sub-Saharienne

269,9

Chiffres 1999, sauf les chiffres en italique qui datent de 1992
Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),
Courrier International, Le Monde Diplomatique

mountains

2
L’illusion démocratique

La démocratie a déjà cessé d’être une réalité.

Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions.

La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé « mondialisation ».

ManInCrowd


Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.

Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de « droite » et de « gauche » en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.

Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle « nouvel esclavage », avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

mountains

3
La disparition de l’information

TVboard


Depuis le début des années 90, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d’exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.

Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d’information véritable. Le reste est constitué de sujets « magazine », de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d’information ont été presque totalement éliminés.

L’information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

La disparition de l’information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.

mountains

4
Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir:

BlueBall Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

BlueBall Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

BlueBall Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des « Maîtres du Monde », et plus il fait augmenter la dette de son pays.

BlueBall Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail.

BlueBall Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

BlueBall Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse « crise asiatique » de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

mountains

5
Les attributs du pouvoir

Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états: réseaux de communication, satellites (2), services de renseignements, fichiers sur les individus (3), institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale spéciale).

USAircraftL’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde.

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu’avec n’importe quel client privé capable de payer leurs services. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique.

En attendant, ce rôle est assumé par l’armée des Etats-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales.

Notes:

SunMark1 1 – Armées privées
Les armées privées existent déjà au Etats-Unis. Il s’agit des sociétés
DynCorp, CACI, et MPRI, prototypes des futures armées privées. Dyncorp est intervenu dans de nombreuses régions où les États-Unis souhaitaient intervenir militairement sans en porter la responsabilité directe (en Amérique du Sud, au Soudan, au Koweït, en Indonésie, au Kosovo, en Irak…). Fin 2002, Dyncorp a été rachetée par Computer Sciences Corporation, l’une des plus importantes sociétés américaines de services informatiques. En Mai 2004, Dyncorp et MPRI ont été impliquées dans les tortures sur les prisonniers irakiens. Les armées privées (appelées « sous-traitants » par le Pentagone) représentent 10% des effectifs américains envoyés en Irak.

SunMark1 2 – Satellites
Microsoft a finalement renoncé à son projet
Teledesic, un réseau de 288 satellites de communication qui devaient constituer un maillage tout autour de la planète. Mais d’autres compagnies multinationales s’apprêtent à créer des réseaux de satellites de communication similaires. Des satellites d’observation privés sont également déjà en place. Deux sociétés commercialisent des images à haute résolution de tout lieu de la planète susceptible d’intéresser les acheteurs.

SunMark1 3 – Fichiers privés
De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

mountains

6
La vraie réalité de l’argent

L’argent est aujourd’hui essentiellement virtuel. Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le « monde réel ».

Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d’argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles. Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d’électrons dans des ordinateurs. Cette création d’argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie. Ce que la loi interdit aux faux-monnayeurs, et ce que l’orthodoxie économique libérale interdit aux états, est donc possible et légal pour un nombre restreint de bénéficiaires.

Si l’on veut comprendre ce qu’est réellement l’argent et ce à quoi il sert, il suffit d’inverser le vieil adage « le temps c’est de l’argent ».

L’argent, c’est du temps.

L’argent est ce qui permet d’acheter le temps des autres, le temps qui a été nécéssaire à produire les produits ou les services que l’on consomme.

vide
videConeIndigoL’argent, le temps, et les esclaves

vide

vide

vide
Techniquement, l’argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l’argent et le temps se fait sur la base d’une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l’acheteur et le vendeur.

Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié.

Lorsqu’un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps.

Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000 euros si la voiture vaut 20.000 euros. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000 euros (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte.

Lorsqu’un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l’équivalent d’une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

Ce système est la version moderne de l’esclavage.

Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d’un employé ordinaire), mais aussi les états dès lors que l’argent prélevé par les impots et les taxes n’est pas utilisé dans le sens de l’intérêt général.

vide

vide

mountains

7
Le point de non-retour écologique va être franchi

 Pollution

OzoneIl est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique.

Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement.

Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la « production » de la nature, indispensable à notre survie: production d’oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d’eau potable, production d’aliments, etc.

Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est « rentable » et de ce qui ne l’est pas.

SunMark1 La production de la nature a été évaluée à 55.000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l’Institute for Ecological Economics de l’Université du Maryland en 1997.

mountains

8
La destruction de la nature est voulue

Moorea_smallSaoPaolo_small

La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi?

Pour 3 raisons:

1- La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avec notamment une consommation accrue de médicaments et de prestations médicales…).

2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace totalement controlé, surveillé, et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

3 – Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre.
Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises, ils se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

mountains

9
Les alternatives de la dernière chance

Pour ne pas être définitivement exclus du jeu, les contre-pouvoirs au pouvoir économique (syndicats, associations de consommateurs, mouvements écologistes) doivent répondre en se plaçant sur le même niveau d’organisation, au niveau mondial et non plus national, en unifiant et en synchronisant leurs actions, à l’échelle de groupes d’états pesant un poids suffisant dans les flux économiques mondiaux.

Il leur reste peu de temps pour réagir, car tous les moyens de contrôle nécessaires à une future dictature mondiale sont désormais en place.

EarthRoofTop_H

10
2000 ans d’histoire

Durant ces deux derniers millénaires, la civilisation sera passée par quatre ères successives marquant quatre formes de pouvoir politique:

1 – L’ère des tribus

Pouvoir exercé selon la force (et plus rarement selon la sagesse ou la connaissance).
Comme chez les groupes d’animaux, le pouvoir revient au « mâle dominant ».

2 – L’ère des empires et des royaumes

Pouvoir héréditaire. Naissance de la notion d’état.

3 – L’ère des états-nations

Ere ouverte par la monarchie parlementaire en Grande-Bretagne en 1689, par la révolution française en 1789, et par la fondation des Etats-Unis.

Dans un état-nation, le pouvoir n’est plus héréditaire mais exercé par des dirigeants censés représenter le peuple, et désignés par des élections (état-nation démocratique), ou par un système de cooptation au sein d’un parti unique (état-nation totalitaire).

4 – L’ère des conglomérats économiques

Ere initiée à partir de 1954, mise en place au cours des années 70 et 80, et pleinement opérationnelle à partir des années 90.

Le pouvoir n’y est plus de type représentatif ou électif, et il n’est plus localisé géographiquement (contrairement aux tribus, aux royaumes, et aux états-nations).

Il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l’énergie, de la monnaie, et de l’information.

Comme tout nouveau pouvoir, il s’érige en remplacement du pouvoir précédent, voué à disparaître.

Enfin, ce nouveau pouvoir est global, planétaire. Il n’a donc ni alternative, ni échappatoire. Il constitue un nouveau niveau d’organisation de la civilisation, une sorte de super-organisme.

La résolution des grands problèmes écologiques économiques et sociaux nécessite effectivement l’avènement d’une forme de pouvoir global. De même, l’unification du monde par l’économie et le déclin des états-nations ont été décidés en partie pour une noble cause: rendre impossible une nouvelle guerre mondiale qui, à l’ère atomique, signifierait la fin de la civilisation.

Mais la question est de savoir au service de quels objectifs et de quels intérêts ce pouvoir global doit-il être, par qui doit-il être exercé, et par quels contre-pouvoirs doit-il être contrôlé et équilibré.

La mondialisation (ou « globalisation ») n’est pas négative en elle-même. Potentiellement, elle peut permettre l’établissement d’une paix mondiale durable et une meilleure gestion des ressources. Mais si elle continue d’être organisée au bénéfice d’une élite et si elle conserve son orientation néo-libérale actuelle, elle ne tardera pas à engendrer un nouveau type de totalitarisme, la marchandisation intégrale des êtres vivants, la destruction totale de la nature, et des formes inédites d’esclavage.

Sylvain Timsit
© Syti.Net 1998

EarthRoofTop_H

REFLEXIONS SUR LA NOTION DE POUVOIR

Quelques citations à méditer…

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

Franklin D. Roosevelt
Président des Etats Unis de 1932 à 1945

« Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. »

Nicholas Murray Butler
Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

  

« Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau. »

Benjamin Disraeli
Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

 

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »

David Rockefeller
Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).
Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

 

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. »

David Rockefeller
Interview dans Newseek en février 1999

 

« Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »

Henry Kissinger
Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

 

« Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement. »

Paul Warburg
Grand banqier, premier président du CFR en 1920. Plus d’infos sur ce site)

 

 

 

« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. »

 

David Rockefeller

 

 

 

« Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d’une quelconque menace de l’extérieur, mais d’avantage à cause des forces incidieuses qui y opèrent de l’intérieur. »

 

Général Douglas MacArthur
Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

 

 

 

« La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions. »

 

John Fitzgerald Kennedy
dans un discours fait à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

 

 

 

« Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (…) Est-ce que j’entends par là qu’il s’agit d’une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu’il y a un tel complot, d’envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique. »

 

Lawrence Patton McDonald
Congressiste américain tué dans l’attaque d’un vol de la Korean Airlines. Message public diffusé en 1976

 

 

 

« Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. »

 

Marshall McLuhan
Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

 

 

 

« Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n’était. »

 

Winston Churchill
Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

 

 

 

« L’ennemi numéro 1 de tout État est l’homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l’État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S’il ne l’est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l’État. »

 

Henry Louis Mencken
Journaliste, écrivain et libre penseur, l’un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956)

 

 

 

« Après 1981, je demandais à François Mitterrand :

 

- Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. En France, on élit, et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française: cela ne veut rien dire. »

 

Danièle Mitterrand
Epouse de François Mitterrand

EarthRoofTop_H
MMBlackOrganisations_small vide

videpour en savoir plus

conerougeLes Organisations du pouvoir
videplanétaire
vide
Qui sont les Maitres du Monde, et quelles organisations utilisent-ils pour contrôler le monde?…

vide
EarthRoofTop_H

Quelques chiffres à méditer…


Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD):

ConeIndigo Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

ConeIndigo Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d’habitants.

ConeIndigo Les 225 personnes les plus riches disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

ConeIndigo Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base et aux services élémentaires: santé, éducation, alimentation.

Rapport ONU – PNUD 1998 – disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris
 

Autres chiffres:

ConeIndigo 122 entreprises sont à l’origine de 80% de toutes les émissions de dioxyde de carbone

ConeIndigo Pour sa fabrication, un yacht de luxe nécéssite 200.000 heures de travail, soit 96 années de travail d’une personne (8 heures par jour, 5 jours sur 7). Ainsi, avec ce qu’il gagne en quelques jours, un milliardaire peut s’approprier la vie entière d’un autre être humain.

ConeIndigo Aux Etats-Unis, les 100 plus importants PDG gagnent chacun en moyenne 1000 fois plus que leurs salariés « ordinaires »

ConeIndigo La fortune personnelle de Bill Gates (50 milliards de dollars) est égale à la fortune cumulée des 106 millions d’Américains les plus pauvres…

ConeIndigo Le budget militaire américain de la seule année 2004 a été de 480 milliards de dollars, ce qui représente une dépense de 27.342 dollars par heure depuis la naissance du Christ.

ConeIndigo En 2002, George W. Bush a décidé une hausse des dépenses militaires de 40 milliards de dollars.
Cette seule augmentation du budget militaire américain représente exactement la somme qui serait nécéssaire pour résoudre définitivement le problème de la faim dans le monde. (selon les estimations de l’ONU)

EarthRoofTop_H

THEMES ASSOCIES

videDe l’info sans infos

icone_TVboard

Quand l’information véritable est remplacée par les sujets anecdotiques, les micro-trottoirs, et les reportages insignifiants sur la vie quotidienne…

videStratégies de manipulation

icone_Manipulations

Les stratégies et les techniques des « Maitres du Monde » pour la manipulation de l’opinion publique et de la société.

videUne liberté sous surveillance électronique

icone_BigBrother

Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, caméras de surveillance, puces RFID, découvrez tous les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée…

vide« Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

icone_TopSecret

Ce document Top Secret se définit comme un « manuel de programmation » de la société. Il expose en détail les stratégies des « Maitres du Monde » et révèle des clés essentielles pour comprendre les véritables règles du jeu qui sous-tendent la transformation radicale et accélérée de la société et de l’économie mondiale.

 

videLes projets des Maitres du Monde

icone_ProjetsMdM

Les projets des Maitres du Monde pour un contrôle global des individus et de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits, implants, traçabilité, nouvel ordre économique…

videL’A.M.I, ennemi de la démocratie

icone_AMI

Le traité de l’AMI est un accord économique mondial négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l’égide l’OCDE, et dont les conséquences constituent une menace sans précédent pour la démocratie.
Des traités du même type, NAFTA et FTAA, ont déjà été acceptés par les pays du continent américain.

videLes mensonges du libéralisme

icone_Liberalisme

Un démontage en règle des mensonges les plus fréquemment utilisés par la propagande néo-libérale et sa « pensée unique ».

videDélocalisations et mondialisation

icone_Delocalisations

La mondialisation libérale consiste en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux…

videLe Siècle, cercle de l’élite française

icone_LeSiecle1

« Le Siècle » est un club de reflexion qui rassemble les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française: responsables politiques, présidents de grandes entreprises, et journalistes des médias qui « font l’opinion »…

videEurope: une Constitution piégée

icone_Europe2

Les pièges d’une constitution anti-démocratique et anti-sociale, dont le but est de rendre irréversible l’orientation ultra-libérale de l’Europe.

videVers une criminalisation du citoyen ordinaire

icone_Criminalisation

Nous assistons actuellement à une dérive inquiétante du Droit pénal. Plusieurs nouvelles lois visent un même but: condamner le citoyen ordinaire à la prison, même lorsqu’il n’a commis aucun crime…

videL’émergence du libéral-fascisme

icone_Fascisme

Avec les lois Perben et les nouvelles méthodes policières instituées par Nicolas Sarkozy, on assiste en France comme aux Etats-Unis à l’émergence d’une nouvelle tendance politique: le « libéral-fascisme »…

videRestaurer la démocratie

icone_RestaurerDemocratie

Ces dernières années, la démocratie et les libertés n’ont cessé de se réduire dans les pays occidentaux, sous le double prétexte du terrorisme et de la délinquance. Il est désormais temps d’exiger la restauration de la démocratie.

vide10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution

icone_Revolution2

Les causes de la révolution de 1789 sont à nouveau réunies: injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés.

videEtat de la planète

icone_EtatPlanete

Le point sur l’état de la planète, avec l’inventaire des dégats causés par l’homme à l’environnement, et les premiers signes des réactions de l’écosystème.

videLe temps de l’action

icone_Woodstock

Le futur du monde appartient aux citoyens. Les directions prises par la société, l’économie, l’environnement ne sont pas inéluctables. Sans le savoir, les citoyens disposent de puissants moyens d’action…

videBibliographie contre la « pensée unique »

livres_NouveauxMDM_Small

Quelques livres sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires…

videBrèves nouvelles du Monde

icone_Kiosque1

L’actualité au sujet du nouvel ordre économique, de la démocratie, et des stratégies de contrôle de la société.

EarthRoofTop_H

EarthAnim2
TT_Pouvoir

BlueEye
TT_Sommaire_ON

SytiNet_titre5
visite_invisible



Derniers commentaires

Articles récents

REGIME COTON ET AUTRES ABSURDITES

Le régime coton : un phénomène inquiétant pour nos ados

Le régime coton : un phénomène inquiétant pour nos ados

Par Pauline Capmas-Delarue, le 28 janvier 2014

Porter un corset pour moins manger, se nourrir de savon ou encore avaler volontairement un vers solitaire… Tout cela vous semble insensé ? Ce sont pourtant des régimes très répandus sur les podiums. Et le dernier en vogue est le « Cotton Ball Diet » qui, comme son nom l’indique, consiste à se nourrir de boules de coton, imbibées de jus d’orange ou de smoothie. Une pratique aussi absurde que dangereuse…

Tutoriels sur Youtube et groupes Facebook foisonnent, remplis d’astuces pour avaler coton et morceaux de Kleenex plus facilement… Ce phénomène qui fait fureur outre Atlantique et chez nos voisins britanniques arrive aussi en France. Ses adeptes : des adolescentes.  Directement inspiré des pratiques des mannequins, ce « régime » promet de faire disparaître la sensation de faim, si désagréable lorsqu’on ne mange pas. Bourrez donc votre estomac de coton pour ressentir la satiété, sans oublier le jus d’orange, pour les vitamines !

Pommettes saillantes, thigh gap (le fameux écart entre les cuisses), voilà les canons de beauté véhiculés par le monde de la mode. Et les adolescentes sont prêtes à tout pour ressembler à leurs idoles, persuadées que c’est en devenant squelettiques qu’elles vont plaire. Mais outre le côté absurde de la chose, manger du coton est aussi très dangereux. Malnutrition, étouffement, intoxication aux produits chimiques et obstruction intestinale sont les risques encourus par les adeptes de cette méthode. Qui peut, à terme, causer la mort. Un peu de sport et une alimentation équilibrée, ça semble moins risqué non ?

 

♥♥ Serions-nous devenus fous ??.♥♥

 


AH…….L’AMOUR !!…..DOUCE SOUFFRANCE ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) – A MADEMOISELLE

Alfred de Musset

   AH.......L'AMOUR !!.....DOUCE  SOUFFRANCE  ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) - A  MADEMOISELLE dans LITTERATURE musset-autographe-manuscrit
Alfred de Musset (1810-1857)
 

.

À Ninon

. Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

Peut-être cependant que vous m’en puniriez. .

Si je vous le disais, que six mois de silence

Cachent de longs tourments et des voeux insensés :

Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

Se plaît, comme une fée, à deviner d’avance ;

Vous me répondriez peut-être : Je le sais. .

Si je vous le disais, qu’une douce folie

A fait de moi votre ombre, et m’attache à vos pas :

Un petit air de doute et de mélancolie,

Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

Peut-être diriez-vous que vous n’y croyez pas. .

Si je vous le disais, que j’emporte dans l’âme

Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :

Un regard offensé, vous le savez, madame,

Change deux yeux d’azur en deux éclairs de flamme ;

Vous me défendriez peut-être de vous voir. .

Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,

Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;

Ninon, quand vous riez, vous savez qu’une abeille

Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;

Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous. .

Mais vous ne saurez rien. –

Je viens, sans rien en dire,

M’asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

Votre voix, je l’entends ; votre air, je le respire ;

Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux. .

Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

Le soir, derrière vous, j’écoute au piano

Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.

. La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

De mille souvenirs en jaloux je m’empare ;

Et là, seul devant Dieu, plein d’une joie avare,

J’ouvre, comme un trésor, mon cœur tout plein de vous. .

J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;

J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;

Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;

Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,

Mais non pas sans bonheur ; – je vous vois, c’est assez. .

Non, je n’étais pas né pour ce bonheur suprême,

De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.

Tout me le prouve, hélas ! jusqu’à ma douleur même…

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ? .

 

Alfred de Musset .

 

 

À Mademoiselle ***.

. Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire,

Vous avez le fatal pouvoir

De nous jeter par un sourire

Dans l’ivresse ou le désespoir. .

Oui, deux mots, le silence même,

Un regard distrait ou moqueur,

Peuvent donner à qui vous aime

Un coup de poignard dans le coeur. .

Oui, votre orgueil doit être immense,

Car, grâce à notre lâcheté,

Rien n’égale votre puissance,

Sinon votre fragilité. .

Mais toute puissance sur terre

Meurt quand l’abus en est trop grand,

Et qui sait souffrir et se taire

S’éloigne de vous en pleurant. .

Quel que soit le mal qu’il endure,

Son triste rôle est le plus beau.

J’aime encor mieux notre torture

Que votre métier de bourreau. .

Alfred de Musset. .

 

VOICI CE QUE PENSAIENT DE LUI SES PAIRS   Il y avait dans ce jeune talent une connaissance prématurée de la passion humaine, une joute furieuse avec elle. Amour, fléau du monde, exécrable folie, n’avait jamais été étreint plus au vif et, pour ainsi dire, plus au sang. Le poète de dix-neuf ans remuait l’âme dans ses abîmes, il en arrachait la vase impure à une étrange profondeur ; il culbutait du pied le couvercle de la tombe : à lui les femmes en cette vie, et le néant après ! La vieillesse était apostrophée, foulée en maint endroit, secoué par le menton, comme décrépite. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 102
  • .

Quel était donc le coeur de ce poète qui avait tant de pitié de la blancheur des marbres ? Poète, il l’était manifestement, même au fort de sa débauche. Dans ses plus mauvais chemins, la vérité rayonnante, l’image inespérée, l’éclat facile et prompt jaillissaient de la poussière de ses pas. Ce que ne donnent ni l’effort, ni l’étude, ni la logique d’un goût attentif et perfectible, il l’atteignait au passage ; il avait dans le style cette vertu d’ascension merveilleuse qui transporte en un clin d’oeil là où nul n’arrive en gravissant. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 103
  • .

♥♥ ALFRED DE MUSSET EXCELLAIT DANS LES POEMES D’AMOUR : Lire  » LES NUITS (de Mai, d’Octobre etc..) » VOIR CI-APRES LETTRE D’ AMOUR A GEORGE SAND♥♥

musset sand

Jamais homme n’a aimé comme je t’aime.

Lettre d’Alfred de Musset à George Sand

Passion tumultueuse et déchirante, l’union d’Alfred de Musset et George Sand demeure un symbole littéraire de l’amour absolu et terrible. Quelques mois après leur rencontre, lors d’un voyage en Italie, Alfred de Musset tombe gravement malade : George Sand fait alors appel au docteur Pagello dont elle tombe profondément amoureuse. S’ensuivent alors des mois de crise, de ménage à trois, désormais typiques de ce couple avant-gardiste et original. Alors que Sand appelle à l’amitié plutôt qu’à l’amour, Musset n’en démord pas et lui adresse cette lettre passionnée, témoignage de ses sentiments éternels. Inévitablement, cette dernière lettre d’amour poussera George Sand à le quitter définitivement. Du romantisme en toutes lettres !

 

1er septembre 1834

Voilà huit jours que je suis parti et je ne t’ai pas encore écrit. J’attendais un moment de calme, il n’y en a plus. Je voulais t’écrire doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier de l’adieu que tu m’as envoyé, il est si bon, si triste, si doux : ma chère âme, tu as un cœur d’ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que je t’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu ne l’as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs ! Je t’aime, ô ma chair et mon sang ! Je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à en mourir ! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu’ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j’en meurs, mais j’aime, j’aime, j’aime. Qu’ils m’empêchent d’aimer !

 Vois-tu, lorsque je suis parti, je n’ai pas pu souffrir ; il n’y avait pas de place dans mon cœur. Je t’avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t’avais pressée sur cette blessure chérie ! Je suis parti sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère était triste, je crois que non, je l’ai embrassée, je suis parti ; je n’ai rien dit, j’avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse là-bas. Tu n’avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c’est que d’attendre un baiser cinq mois ! Sais-tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais-tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir. Maintenant c’est fini ; je m’étais dit qu’il fallait revivre, qu’il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage J’essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j’aime mieux ma souffrance que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t’aime ; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis perdu. Vois-tu, je ne réponds plus de rien.

( Texte : Alfred de Musset, Correspondances ; Image : © D.R. )

.

♥♥ Où sont-ils donc tous ces romantiques ? Notre

époque ignore complètement cette verve là, hélas !

.

Leurs propos étaient si agréables à entendre : les

femmes se sentaient convoitées au moins.

.

A présent on ne fait pas dans la dentelle c’est :

« tu veux ou tu veux pas, si tu veux pas tant pis,

j’en ferai pas une maladie « 

.

Avouez que cela manque de charme, et de tact  !! .♥♥

 


savoirs – AVERSES D’informations = DESINFORMATION totale – Confusion dans tous les domaines

CET ARTICLE CONCERNE LA BELGIQUE, MAIS JE SUIS SURE QUE NOUS AVONS LES MEMES PROBLEMES EN FRANCE .

Pour un journalisme d’éducation permanente

.

Saviez-vous qu’Hugo Chavez était un chanteur de rock, Mohamed ElBaradei, un terroriste trop longtemps emprisonné à Guantanamo, et Jean-Michel Javaux, le ministre belge des Affaires étrangères ?Telles sont quelques-unes des perles que m’ont offertes, au début de l’année scolaire, sur les plateaux de leurs copies, des étudiants à qui je donnais cours de Relations internationales.Et ce n’est pas tout : 56 % ignoraient à quel pays renvoyait le terme « Hexagone », 37% ne connaissaient pas la capitale de l’Afghanistan, et plus grave encore, 21 % d’entre eux ne savaient pas ce qu’était l’Holocauste ou la Shoah ! Si, si, vous avez bien lu ! Pourtant, les auteurs de ces (non) réponses ont tous en poche un diplôme de l’enseignement secondaire !Voilà qui m’avait fortement interpellée ! Au cours du premier trimestre, j’ai dès lors mis toute mon énergie à essayer de faire progresser leurs connaissances. D’autant que ces étudiants sont majoritairement sympas, participatifs, qu’ils posent sans arrêt des questions et semblent réellement désireux d’apprendre et de comprendre les grands enjeux de notre époque. Pas du tout le profil d’élèves qui n’en auraient « rien à cirer » de ce qu’on leur raconte. Non. Une classe à qui il est réellement agréable de donner cours.Apparemment, nos efforts communs ont porté leurs fruits : je termine en ce moment la correction des copies d’examens et les résultats sont globalement bons à très bons. Afin de disposer d’« indicateurs de progrès objectivement mesurables », j’ai posé un certain nombre de questions identiques en début d’année scolaire et lors de l’examen final de janvier. Et dans ce dernier, ils sont 100% à savoir ce que veulent dire les termes « Holocauste » et « Shoah » ; 100% aussi à savoir qui est Hugo Chavez (contre 41 % en septembre), ou ce que signifie le sigle ONU (contre 84 % lors du premier test). Seul le score concernant Yves Leterme est un peu moins brillant, puisque 10 % des étudiants ignorent toujours qu’il est le Premier ministre de notre royaume.Bref, je suis un professeur HEUREUX de cette belle progression !Mais ce bonheur n’enlève rien à la gravité de la situation. Le test réalisé en septembre montre qu’une fraction importante des élèves qui sortent d’humanités n’a pas les connaissances requises pour comprendre un simple journal télévisé, ni pour jouer correctement son rôle de citoyen.Alors que faire ? S’il semble difficile d’éluder une réflexion approfondie sur la qualité de notre enseignement primaire et secondaire, il est tout aussi urgent de repenser la pratique du journalisme, en essayant de promouvoir un journalisme d’éducation permanente.Ce concept, sur lequel je travaille depuis des années et que j’ai essayé de mettre à l’honneur au sein de la revue Enjeux internationaux, consiste à donner aux lecteurs des clés pour mieux comprendre la marche du monde et les grandes questions de notre temps.Le journalisme d’éducation permanente veille à présenter clairement les différents acteurs d’un événement, à replacer ce dernier dans son contexte, à la fois historique et culturel, économique et politique, et à expliquer les termes qui pourraient ne pas être compris.« Madame, c’est quoi un minaret ? », m’a demandé discrètement un étudiant, lors de la pause entre deux cours, alors que nous venions de débattre durant plus d’une heure des résultats de la récente votation suisse sur ce sujet.
Pendant une fraction de seconde, je me suis demandé s’il se moquait de moi, mais non ! Mea culpa : j’avoue que si je n’ai pas expliqué ce terme au cours, c’est parce que jamais je n’aurais imaginé qu’un jeune de son âge et de son niveau d’instruction puisse en ignorer la signification.Ma récente double casquette de professeur et de journaliste s’avère décidément bien utile pour mieux appréhender la réalité des savoirs ! Elle renforce aussi ma conviction qu’un journalisme qui aurait à cœur d’expliquer sans simplisme ce qu’est l’Holocauste, un minaret, un génocide, ou quelle est la différence entre musulman et islamiste, contribuerait à lutter contre une dualisation et une désaffection médiatiques de plus en plus palpables.Clairement à contre-courant d’une tendance médiatique dominante, qui braque les projecteurs sur la violence, célèbre le people et la frivolité, opte quasi systématiquement pour la mise en scène et la surenchère, le journalisme d’éducation permanente se veut au contraire de qualité sans être élitiste.C’est donc une philosophie du métier, un état d’esprit, une démarche politique qui favorise et renforce la démocratie, en fournissant aux citoyens les informations et explications nécessaires pour remplir adéquatement leur rôle et participer pleinement à la vie de la cité.

L’enfant poète YVES DUTEIL – JEAN FERRAT : -Chagall- et – Les tournesols – et jeunes virtuoses

 

Ecoutez-bien cette chanson : elle explique les dégats que peut provoquer  la non reconnaissance d’un don chez un enfant et la détresse que ce dernier en ressent. 
Un don, une vocation doivent  toujours être exploités.  Il s’agit, dans
cette chanson, de la naissance d’un artiste génial à qui on a coupé les ailes !!
Curieusement cette chanson est très peu connue.

 

L’enfant Poête Video: L'enfant poète YVES DUTEIL - JEAN FERRAT :  -Chagall- et - Les tournesols - et jeunes virtuoses dans amour de la France 0play-video dans art

Parole de L’enfant Poête:

Cet enfant couvait dans sa tête
Un poète un grand érudit
Il faisait des vers en cachette
Un beau jour il n’a plus écrit
Ses parent l’église et le maître
Peu à peu lui ont tout appris
Presque tout sauf à se connaître
A trouver son bonheur en lui
A vouloir baliser sa route
Il découvre de moins en moins
Les chemins qui s’ouvraient sans doute
Dans le creux de ses propres mains
Cet enfant grandira quand même
Et vivra peur-être très vieux
Mais sans découvrir le poème
Qui manquait pour qu’il soit heureux
Cet artiste de la tendresse
Composait des chansons si vraies
Que les gens fredonnaient sans cesse
Puis un jour ils n’ont plus chanté
A l’écran pour que les gens l’aiment
Il avait aussi maquillé
Son talent son côté bohême
Son amour et sa liberté
A vouloir faire entrer son rêve
Par un tube dans la télé
Il en avait perdu la sève
Et rompu le charme secret
Le chanteur bien longtemps encore
Chantera sans savoir pourquoi
Le public applaudit moins fort
Ses jolies chansons d’autrefois
Chacun de nous dans son domaine
Participe selon son coeur
A la grande aventure humaine
Par sa quête vers le bonheur
C’est l’idéal de notre enfance
Qui nous porte à rêver plus haut
A cultiver nos différences
Pour bâtir un monde plus beau
Mais si l’on tord et qu’on écrase
Dans des cases et sur des tableaux
Tous ceux qui gênent ou qui dépassent
Pour qu’ils rentrent dans le troupeau
Suffira-t-il pour être un homme
D’accepter que notre destin
Consiste à rentrer dans la norme
A rester sur le droit chemin?…
Le murmure de l’imaginaire
Recèle aussi notre avenir
Mais si on l’oblige à se taire
Que la source vienne à tarir
On verra germer la colère
Et tous les espoirs dépérir
Des bourgeons que tous ces hivers
Auront préparés à fleurir
La liberté mûrit sans cesse
Dans les âmes et dans les esprits
Il faut des siècles de tendresse
Pour en cueillir un jour le fruit
Mais si l’enfant devient Poète
Il nous offre déjà celui
Que dans son coeur et dans sa tête
Pour toujours il aura cueilli.
  1. les deux videos suivantes sont a regarder en plein écran
  2. pour admirer les peintures
  3. Chagall Jean Ferrat

    Une manière depeindre la réalité….

 


LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

 

LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE dans ECONOMIE EarthSun

MONDIALISATION

LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

1 – Le pouvoir a déjà changé de mainsvide dans ordre mondial2 – L’illusion démocratiquevide dans politique3 – La disparition de l’informationvide4 – Stratégies et objectifs pour le contrôle du mondevide5 – Les attributs du pouvoirvide6 – La vraie réalité de l’argentvide7 – Le point de non-retour écologiquevide8 – La destruction de la naturevide9 – Les alternatives de la dernière chancevide10 – 2000 ans d’Histoire

 

EarthRoofTop_H

1
Le pouvoir a déjà changé de mains

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

vide

Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars

General Motors

178,2

Singapour

96,3

Danemark

161,1

Toyota

95,2

Thaïlande

157,3

Israel

92

Ford

153,5

General Electric

90,8

Norvège

153,4

Philippines

83,1

Mitsui & Co

142,8

IBM

78,5

Pologne

135,7

NTT

77

Afrique du Sud

129,1

Axa – UAP

76,9

Mitsubishi

129

Egypte

75,2

Royal Dutch Shell

128,1

Chili

74,3

Itoshu

126,7

Irlande

72

Arabie Saoudite

125,3

Daimler-Benz

71,5

Exxon (Esso)

122,4

British Petroleum

71,2

Wall Mart

119,3

Venezuela

67,3

Ford

100,1

Groupe Volkswagen

65,3

Grèce

119,1

Nouvelle Zélande

65

Finlande

116,2

Unilever

43,7

Marubeni

11,2

Pakistan

41,9

Sumimoto

109,3

Nestle

38,4

Malaisie

97,5

Sony

34,4

Portugal

97,4

Nigeria

29,6

Ensemble des 5 plus grandes firmes

526,1

Proche-Orient et Afrique du Nord

454,5

Asie du Sud

297,4

Afrique Sub-Saharienne

269,9

Chiffres 1999, sauf les chiffres en italique qui datent de 1992
Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),
Courrier International, Le Monde Diplomatique

mountains

2
L’illusion démocratique

La démocratie a déjà cessé d’être une réalité.

Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions.

La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé « mondialisation ».

ManInCrowd


Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.

Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de « droite » et de « gauche » en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.

Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle « nouvel esclavage », avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

mountains

3
La disparition de l’information

TVboard


Depuis le début des années 90, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d’exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.

Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d’information véritable. Le reste est constitué de sujets « magazine », de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d’information ont été presque totalement éliminés.

L’information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

La disparition de l’information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.

mountains

4
Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir:

BlueBall Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

BlueBall Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

BlueBall Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des « Maîtres du Monde », et plus il fait augmenter la dette de son pays.

BlueBall Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail.

BlueBall Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

BlueBall Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse « crise asiatique » de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

mountains

5
Les attributs du pouvoir

Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états: réseaux de communication, satellites (2), services de renseignements, fichiers sur les individus (3), institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale spéciale).

USAircraftL’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde.

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu’avec n’importe quel client privé capable de payer leurs services. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique.

En attendant, ce rôle est assumé par l’armée des Etats-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales.

Notes:

SunMark1 1 – Armées privées
Les armées privées existent déjà au Etats-Unis. Il s’agit des sociétés
DynCorp, CACI, et MPRI, prototypes des futures armées privées. Dyncorp est intervenu dans de nombreuses régions où les États-Unis souhaitaient intervenir militairement sans en porter la responsabilité directe (en Amérique du Sud, au Soudan, au Koweït, en Indonésie, au Kosovo, en Irak…). Fin 2002, Dyncorp a été rachetée par Computer Sciences Corporation, l’une des plus importantes sociétés américaines de services informatiques. En Mai 2004, Dyncorp et MPRI ont été impliquées dans les tortures sur les prisonniers irakiens. Les armées privées (appelées « sous-traitants » par le Pentagone) représentent 10% des effectifs américains envoyés en Irak.

SunMark1 2 – Satellites
Microsoft a finalement renoncé à son projet
Teledesic, un réseau de 288 satellites de communication qui devaient constituer un maillage tout autour de la planète. Mais d’autres compagnies multinationales s’apprêtent à créer des réseaux de satellites de communication similaires. Des satellites d’observation privés sont également déjà en place. Deux sociétés commercialisent des images à haute résolution de tout lieu de la planète susceptible d’intéresser les acheteurs.

SunMark1 3 – Fichiers privés
De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

mountains

6
La vraie réalité de l’argent

L’argent est aujourd’hui essentiellement virtuel. Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le « monde réel ».

Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d’argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles. Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d’électrons dans des ordinateurs. Cette création d’argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie. Ce que la loi interdit aux faux-monnayeurs, et ce que l’orthodoxie économique libérale interdit aux états, est donc possible et légal pour un nombre restreint de bénéficiaires.

Si l’on veut comprendre ce qu’est réellement l’argent et ce à quoi il sert, il suffit d’inverser le vieil adage « le temps c’est de l’argent ».

L’argent, c’est du temps.

L’argent est ce qui permet d’acheter le temps des autres, le temps qui a été nécéssaire à produire les produits ou les services que l’on consomme.

vide
videConeIndigoL’argent, le temps, et les esclaves

vide

vide

vide
Techniquement, l’argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l’argent et le temps se fait sur la base d’une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l’acheteur et le vendeur.

Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié.

Lorsqu’un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps.

Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000 euros si la voiture vaut 20.000 euros. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000 euros (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte.

Lorsqu’un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l’équivalent d’une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

Ce système est la version moderne de l’esclavage.

Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d’un employé ordinaire), mais aussi les états dès lors que l’argent prélevé par les impots et les taxes n’est pas utilisé dans le sens de l’intérêt général.

vide

vide

mountains

7
Le point de non-retour écologique va être franchi

 Pollution

OzoneIl est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique.

Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement.

Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la « production » de la nature, indispensable à notre survie: production d’oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d’eau potable, production d’aliments, etc.

Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est « rentable » et de ce qui ne l’est pas.

SunMark1 La production de la nature a été évaluée à 55.000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l’Institute for Ecological Economics de l’Université du Maryland en 1997.

mountains

8
La destruction de la nature est voulue

Moorea_smallSaoPaolo_small

La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi?

Pour 3 raisons:

1- La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avec notamment une consommation accrue de médicaments et de prestations médicales…).

2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace totalement controlé, surveillé, et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

3 – Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre.
Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises, ils se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

mountains

9
Les alternatives de la dernière chance

Pour ne pas être définitivement exclus du jeu, les contre-pouvoirs au pouvoir économique (syndicats, associations de consommateurs, mouvements écologistes) doivent répondre en se plaçant sur le même niveau d’organisation, au niveau mondial et non plus national, en unifiant et en synchronisant leurs actions, à l’échelle de groupes d’états pesant un poids suffisant dans les flux économiques mondiaux.

Il leur reste peu de temps pour réagir, car tous les moyens de contrôle nécessaires à une future dictature mondiale sont désormais en place.

EarthRoofTop_H

10
2000 ans d’histoire

Durant ces deux derniers millénaires, la civilisation sera passée par quatre ères successives marquant quatre formes de pouvoir politique:

1 – L’ère des tribus

Pouvoir exercé selon la force (et plus rarement selon la sagesse ou la connaissance).
Comme chez les groupes d’animaux, le pouvoir revient au « mâle dominant ».

2 – L’ère des empires et des royaumes

Pouvoir héréditaire. Naissance de la notion d’état.

3 – L’ère des états-nations

Ere ouverte par la monarchie parlementaire en Grande-Bretagne en 1689, par la révolution française en 1789, et par la fondation des Etats-Unis.

Dans un état-nation, le pouvoir n’est plus héréditaire mais exercé par des dirigeants censés représenter le peuple, et désignés par des élections (état-nation démocratique), ou par un système de cooptation au sein d’un parti unique (état-nation totalitaire).

4 – L’ère des conglomérats économiques

Ere initiée à partir de 1954, mise en place au cours des années 70 et 80, et pleinement opérationnelle à partir des années 90.

Le pouvoir n’y est plus de type représentatif ou électif, et il n’est plus localisé géographiquement (contrairement aux tribus, aux royaumes, et aux états-nations).

Il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l’énergie, de la monnaie, et de l’information.

Comme tout nouveau pouvoir, il s’érige en remplacement du pouvoir précédent, voué à disparaître.

Enfin, ce nouveau pouvoir est global, planétaire. Il n’a donc ni alternative, ni échappatoire. Il constitue un nouveau niveau d’organisation de la civilisation, une sorte de super-organisme.

La résolution des grands problèmes écologiques économiques et sociaux nécessite effectivement l’avènement d’une forme de pouvoir global. De même, l’unification du monde par l’économie et le déclin des états-nations ont été décidés en partie pour une noble cause: rendre impossible une nouvelle guerre mondiale qui, à l’ère atomique, signifierait la fin de la civilisation.

Mais la question est de savoir au service de quels objectifs et de quels intérêts ce pouvoir global doit-il être, par qui doit-il être exercé, et par quels contre-pouvoirs doit-il être contrôlé et équilibré.

La mondialisation (ou « globalisation ») n’est pas négative en elle-même. Potentiellement, elle peut permettre l’établissement d’une paix mondiale durable et une meilleure gestion des ressources. Mais si elle continue d’être organisée au bénéfice d’une élite et si elle conserve son orientation néo-libérale actuelle, elle ne tardera pas à engendrer un nouveau type de totalitarisme, la marchandisation intégrale des êtres vivants, la destruction totale de la nature, et des formes inédites d’esclavage.

Sylvain Timsit
© Syti.Net 1998

EarthRoofTop_H

REFLEXIONS SUR LA NOTION DE POUVOIR

Quelques citations à méditer…

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

Franklin D. Roosevelt
Président des Etats Unis de 1932 à 1945

« Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. »

Nicholas Murray Butler
Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

  

« Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau. »

Benjamin Disraeli
Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

 

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »

David Rockefeller
Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).
Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

 

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. »

David Rockefeller
Interview dans Newseek en février 1999

 

« Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »

Henry Kissinger
Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

 

« Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement. »

Paul Warburg
Grand banqier, premier président du CFR en 1920. Plus d’infos sur ce site)

 

 

 

« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. »

 

David Rockefeller

 

 

 

« Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d’une quelconque menace de l’extérieur, mais d’avantage à cause des forces incidieuses qui y opèrent de l’intérieur. »

 

Général Douglas MacArthur
Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

 

 

 

« La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions. »

 

John Fitzgerald Kennedy
dans un discours fait à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

 

 

 

« Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (…) Est-ce que j’entends par là qu’il s’agit d’une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu’il y a un tel complot, d’envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique. »

 

Lawrence Patton McDonald
Congressiste américain tué dans l’attaque d’un vol de la Korean Airlines. Message public diffusé en 1976

 

 

 

« Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. »

 

Marshall McLuhan
Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

 

 

 

« Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n’était. »

 

Winston Churchill
Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

 

 

 

« L’ennemi numéro 1 de tout État est l’homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l’État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S’il ne l’est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l’État. »

 

Henry Louis Mencken
Journaliste, écrivain et libre penseur, l’un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956)

 

 

 

« Après 1981, je demandais à François Mitterrand :

 

- Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. En France, on élit, et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française: cela ne veut rien dire. »

 

Danièle Mitterrand
Epouse de François Mitterrand

EarthRoofTop_H
MMBlackOrganisations_small vide

videpour en savoir plus

conerougeLes Organisations du pouvoir
videplanétaire
vide
Qui sont les Maitres du Monde, et quelles organisations utilisent-ils pour contrôler le monde?…

vide
EarthRoofTop_H

Quelques chiffres à méditer…


Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD):

ConeIndigo Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

ConeIndigo Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d’habitants.

ConeIndigo Les 225 personnes les plus riches disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

ConeIndigo Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base et aux services élémentaires: santé, éducation, alimentation.

Rapport ONU – PNUD 1998 – disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris
 

Autres chiffres:

ConeIndigo 122 entreprises sont à l’origine de 80% de toutes les émissions de dioxyde de carbone

ConeIndigo Pour sa fabrication, un yacht de luxe nécéssite 200.000 heures de travail, soit 96 années de travail d’une personne (8 heures par jour, 5 jours sur 7). Ainsi, avec ce qu’il gagne en quelques jours, un milliardaire peut s’approprier la vie entière d’un autre être humain.

ConeIndigo Aux Etats-Unis, les 100 plus importants PDG gagnent chacun en moyenne 1000 fois plus que leurs salariés « ordinaires »

ConeIndigo La fortune personnelle de Bill Gates (50 milliards de dollars) est égale à la fortune cumulée des 106 millions d’Américains les plus pauvres…

ConeIndigo Le budget militaire américain de la seule année 2004 a été de 480 milliards de dollars, ce qui représente une dépense de 27.342 dollars par heure depuis la naissance du Christ.

ConeIndigo En 2002, George W. Bush a décidé une hausse des dépenses militaires de 40 milliards de dollars.
Cette seule augmentation du budget militaire américain représente exactement la somme qui serait nécéssaire pour résoudre définitivement le problème de la faim dans le monde. (selon les estimations de l’ONU)

EarthRoofTop_H

THEMES ASSOCIES

videDe l’info sans infos

icone_TVboard

Quand l’information véritable est remplacée par les sujets anecdotiques, les micro-trottoirs, et les reportages insignifiants sur la vie quotidienne…

videStratégies de manipulation

icone_Manipulations

Les stratégies et les techniques des « Maitres du Monde » pour la manipulation de l’opinion publique et de la société.

videUne liberté sous surveillance électronique

icone_BigBrother

Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, caméras de surveillance, puces RFID, découvrez tous les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée…

vide« Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

icone_TopSecret

Ce document Top Secret se définit comme un « manuel de programmation » de la société. Il expose en détail les stratégies des « Maitres du Monde » et révèle des clés essentielles pour comprendre les véritables règles du jeu qui sous-tendent la transformation radicale et accélérée de la société et de l’économie mondiale.

 

videLes projets des Maitres du Monde

icone_ProjetsMdM

Les projets des Maitres du Monde pour un contrôle global des individus et de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits, implants, traçabilité, nouvel ordre économique…

videL’A.M.I, ennemi de la démocratie

icone_AMI

Le traité de l’AMI est un accord économique mondial négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l’égide l’OCDE, et dont les conséquences constituent une menace sans précédent pour la démocratie.
Des traités du même type, NAFTA et FTAA, ont déjà été acceptés par les pays du continent américain.

videLes mensonges du libéralisme

icone_Liberalisme

Un démontage en règle des mensonges les plus fréquemment utilisés par la propagande néo-libérale et sa « pensée unique ».

videDélocalisations et mondialisation

icone_Delocalisations

La mondialisation libérale consiste en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux…

videLe Siècle, cercle de l’élite française

icone_LeSiecle1

« Le Siècle » est un club de reflexion qui rassemble les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française: responsables politiques, présidents de grandes entreprises, et journalistes des médias qui « font l’opinion »…

videEurope: une Constitution piégée

icone_Europe2

Les pièges d’une constitution anti-démocratique et anti-sociale, dont le but est de rendre irréversible l’orientation ultra-libérale de l’Europe.

videVers une criminalisation du citoyen ordinaire

icone_Criminalisation

Nous assistons actuellement à une dérive inquiétante du Droit pénal. Plusieurs nouvelles lois visent un même but: condamner le citoyen ordinaire à la prison, même lorsqu’il n’a commis aucun crime…

videL’émergence du libéral-fascisme

icone_Fascisme

Avec les lois Perben et les nouvelles méthodes policières instituées par Nicolas Sarkozy, on assiste en France comme aux Etats-Unis à l’émergence d’une nouvelle tendance politique: le « libéral-fascisme »…

videRestaurer la démocratie

icone_RestaurerDemocratie

Ces dernières années, la démocratie et les libertés n’ont cessé de se réduire dans les pays occidentaux, sous le double prétexte du terrorisme et de la délinquance. Il est désormais temps d’exiger la restauration de la démocratie.

vide10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution

icone_Revolution2

Les causes de la révolution de 1789 sont à nouveau réunies: injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés.

videEtat de la planète

icone_EtatPlanete

Le point sur l’état de la planète, avec l’inventaire des dégats causés par l’homme à l’environnement, et les premiers signes des réactions de l’écosystème.

videLe temps de l’action

icone_Woodstock

Le futur du monde appartient aux citoyens. Les directions prises par la société, l’économie, l’environnement ne sont pas inéluctables. Sans le savoir, les citoyens disposent de puissants moyens d’action…

videBibliographie contre la « pensée unique »

livres_NouveauxMDM_Small

Quelques livres sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires…

videBrèves nouvelles du Monde

icone_Kiosque1

L’actualité au sujet du nouvel ordre économique, de la démocratie, et des stratégies de contrôle de la société.

EarthRoofTop_H

EarthAnim2
TT_Pouvoir

BlueEye
TT_Sommaire_ON

SytiNet_titre5
visite_invisible


Articles plus anciens

REGIME COTON ET AUTRES ABSURDITES

AH…….L’AMOUR !!…..DOUCE SOUFFRANCE ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) – A MADEMOISELLE

savoirs – AVERSES D’informations = DESINFORMATION totale – Confusion dans tous les domaines

L’enfant poète YVES DUTEIL – JEAN FERRAT : -Chagall- et – Les tournesols – et jeunes virtuoses

LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE

nouvel6ordre6mondial6danger |
Lapremiereclasseucao |
La debrouille solidaire |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Isabellule
| Animateur2011
| Collegederosso1