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AH…….L’AMOUR !!…..DOUCE SOUFFRANCE ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) – A MADEMOISELLE

Alfred de Musset

   AH.......L'AMOUR !!.....DOUCE  SOUFFRANCE  ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) - A  MADEMOISELLE dans LITTERATURE musset-autographe-manuscrit
Alfred de Musset (1810-1857)
 

.

À Ninon

. Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

Peut-être cependant que vous m’en puniriez. .

Si je vous le disais, que six mois de silence

Cachent de longs tourments et des voeux insensés :

Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

Se plaît, comme une fée, à deviner d’avance ;

Vous me répondriez peut-être : Je le sais. .

Si je vous le disais, qu’une douce folie

A fait de moi votre ombre, et m’attache à vos pas :

Un petit air de doute et de mélancolie,

Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

Peut-être diriez-vous que vous n’y croyez pas. .

Si je vous le disais, que j’emporte dans l’âme

Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :

Un regard offensé, vous le savez, madame,

Change deux yeux d’azur en deux éclairs de flamme ;

Vous me défendriez peut-être de vous voir. .

Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,

Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;

Ninon, quand vous riez, vous savez qu’une abeille

Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;

Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous. .

Mais vous ne saurez rien. –

Je viens, sans rien en dire,

M’asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

Votre voix, je l’entends ; votre air, je le respire ;

Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux. .

Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

Le soir, derrière vous, j’écoute au piano

Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.

. La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

De mille souvenirs en jaloux je m’empare ;

Et là, seul devant Dieu, plein d’une joie avare,

J’ouvre, comme un trésor, mon cœur tout plein de vous. .

J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;

J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;

Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;

Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,

Mais non pas sans bonheur ; – je vous vois, c’est assez. .

Non, je n’étais pas né pour ce bonheur suprême,

De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.

Tout me le prouve, hélas ! jusqu’à ma douleur même…

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ? .

 

Alfred de Musset .

 

 

À Mademoiselle ***.

. Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire,

Vous avez le fatal pouvoir

De nous jeter par un sourire

Dans l’ivresse ou le désespoir. .

Oui, deux mots, le silence même,

Un regard distrait ou moqueur,

Peuvent donner à qui vous aime

Un coup de poignard dans le coeur. .

Oui, votre orgueil doit être immense,

Car, grâce à notre lâcheté,

Rien n’égale votre puissance,

Sinon votre fragilité. .

Mais toute puissance sur terre

Meurt quand l’abus en est trop grand,

Et qui sait souffrir et se taire

S’éloigne de vous en pleurant. .

Quel que soit le mal qu’il endure,

Son triste rôle est le plus beau.

J’aime encor mieux notre torture

Que votre métier de bourreau. .

Alfred de Musset. .

 

VOICI CE QUE PENSAIENT DE LUI SES PAIRS   Il y avait dans ce jeune talent une connaissance prématurée de la passion humaine, une joute furieuse avec elle. Amour, fléau du monde, exécrable folie, n’avait jamais été étreint plus au vif et, pour ainsi dire, plus au sang. Le poète de dix-neuf ans remuait l’âme dans ses abîmes, il en arrachait la vase impure à une étrange profondeur ; il culbutait du pied le couvercle de la tombe : à lui les femmes en cette vie, et le néant après ! La vieillesse était apostrophée, foulée en maint endroit, secoué par le menton, comme décrépite. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 102
  • .

Quel était donc le coeur de ce poète qui avait tant de pitié de la blancheur des marbres ? Poète, il l’était manifestement, même au fort de sa débauche. Dans ses plus mauvais chemins, la vérité rayonnante, l’image inespérée, l’éclat facile et prompt jaillissaient de la poussière de ses pas. Ce que ne donnent ni l’effort, ni l’étude, ni la logique d’un goût attentif et perfectible, il l’atteignait au passage ; il avait dans le style cette vertu d’ascension merveilleuse qui transporte en un clin d’oeil là où nul n’arrive en gravissant. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 103
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♥♥ ALFRED DE MUSSET EXCELLAIT DANS LES POEMES D’AMOUR : Lire  » LES NUITS (de Mai, d’Octobre etc..) » VOIR CI-APRES LETTRE D’ AMOUR A GEORGE SAND♥♥

musset sand

Jamais homme n’a aimé comme je t’aime.

Lettre d’Alfred de Musset à George Sand

Passion tumultueuse et déchirante, l’union d’Alfred de Musset et George Sand demeure un symbole littéraire de l’amour absolu et terrible. Quelques mois après leur rencontre, lors d’un voyage en Italie, Alfred de Musset tombe gravement malade : George Sand fait alors appel au docteur Pagello dont elle tombe profondément amoureuse. S’ensuivent alors des mois de crise, de ménage à trois, désormais typiques de ce couple avant-gardiste et original. Alors que Sand appelle à l’amitié plutôt qu’à l’amour, Musset n’en démord pas et lui adresse cette lettre passionnée, témoignage de ses sentiments éternels. Inévitablement, cette dernière lettre d’amour poussera George Sand à le quitter définitivement. Du romantisme en toutes lettres !

 

1er septembre 1834

Voilà huit jours que je suis parti et je ne t’ai pas encore écrit. J’attendais un moment de calme, il n’y en a plus. Je voulais t’écrire doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier de l’adieu que tu m’as envoyé, il est si bon, si triste, si doux : ma chère âme, tu as un cœur d’ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que je t’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu ne l’as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs ! Je t’aime, ô ma chair et mon sang ! Je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à en mourir ! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu’ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j’en meurs, mais j’aime, j’aime, j’aime. Qu’ils m’empêchent d’aimer !

 Vois-tu, lorsque je suis parti, je n’ai pas pu souffrir ; il n’y avait pas de place dans mon cœur. Je t’avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t’avais pressée sur cette blessure chérie ! Je suis parti sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère était triste, je crois que non, je l’ai embrassée, je suis parti ; je n’ai rien dit, j’avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse là-bas. Tu n’avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c’est que d’attendre un baiser cinq mois ! Sais-tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais-tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir. Maintenant c’est fini ; je m’étais dit qu’il fallait revivre, qu’il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage J’essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j’aime mieux ma souffrance que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t’aime ; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis perdu. Vois-tu, je ne réponds plus de rien.

( Texte : Alfred de Musset, Correspondances ; Image : © D.R. )

.

♥♥ Où sont-ils donc tous ces romantiques ? Notre

époque ignore complètement cette verve là, hélas !

.

Leurs propos étaient si agréables à entendre : les

femmes se sentaient convoitées au moins.

.

A présent on ne fait pas dans la dentelle c’est :

« tu veux ou tu veux pas, si tu veux pas tant pis,

j’en ferai pas une maladie « 

.

Avouez que cela manque de charme, et de tact  !! .♥♥

 

VICTOR HUGO

VICTOR HUGO dans art images-victor-hugo1

L’homme et la femme

par Victor Hugo

 

Victor Hugo, le grand humaniste initié, écrivait, au sujet de l’homme et de la femme :

 

« L’homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.

Dieu a fait pour l’homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l’autel sanctifie.

L’homme est le cerveau, la femme le coeur. Le cerveau fabrique la lumière ; le coeur produit l’Amour. La lumière féconde ; l’Amour ressuscite.

L’homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.

L’homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres.

L’héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.

L’homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.

L’homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l’ange indéfinissable.

L’aspiration de l’homme, c’est la suprême gloire ; l’aspiration de la femme, c’est l’extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.

L’homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l’Evangile parfait.

L’homme pense ; la femme songe. Penser, c’est avoir dans le crâne une larve ; songer, c’est avoir sur le front une auréole.

L’homme est un océan ; la femme est un lac. L’Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.

L’homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c’est dominer l’espace ; chanter, c’est conquérir l’Ame.

L’homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons ; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.

Enfin : l’homme est placé où finit la terre ; la femme où commence le ciel ».

 

 

images-victor-hugo-vieux dans LITTERATURE

 

 

♥♥

conclusion  non dite, de Victor Hugo :

L’homme et la femme ne sont pas égaux, ils sont

complémentaires- Il ne parle ici que des personnalités-

Il n’est pas question, ici,   des droits légaux qui sont

bien sûrs égaux pour la femme comme pour l’homme,

en vertu des droits de l’homme

.

 

Je pense , franchement , que Victor Hugo était convaincu de la

domination de l’homme sur la femme, bien qu’il reconnaisse que cette

dernière ait de sérieux atouts pour l’en empêcher. Cette façon de voir

me rappelle une chanson de Jean FERRAT en hommage à son chien

décédé : OURALOU ,

voici un passage de cette chanson :

.

« On voit souvent des souveraines
A la place des rois qui règnent
Rien qu’en posant leurs yeux dessus
Il faut se méfier du paraître
De nous deux qui était le maître
Nous ne l’avons jamais bien su  »

.

Il explique dans ces vers, que ce n’est pas toujours le dominant qui domine

♥♥

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Victor Hugo par Nadar.

Nom de naissance Victor Marie Hugo
Activités écrivain
romancier
poète
dramaturge
pamphlétaire
personnalité politique
dessinateur
Pair de France
sénateur
Naissance 26 février 1802
Maison natale de Victor Hugo Besançon, Drapeau de la France France
Décès 22 mai 1885 (à 83 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d’écriture français
Mouvement romantisme
Genres théâtre
poésie
roman
pamphlet
Distinctions * Élu à l’Académie française

Œuvres principales

Signature

Signature de Victor Hugo

 

ALLAIN LEPREST explique pourquoi certaines personnes boivent ……! !

Atteint d’un cancer des poumons en rémission, ALLAIN LEPREST se suicide le 15 AOUT 2011

ses chansons réalistes dépeignent un univers souvent difficile, un mal être dont il ne veut pas qu’il soit dit désespérant

http://fr.wikipedia.org/wiki/Allain_Leprest (biographie=

ALLAIN LEPREST – LE TEMPS DE FINIR LA BOUTEILLE



Allain Leprest – Le Temps de Finir la Bouteille

 

 

Avec Léo Nissim au piano. Filmé le 7 août 2010 à la ferme de Mathias, Fay sur Lignon

de festivalsurlignon |

 

ALLAIN  LEPREST  ne triche pas :

ses textes, il les ressent tout au fond de lui-même.

 

Il est impossible d’être insensible à son interprétation. C’est

tragique, mais c’est beau, c’est fort, c’est grand.

 

BRAVO  L’ARTISTE

 

Allain Leprest – Le temps de finir la bouteille

 

Le temps de finir la bouteille
J’aurai rallumé un soleil
J’aurai réchauffé une étoile
J’aurai reprisé une voile
J’aurai arraché des bras maigres
De leurs destins mille enfants nègres
En moins de deux, j’aurai repeint
En bleu le coeur de la putain
J’aurai renfanté mes parents
J’aurai peint l’avenir moins grand
Et fait la vieillesse moins vieille
Le temps de finir la bouteille
Le temps de finir la bouteille
J’aurai touché la double paye
J’aurai ach’té un cerf-volant
Pour mieux t’envoler, mon enfant
Un lit doux et un abat-jour
Pour mieux l’éteindre mon amour
Dans une heure, un litre environ
J’aurai des lauriers sur le front
Je s’rai champion, j’aurai cassé
La grande gueule du passé
Ca s’ra enfin demain la veille
Le temps de finir la bouteille
Le temps de finir la boutanche
Et vendredi sera dimanche
J’aurai planté des îles neuves
Sur les vagues de la mère veuve
J’aurai dilué la lumière
Dans la perfusion de grand-mère
J’aurai agrandi la maison
Pour y loger tes illusions
J’aurai trouvé du pain qui rime
Avec des pièces d’un centime
Rire et pleurer, ce s’ra pareil
Le temps de finir la bouteille
Le temps de finir la bouteille
Et chiche que la poule essaye
De voler plus haut qu’un gerfeau
Chiche que le vrai devient le faux
Que j’abolis le noir, le blanc,
La prochaine guerre et celle d’avant
Les adjudants de syndicats
La soutane des avocats
Les carnets bleus du tout-Paris
Le dernier-né du dernier cri
La force, le sang et l’oseille
Le temps de tuer la bouteille
Le temps de tuer la bouteille

(Le temps de finir la bouteille
Je t’aurai recollé l’oreille
Van Gogh et tué le corbeau
Qui se perche sur ton pinceau
Encore un pleur, encore un verre
La rue marchera de travers
Le vent poussera mon voilier
Je serai près de vous à lier

Tout au bout de la ville morte
Des loups m’attendront à la porte
J’voudrais qu’mes couplets les effrayent
Le temps de tuer la bouteille)

Paroles: Allain Leprest. Musique: Romain Didier   2005  « Donne-moi de mes nouvelles » © Tacet note: Les deux derniers couplets entre crochets figurent sur le livret, sans qu’Allain Leprest les chante.
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ils nous ont quitté cette année

 

ALLAIN LEPREST (57 ans) – Donne-moi de mes nouvelles -

 


 chanson d’actualité qui dépeint les  délires d’un cerveau malade, comme beaucoup d’autres de ses chansons où il raconte les douleurs de la vie Allain Leprest excelle dans l’écriture . Il n’a pas eu le succès qu’il méritait pourtant.

Allain Leprest

Donne-moi de mes nouvelles 


Voici les paroles de

Donne-moi de mes nouvelles

Sans t’avouer que je me manque
Donne-moi de mes nouvelles
Dis-moi dans quel port se planque
La barque de ma cervelle.
Me crois-je encore guitariste ?
Comment vis-je, comment vais-je ?
Ai-je toujours le front triste
D’un professeur de solfège ?

As-tu rendu au voisin
La page du Télérama
Dont il avait tant besoin
’cause du Dalaï Lama ?
Vis-tu encore avec moi ?

How am I ? I’m not so well
De ma santé je m’en fous
C’est surtout de mes nouvelles
Près de toi dont je suis fou

Ma chienne Lou est-elle morte ?
Ai-je arrêté de fumer ?
Combien de rosiers avortent
Avant d’avoir parfumé ?

Est-ce que mon ombre chinoise
A l’angle du cinéma
A enfin payé l’ardoise
Du restaurateur chinois ?
Vis-tu toujours avec moi ?

Donne-moi de mes nouvelles
Et ma singlette à carreaux
Fait-elle toujours des merveilles
Au championnat de tarot ?

Connaît-on encore Leprest ?
Fait-il encore des chansons ?
Les mots vont, les écrits restent
Souvent sous les paillassons

C’est quelle heure de quelle semaine ?
C’est quelle saison de quel mois ?
Longes-tu toujours la Seine
Au bras de mon frère siamois ?
Vis-tu toujours avec moi ?

Donne-moi de mes nouvelles
File-moi le boléro
Du téléphone à Ravel
Et de mon dernier bistrot

Comment vais-je ? Comment boitent
Mes pauvres pieds d’haricots ?
Et suis-je encore mis en boîte
Avec mon drapeau coco ?

On s’est promis tant de plages
Au bord des panoramas
Es-tu encore du voyage
Avant mon prochain coma ?

Vis-tu toujours avec moi ?
Viens-tu toujours avec moi ?

Paroles: Allain Leprest. Musique: Nathalie Miravette   2005  « Donne-moi de mes nouvelles » © Tacet autres interprètes: Nilda Fernandez (2007)

CLIQUEZ  SUR LE LIEN POUR ECOUTER L’INTERWIEW 

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Interview d’Allain Leprest, 2003

Cora VAUCAIRE (LA DAME BLANCHE DE ST-GERMAIN DES PRES)

Sublime interprète qui chante avec beaucoup de sensibilité des chansons toujours intéressantes, souvent des poèmes mis en musique, des poèmes qu’elle récite avec brio, elle a un talent de comédienne certain.

 

Source : Wikipédia

Répertoire

Longtemps habituée à défendre les textes de Jacques Prévert sur scène (elle est la créatrice des Feuilles mortes3), elle s’est peu à peu imposée comme l’une des plus subtiles interprètes de la chanson française, faisant connaître Barbara à l’époque où celle-ci n’osait pas chanter ses propres textes (Dis, quand reviendras-tu ?, Attendez que ma joie revienne), Léo Ferré (Les Forains) ainsi que le Québécois Raymond Lévesque (Quand les hommes vivront d’amour).

Défendant un répertoire sans concessions, elle reprend des chansons du Moyen Âge (La Complainte du Roy Renaud, Le roi a fait battre tambour), crée La Complainte de la butte dans le film French Cancan de Jean Renoir en 1955 et interprète Trois petites notes de musique dans le film Une aussi longue absence d’Henri Colpi sur un scénario de Gérard Jarlot et Marguerite Duras (Palme d’or au Festival de Cannes 1961). C’est ce film qui l’oblige à sortir d’une période particulièrement sombre en lui faisant rassembler, en quelques heures, les forces qui lui restaient pour chanter avec réalisme la fameuse complainte alors que le film était déjà « bouclé » avec une autre interprète.

Elle chante des chansons du répertoire du Café-Concert : Fragson (Je ne peux pas), Yvette Guilbert (Quand on vous aime comme ça), et reprend Le Temps des cerises ; elle chante L’Internationale devant des usines en grève.

Accueillie au Japon dans les années 1980, elle se produisait encore dans les années 1990 dans un dépouillement au sommet de son art : au Théâtre Déjazet (Théâtre Libertaire de Paris) en 1992, au Théâtre de La Comédie des Champs-Élysées en 1997 et au Théâtre des Bouffes du Nord en 1999.

Il faut aussi souligner son interprétation de plusieurs autres chansons phares, telles que : Le Pont Mirabeau (poème de Guillaume Apollinaire, musique de Léo Ferré), Maintenant que la jeunesse (poème de Louis Aragon, musique de Lino Léonardi) ou L’Écharpe (paroles et musique de Maurice Fanon).

Elle a été inhumée le 22 septembre 2011 au cimetière du Père-Lachaise4,5.

 

 

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Cora VAUCAIRE – Trois petites notes de musique

 

 

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Cora Vaucaire Rappelles toi Barbara (Prévert) 

 dans poesie
Jacques Prévert

 (1900-1977)

Introduction

     Jacques Prévert est né le 4 février 1900 et est mort le 11 avril 1977. Il a eu beaucoup de mal à se faire reconnaître des critiques car on lui reprochait la trop grande simplicité de sa poésie.
     A présent, il est considéré comme un des plus grands poètes du XXème siècle et il est publié dans la collection de La Pléiade, synonyme de consécration et d’honneur pour un écrivain.
     La poésie Barbara est extraite de Paroles, paru en 1946.
     C’est un texte de circonstances qui se réfère aux 165 bombardements de la ville de Brest entre le 19 juin 1940 et le 18 septembre 1944. La destruction complète de la ville inspire une réflexion pessimiste sur l’amour et la vie.

Lecture

Barbara

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
É panouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Jacques Prévert, Paroles

 Citations

 La vie est une cerise
La mort est un noyau
L’amour un cerisier.

Jacques Prévert

 

La poésie c’est le plus joli surnom qu’on donne à la vie. (Jacques Prévert)

 

  1. Hommage à Cora Vaucaire interprétant « Dis ! Quand reviendras-tu (chanson de BARBARA)



 

Le Temps des cerises est une chanson dont les paroles furent écrites en 1866 par Jean-Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 18681. Cette chanson est fortement associée à la Commune de Paris de 1871, l’auteur étant lui-même un communard ayant combattu pendant la Semaine sanglante. Le Temps des cerises fut dédiée par l’auteur à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante, longtemps après la rédaction de la chanson2.

Analyse de la chanson

Une raison stylistique explique cette assimilation du Temps des cerises au souvenir de la Commune de Paris : son texte suffisamment imprécis qui parle d’une plaie ouverte, d’un souvenir que je garde au cœur, de cerises d’amour […] tombant [...] en gouttes de sang. Ces mots peuvent aussi bien évoquer une révolution qui a échoué qu’un amour perdu. On est facilement tenté de voir là une métaphore poétique parlant d’une révolution en évitant de l’évoquer directement, les cerises représentant les impacts de balles; balles auxquelles il est fait aussi allusion sous l’image des « belles » qu’il vaut mieux éviter. La coïncidence chronologique fait aussi que la Semaine sanglante fin mai 1871 se déroule justement durant la saison, le temps des cerises. Mais le simple examen de la date de composition (1866) montre qu’il s’agit d’une extrapolation a posteriori. Il s’agit en fait d’une chanson évoquant simplement le printemps, et l’amour, ( particulièrement un chagrin d’amour , évoqué dans la dernière strophe). Les cerises renvoient aussi au sucre et à l’été, et donc à un contexte joyeux voire festif. Ainsi la chanson véhicule à la fois une certaine nostalgie et une certaine idée de gaieté populaire.[réf. nécessaire]

Jean Baptiste Clément est un chansonnier, montmartrois et communard français né à Boulogne-Billancourt (Seine) le 30 mai 1836, mort à Paris le 23 février 1903. La plus grande partie de son répertoire est aujourd’hui oubliée, excepté quelques chansons et en particulier les très célèbres Le Temps des cerises et La Semaine sanglante.

Le temps des cerises

Quand nous en serons au temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur.
Quand nous en serons au temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court, le temps des cerises,
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles.
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles.
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des chagrins d’amour.

J’aimerai toujours le temps des cerises :
C’est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte,
Et dame Fortune, en m’étant offerte,
Ne saurait jamais calmer ma douleur.
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur.

 

 

  1. Cora Vaucaire – L’écharpe – « Hommage » ( 1918 – 2011 )

 

 

AIMEZ -VOUS CORA VAUCAIRE     ? ?

 

AIMEZ-VOUS  PREVERT ? ?

 

AIMEZ-VOUS LA CHANSON DE JEAN BAPTISTE CLEMENT  : 

LA CHANSON « LE TEMPS DES CERISES »? ?

 

ceux qui vivent, CE SONT CEUX QUI LUTTENT (VICTOR HUGO)

Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent (VICTOR HUGO)

Posté dans 22 décembre, 2011 dans Non classé.

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Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d’être en ne pensant pas.
Ils s’appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N’a jamais de figure et n’a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s’écroule en nuage ;
Ceux qu’on ne connaît pas, ceux qu’on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L’ombre obscure autour d’eux se prolonge et recule ;
Ils n’ont du plein midi qu’un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l’on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l’astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l’âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N’attendre rien d’en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d’immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j’aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu’une âme en vos cohues !

 

VICTOR HUGO

 

 

 

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Victor Hugo:Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

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