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AH…….L’AMOUR !!…..DOUCE SOUFFRANCE ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) – A MADEMOISELLE

Alfred de Musset

   AH.......L'AMOUR !!.....DOUCE  SOUFFRANCE  ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) - A  MADEMOISELLE dans LITTERATURE musset-autographe-manuscrit
Alfred de Musset (1810-1857)
 

.

À Ninon

. Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

Peut-être cependant que vous m’en puniriez. .

Si je vous le disais, que six mois de silence

Cachent de longs tourments et des voeux insensés :

Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

Se plaît, comme une fée, à deviner d’avance ;

Vous me répondriez peut-être : Je le sais. .

Si je vous le disais, qu’une douce folie

A fait de moi votre ombre, et m’attache à vos pas :

Un petit air de doute et de mélancolie,

Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

Peut-être diriez-vous que vous n’y croyez pas. .

Si je vous le disais, que j’emporte dans l’âme

Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :

Un regard offensé, vous le savez, madame,

Change deux yeux d’azur en deux éclairs de flamme ;

Vous me défendriez peut-être de vous voir. .

Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,

Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;

Ninon, quand vous riez, vous savez qu’une abeille

Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;

Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous. .

Mais vous ne saurez rien. –

Je viens, sans rien en dire,

M’asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

Votre voix, je l’entends ; votre air, je le respire ;

Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux. .

Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

Le soir, derrière vous, j’écoute au piano

Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.

. La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

De mille souvenirs en jaloux je m’empare ;

Et là, seul devant Dieu, plein d’une joie avare,

J’ouvre, comme un trésor, mon cœur tout plein de vous. .

J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;

J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;

Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;

Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,

Mais non pas sans bonheur ; – je vous vois, c’est assez. .

Non, je n’étais pas né pour ce bonheur suprême,

De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.

Tout me le prouve, hélas ! jusqu’à ma douleur même…

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ? .

 

Alfred de Musset .

 

 

À Mademoiselle ***.

. Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire,

Vous avez le fatal pouvoir

De nous jeter par un sourire

Dans l’ivresse ou le désespoir. .

Oui, deux mots, le silence même,

Un regard distrait ou moqueur,

Peuvent donner à qui vous aime

Un coup de poignard dans le coeur. .

Oui, votre orgueil doit être immense,

Car, grâce à notre lâcheté,

Rien n’égale votre puissance,

Sinon votre fragilité. .

Mais toute puissance sur terre

Meurt quand l’abus en est trop grand,

Et qui sait souffrir et se taire

S’éloigne de vous en pleurant. .

Quel que soit le mal qu’il endure,

Son triste rôle est le plus beau.

J’aime encor mieux notre torture

Que votre métier de bourreau. .

Alfred de Musset. .

 

VOICI CE QUE PENSAIENT DE LUI SES PAIRS   Il y avait dans ce jeune talent une connaissance prématurée de la passion humaine, une joute furieuse avec elle. Amour, fléau du monde, exécrable folie, n’avait jamais été étreint plus au vif et, pour ainsi dire, plus au sang. Le poète de dix-neuf ans remuait l’âme dans ses abîmes, il en arrachait la vase impure à une étrange profondeur ; il culbutait du pied le couvercle de la tombe : à lui les femmes en cette vie, et le néant après ! La vieillesse était apostrophée, foulée en maint endroit, secoué par le menton, comme décrépite. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 102
  • .

Quel était donc le coeur de ce poète qui avait tant de pitié de la blancheur des marbres ? Poète, il l’était manifestement, même au fort de sa débauche. Dans ses plus mauvais chemins, la vérité rayonnante, l’image inespérée, l’éclat facile et prompt jaillissaient de la poussière de ses pas. Ce que ne donnent ni l’effort, ni l’étude, ni la logique d’un goût attentif et perfectible, il l’atteignait au passage ; il avait dans le style cette vertu d’ascension merveilleuse qui transporte en un clin d’oeil là où nul n’arrive en gravissant. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 103
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♥♥ ALFRED DE MUSSET EXCELLAIT DANS LES POEMES D’AMOUR : Lire  » LES NUITS (de Mai, d’Octobre etc..) » VOIR CI-APRES LETTRE D’ AMOUR A GEORGE SAND♥♥

musset sand

Jamais homme n’a aimé comme je t’aime.

Lettre d’Alfred de Musset à George Sand

Passion tumultueuse et déchirante, l’union d’Alfred de Musset et George Sand demeure un symbole littéraire de l’amour absolu et terrible. Quelques mois après leur rencontre, lors d’un voyage en Italie, Alfred de Musset tombe gravement malade : George Sand fait alors appel au docteur Pagello dont elle tombe profondément amoureuse. S’ensuivent alors des mois de crise, de ménage à trois, désormais typiques de ce couple avant-gardiste et original. Alors que Sand appelle à l’amitié plutôt qu’à l’amour, Musset n’en démord pas et lui adresse cette lettre passionnée, témoignage de ses sentiments éternels. Inévitablement, cette dernière lettre d’amour poussera George Sand à le quitter définitivement. Du romantisme en toutes lettres !

 

1er septembre 1834

Voilà huit jours que je suis parti et je ne t’ai pas encore écrit. J’attendais un moment de calme, il n’y en a plus. Je voulais t’écrire doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier de l’adieu que tu m’as envoyé, il est si bon, si triste, si doux : ma chère âme, tu as un cœur d’ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que je t’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu ne l’as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs ! Je t’aime, ô ma chair et mon sang ! Je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à en mourir ! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu’ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j’en meurs, mais j’aime, j’aime, j’aime. Qu’ils m’empêchent d’aimer !

 Vois-tu, lorsque je suis parti, je n’ai pas pu souffrir ; il n’y avait pas de place dans mon cœur. Je t’avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t’avais pressée sur cette blessure chérie ! Je suis parti sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère était triste, je crois que non, je l’ai embrassée, je suis parti ; je n’ai rien dit, j’avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse là-bas. Tu n’avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c’est que d’attendre un baiser cinq mois ! Sais-tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais-tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir. Maintenant c’est fini ; je m’étais dit qu’il fallait revivre, qu’il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage J’essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j’aime mieux ma souffrance que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t’aime ; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis perdu. Vois-tu, je ne réponds plus de rien.

( Texte : Alfred de Musset, Correspondances ; Image : © D.R. )

.

♥♥ Où sont-ils donc tous ces romantiques ? Notre

époque ignore complètement cette verve là, hélas !

.

Leurs propos étaient si agréables à entendre : les

femmes se sentaient convoitées au moins.

.

A présent on ne fait pas dans la dentelle c’est :

« tu veux ou tu veux pas, si tu veux pas tant pis,

j’en ferai pas une maladie « 

.

Avouez que cela manque de charme, et de tact  !! .♥♥

 

13 citations tirées de livres pour enfants que tous les adultes devraient connaître

13 citations tirées de livres pour enfants que tous les

adultes devraient connaître

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Corentin Vilsalmon, 26 septembre 2013

On peut parfois les prendre pour des œuvres naïves mais les livres que vous achetez pour vos chers bambins recèlent parfois de citations très profondes, pleines d’inspirations autant pour les enfants que pour vous. Aujourd’hui, DGS vous propose 13 de ces citations qui pourront vous inspirer dans la vie de tous les jours !

1. Citation tirée d’un livre de Winnie l’Ourson de Alan Alexander Milne

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2. Citation tirée du livre Le Lapin de Velours de Margery Williams

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3 . Citation tirée du livre Alexander and the

Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day de

Judith Viorst

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4. Citation tirée du livre Les Fantastiques

livres volants de Morris Lessmore de William

Joyce

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5. Citation tirée d’une fable d’Ésope

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6. Citation tirée du livre Le Lapin de Velours

de Margery Williams

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7. Citation tirée du poème Magic de Shel

Silverstein

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8. Citation tirée du livre Le petit monde de

Charlotte de E. B. White

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9. Citation tirée du livre Oh, the Places You’ll

Go! du Docteur Seuss

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10. Citation tirée du livre Oh, the Thinks You

can Think! du Docteur Seuss

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11. Citation tirée du livre Ferdinand le

taureau de Munro Leaf

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12. Citation tirée du poème How Many, How

Much de Shel Silverstein

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13. Citation tirée du livre Charlie et la

Chocolaterie de Roald Dahl

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Ces petites citations nous donnent matière à réfléchir, chez DGS. Certaines sont vraiment très profondes et contiennent de vrais conseils de vie, alors même que les livres dont elles sont tirées sont destinés à un jeune public ! On est rassuré de voir qu’il y a une telle philosophie dans les livres pour enfants. Laquelle de ces citations vous a le plus inspiré ?

VICTOR HUGO

VICTOR HUGO dans art images-victor-hugo1

L’homme et la femme

par Victor Hugo

 

Victor Hugo, le grand humaniste initié, écrivait, au sujet de l’homme et de la femme :

 

« L’homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.

Dieu a fait pour l’homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l’autel sanctifie.

L’homme est le cerveau, la femme le coeur. Le cerveau fabrique la lumière ; le coeur produit l’Amour. La lumière féconde ; l’Amour ressuscite.

L’homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.

L’homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres.

L’héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.

L’homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.

L’homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l’ange indéfinissable.

L’aspiration de l’homme, c’est la suprême gloire ; l’aspiration de la femme, c’est l’extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.

L’homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l’Evangile parfait.

L’homme pense ; la femme songe. Penser, c’est avoir dans le crâne une larve ; songer, c’est avoir sur le front une auréole.

L’homme est un océan ; la femme est un lac. L’Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.

L’homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c’est dominer l’espace ; chanter, c’est conquérir l’Ame.

L’homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons ; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.

Enfin : l’homme est placé où finit la terre ; la femme où commence le ciel ».

 

 

images-victor-hugo-vieux dans LITTERATURE

 

 

♥♥

conclusion  non dite, de Victor Hugo :

L’homme et la femme ne sont pas égaux, ils sont

complémentaires- Il ne parle ici que des personnalités-

Il n’est pas question, ici,   des droits légaux qui sont

bien sûrs égaux pour la femme comme pour l’homme,

en vertu des droits de l’homme

.

 

Je pense , franchement , que Victor Hugo était convaincu de la

domination de l’homme sur la femme, bien qu’il reconnaisse que cette

dernière ait de sérieux atouts pour l’en empêcher. Cette façon de voir

me rappelle une chanson de Jean FERRAT en hommage à son chien

décédé : OURALOU ,

voici un passage de cette chanson :

.

« On voit souvent des souveraines
A la place des rois qui règnent
Rien qu’en posant leurs yeux dessus
Il faut se méfier du paraître
De nous deux qui était le maître
Nous ne l’avons jamais bien su  »

.

Il explique dans ces vers, que ce n’est pas toujours le dominant qui domine

♥♥

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Victor Hugo par Nadar.

Nom de naissance Victor Marie Hugo
Activités écrivain
romancier
poète
dramaturge
pamphlétaire
personnalité politique
dessinateur
Pair de France
sénateur
Naissance 26 février 1802
Maison natale de Victor Hugo Besançon, Drapeau de la France France
Décès 22 mai 1885 (à 83 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d’écriture français
Mouvement romantisme
Genres théâtre
poésie
roman
pamphlet
Distinctions * Élu à l’Académie française

Œuvres principales

Signature

Signature de Victor Hugo

 

HOMERE était-il l’auteur de l’ILIADE ET L’ODYSSEE

(source wikipédia)

Homère

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait d’Homère du « type d’Épiménide », d’après une copie romaine d’un original grec du Ve siècle av. J.-C. conservé à la Glyptothèque de Munich (Inv. 273)

Données clés
Nom de naissance Ὅμηρος
Activités Aède
Naissance VIIIe siècle av. J.-C. (?)
Grèce antique (?)
Langue d’écriture Grec ancien (dialecte homérique)
Genres Poésie épique

Œuvres principales

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Ingres, L’Apothéose d’Homère, 1827, musée du Louvre (Inv. 5417)

 

Homère (en grec ancien Ὅμηρος / Hómêros, « otage » ou « celui qui est obligé de suivre »1) est réputé avoir été un aède (poète) de la fin du VIIIe siècle av. J.-C.

On lui attribue les deux premières œuvres de la littérature occidentale : l’Iliade et l’Odyssée. Il était simplement surnommé « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens.

Il est encore difficile d’établir aujourd’hui avec certitude si Homère a été un individu historique ou une identité construite, et s’il est bien l’auteur des deux épopées qui lui sont attribuées.:

Cependant plusieurs villes ioniennes :

Chios, Smyrne, Cymé ou encore Colophon

se disputaient l’origine de l’aède et la tradition l’individualisait en répétant qu’Homère était aveugle.

La place d’Homère dans la littérature grecque est tout à fait majeure puisqu’il représente à lui seul le genre épique à cette période :

on lui a attribué

l’Iliade et lOdyssée dès le VIe siècle av. J.-C.,

ainsi que deux poèmes comiques,

-la Batrachomyomachia (littéralement « la bataille des grenouilles et des rats »)

-le Margitès,

 

et les poèmes des Hymnes homériques.

La langue homérique est une langue déjà archaïque au VIIIe siècle av. J.-C. et davantage encore au moment de la fixation du texte, au VIe siècle av. J.-C. : elle est associée à l’emploi de l’hexamètre dactylique.

Sommaire (source Wikipédia)

Biographie

Homère selon les Anciens

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Homère et son guide, par William Bouguereau (1874)

 

La tradition veut qu’Homère ait été aveugle. Tout d’abord, l’aède Démodocos, qui apparaît dans l’Odyssée pour chanter des épisodes de la guerre de Troie, est aveugle : la Muse lui a « pris les yeux, mais donné la douceur du chant2 ».

 

Ensuite l’auteur de l’Hymne homérique à Apollon Délien déclare à son propre sujet : « c’est un aveugle, qui réside à Chios la rocailleuse3 ».

 

Le passage est repris par Thucydide, qui le cite comme un passage où Homère parle de lui-même4.*

 

L’image du « barde aveugle » est un lieu commun de la littérature grecque :

 

Un personnage d’un discours de Dion Chrysostome remarque ainsi que :


« tous ces poètes sont aveugles, et croient qu’il serait impossible de devenir un poète autrement » ;

 

Dion répond que les poètes se transmettent cette particularité comme une sorte de maladie des yeux5.

 

De fait, le poète lyrique Xénocrite de Locres est réputé être aveugle de naissance6 ;

 

Achaïos d’Érétrie devient aveugle pour avoir été piqué par des abeilles, symbole des Muses7 ;

 

Stésichore perd la vue parce qu’il a dit du mal d’Hélène de Sparte8

 

 

 

Démocrite s’ôte la vue pour mieux voir9.

 

Tous les poètes grecs ne sont pas aveugles, mais la fréquence avec laquelle la cécité est associée à la poésie pousse à s’interroger. Martin P. Nilsson remarque que :


dans certaines régions slaves, les bardes (qui signifie poète chez les Celtes) sont rituellement qualifiés d’« aveugles »10 : comme le soutient déjà Aristote11, la perte de la vue est supposée stimuler la mémoire.

De plus, la pensée grecque associe très fréquemment cécité et pouvoir divinatoire : les devins :

-Tirésias,

-Ophionée de Messène,

-Événios d’Apollonie ou

-Phinée

 

sont tous privés de la vue.

 

Plus prosaïquement, le métier d’aède est l’un des rares accessibles à un aveugle dans une société comme celle de la Grèce antique12.

 

Du fait des maigres informations dont nous disposons sur Homère, certains ont mis en question son existence même. Cette question remonte à l’Antiquité : selon Sénèque, « c’était la maladie des Grecs de chercher quel était le nombre des rameurs d’Ulysse ; si l’Iliade fut écrite avant l’Odyssée, si ces deux poèmes étaient du même auteur36. »

La « question homérique », comme on l’appelle à l’époque moderne, naît probablement chez l’abbé d’Aubignac37. À rebours de la révérence de ses contemporains pour Homère, il rédige vers 1670 les Conjectures académiques où, non content de critiquer les œuvres homériques, il remet en cause l’existence même du poète. Pour lui, l’Iliade et l’Odyssée ne sont qu’une collection de textes rhapsodiques antérieurs37.

À peu près à la même époque, Richard Bentley estime au détour de ses Remarques sur le Discours de la liberté de penser qu’Homère a bien existé, mais qu’il n’est l’auteur que de chansons et de rhapsodies qui ont été bien plus tard réarrangées sous forme épique37.

Giambattista Vico considère quant à lui qu’Homère n’a jamais existé, mais que l’Iliade et l’Odyssée sont littéralement l’œuvre du peuple grec dans son ensemble38.

Dans ses Prolegomena ad Homerum (1795), Friedrich August Wolf est le premier auteur à émettre l’hypothèse d’un Homère analphabète. Selon lui, le poète a composé ses deux œuvres vers 950 av. J.-C., à une époque où la Grèce ne connaissait pas l’écriture. Les chants dans leur forme primitive sont ensuite transmis de manière orale et par ce biais, évoluent et se développent, jusqu’à leur fixation par la recension de Pisistrate au VIe siècle av. J.-C.39. À partir d’eux se distinguent deux écoles : les unitaristes et les analystes.

 

On a donc pu parler de l’« invention » d’Homère. Pour Martin L. West, le personnage a été inventé par les érudits athéniens du VIe siècle av. J.-C. à partir des revendications d’organisations de rhapsodes tels que les Homérides de Chios, qui prétendaient descendre d’Homère, lui attribuaient les poèmes qu’ils récitaient et racontaient divers épisodes de la vie de leur supposé ancêtre25. Pour Barbara Graziosi, il s’agit plutôt d’un mouvement panhellénique, lié aux représentations des rhapsodes à travers l’ensemble de la Grèce :

qu’il ait existé ou non , le nom d’Homère est devenu un nom fameux

dans toute la Grèce, auquel les rhapsodes pouvaient se référer pour attirer les

foules lors de leurs récitations publiques26.

 

 

Littérature

  • Victor Hugo écrivit à son propos dans William Shakespeare :
  • « Le monde naît, Homère chante. C’est l’oiseau de cette aurore ».
  • Honoré de Balzac le place si haut qu’il écrit55 :
  •  « Doter son pays d’un Homère, n’est-ce pas usurper sur Dieu ? »

  • Homère est à l’origine de la figure du poète aveugle, dont le handicap physique est contrebalancé par son génie poétique.

  •  À ce titre, plusieurs poètes ou écrivains postérieurs fameux ont été rapprochés d’Homère à cause de leur cécité, par exemple
  •  John Milton, auteur de l’épopée Paradise Lost,
  • Filip Višnjić, le chasseur dogon Ogotemmêli

  •  ou plus récemment l’écrivain et poète argentin Jorge Luis Borges.

 

En résumé, l’histoire d’HOMERE, est vraiment des plus curieuses,   A-t-il réellement vécu  ?

Dans l’affirmative est-il vraiment l’auteur de l’Iliade et l’Odyssée  ? ?

Rien n’est moins sûr ! !

l’épopée d’HOMERE est  tout a fait hermétique, elle a cependant traversé des siècles ,  sans qu’on ne sache jamais ce qui s’est passé ! ! !

Si l’on posait la question  :  « qu’évoque pour vous le nom d’HOMERE » beaucoup répondrait : c’est un poète Grec qui a écrit entre autre les deux chef-d’oeuvres  : l’Iliade et l’Odyssée.

 

 

 

FLUX RSS

 

louis Ferdinand CELINE (restera -t-il toujours l’écrivain maudit ?? )

 

 QUI EST -IL REELLEMENT  ? ?  il se dépeint lui-même

non-violent.

Son parcours n’est pas banal : Issu d’une famille modeste, il fait des études primaires, sa passion pour la médecine le conduit à poursuivre ses études en autodidacte jusqu’au Baccalauréat qu’il obtient brillamment, puis il enchaine dans des études de médecine  qu’il  concrétise par un diplôme qu’il obtient tout aussi brillamment.

 Dans  « le voyage au bout de la nuit » Il soigne certaines personnes, qu’il sait  démunies, gratuitement.

Louis-Ferdinand Céline

Description de cette image, également commentée ci-après

Louis-Ferdinand Céline en 1932.

Données clés
Nom de naissance

Louis Ferdinand Destouches1


Autres nomsCélineActivités

 

 

Romancier, essayiste, médecin

Naissance

27 mai 1894
Courbevoie, France

Décès

1er juillet 1961 (à 67 ans)
Meudon, France

Langue d’écritureFrançaisGenres

Roman, essai

Distinctions

Prix Renaudot 1932

 

Œuvres principales

modifier Consultez la documentation du modèle

Louis Ferdinand Destouches, né le 27 mai 1894 à Courbevoie, département de la Seine, et mort le 1er juillet 1961 à Meudon, plus connu sous son nom de plume Louis-Ferdinand Céline (prénom de sa grand-mère et l’un des prénoms de sa mère), généralement abrégé en Céline, est un médecin et écrivain français, le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle après Marcel Proust.

Sa pensée pessimiste est teintée de nihilisme. Controversé en raison de ses pamphlets antisémites, c’est un « écrivain engagé »2, proche des collaborationnistes3. Il est considéré, en tant qu’écrivain, comme l’un des plus grands novateurs de la littérature française du XXe siècle, introduisant un style elliptique personnel et très travaillé qui emprunte à l’argot et tend à s’approcher de l’émotion immédiate du langage parlé. André Malraux écrit de lui « … si c’est sans doute un pauvre type, c’est certainement un grand écrivain. »4.

 

Que pensez de CELINE  ? ?

 

Vous trouverez ci-après  des interwiews de CELINE lui-même, et des opinions de plusieurs médias.

 

 

Cliquez sur le lien sous les vidéos pour visionner.

 

 

 

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Louis Ferdinand Céline – Entretien 1/2

 

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Louis Ferdinand Céline – Entretien 2/2 

 

 

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21 Louis-Ferdinand Céline défendu par Guillemin

« Henri Guillemin laisse un nom qu’aucun historien de la France contemporaine ne peut ignorer », tel était le jugement que portait René Rémond dans « Le Monde », saluant « une oeuvre qui s’impose à l’attention en dépit – ou à cause, qui sait ? – de ses partis pris ». Bertrand Poirot-Delpech voyait en Guillemin « un empêcheur de mystifier en rond ».

Qui était donc cet écrivain prolifique (80 titres) et infatigablement non-conformiste, dont les audaces lui valurent d’être presque jusqu’à sa mort proscrit des ondes françaises, alors qu’en Suisse et Belgique tout le monde se souvient de ses émissions passionnantes ? Il avait en effet le rare don de susciter l’intétêt, tant il était ardent dans ses démonstrations, si austères que fussent parfois ses sujets.  

 

 

 

 

 

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                                                                                                                                 Fabrice LUCHINI à propos de Louis-Ferdinand CÉLINE
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    Mitterrand : « On ne peut pas célébrer Céline »

 

 

 

Michel AUDIARD à propos de Louis-Ferdi…

 

 

Eric Zemmour : L’Etat et le cas Céline

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Je viens de lire « LE VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT » DE  L.F.CELINE. oeuvre remarquable s’il en est.

L’histoire se passe en 1914, BARDAMU s’engage dans l’armée et découvre l’enfer…..

 Dans ce roman, il dénonce les horreurs de la guerre, et du colonialisme, il dépeint une société cruelle ou le peuple est misérable et raconte  toutes les bassesses s’y rattachant, tous les vices, toutes les tares, les côtés les plus désespérants de la condition humaine.

Le style de langage employé par CELINE, est le langage des  pauvres gens. Il dépeint la vérité du siècle.

 

Pour donner un aperçu du climat, de l’ambiance du livre, voici quelques citations, quelques pensées. :

 

- On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie. Voilà

 

- Dès qu’on n’a plus en soi la somme suffisante de délire, la vérité c’est une agonie qui n’en finit pas – il faut choisir mourir ou mentir : je n’ai jamais pu me tuer, moi.

 

- Il faut se dépêcher de s’en gaver de rêves pour traverser la vie qui vous attend dehors, sorti du cinéma, durer quelques jours de plus à travers cette atrocité des choses et des hommes.

 

- Une forte vie intérieure se suffit à elle-même et ferait fondre vingt années de banquise. C’est ainsi.

 

- Toujours j’avais redouté d’être à peu près vide, de n’avoir en somme aucune sérieuse raison pour exister. A présent j’étais devant les faits , bien assuré de mon néant individuel.

 

- Nous sommes par nature si futiles que seules les distractions peuvent nous empêcher vraîment de mourir.

 

-Elle leur cache tout la vie, aux hommes. Dans le bruit d’eux-mêmes ils n’entendent rien. Ils s’en foutent. Et plus la ville est grande, et plus elle est haute, et plus ils s’en foutent.(Ref à New-York).

 

- Le voyage c’est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillons.

 

- La misère est géante, elle se sert pour essuyer les ordures du monde, de votre figure comme d’une toile à laver. Il en reste ! (Pour expliquer les marques du temps, des malheurs)

 

- Quand ils vous parlaient, on évitait leurs bouches, à cause que le dedans des pauvres sent déjà la mort.

 

- Il y a un moment de la misère où l’esprit n’est plus déjà tout le temps avec le corps, il s’y trouve vraîment trop mal. C’est déjà presque une âme qui vous parle. C’est pas responsable une âme.

 

- Entretien pour être embauché sur une chaîne chez FORD à New-York

Ca ne vous servira à rien ici, vos  études, mon garçon ; vous n’êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu’on vous commande d’exécuter.

Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs dans notre usine, c’est de chimpanzés dont nous avons besoin…. Un conseil encore : Ne nous parlez plus jamais de votre intelligence ! on pensera pour vous mon ami ! tenez-vous- le pour dit.

 

-Décidément, j’avais une âme débraillée comme une braguette.

 

- La gloire de nos jours, ne sourit guère qu’aux riches, savants ou non.

 

-à propos de la vie de couple


Quand on n’a pas l’occasion de se rencontrer souvent, on peut pas s’engueuler, et c’est déjà beaucoup de gagné. Comme la vie n’est qu’un délire tout bouffi de mensonges, plus qu’on est loin, et plus qu’on peut en mettre dedans, des mensonges, et plus alors qu’on est content, c’est naturel, et  c’est régulier. LA VERITE  C’est pas mangeable.

 

Leur tâche à eux (les pauvres), la seule, c’est de se vider de leur obéissance, de la vomir. S’ils y sont parvenus avant de crever tout à fait, alors ils peuvent se vanter de n’avoir pas vécu pour rien.

 

- L’amour , c’est l’infini à la portée des caniches.

 

- Faire confiance aux hommes, c’est déjà se faire tuer un peu.

 

- A propos de son métier de médecin

On n’est jamais très mécontent qu’un adulte s’en aille, ça fait toujours une vache de moins sur la terre qu’on se dit, tandis que pour un enfant, c’est tout de même moins sûr, il y a l’avenir.

 

-Rien n’est plus grave que la conviction exagérée

 

- Il me décevait et me dégoutait un peu pour tout dire (Il parle de Robinson son ami) :

« t’es bourgeois que je finis par conclure (parce que pour moi y avait pas pire injure à cette époque) tu ne penses en définitive qu’à l’argent… quand tu reverras clair (Robinson était devenu aveugle après la tentative ratée d’assassinat de la vieille Henrouille) tu seras devenu pire que les autres

 

-Puisqu’on était venu pour le plaisir, il fallait se dépêcher d’en trouver

 

-Un patron se trouve toujours un peu rassuré par l’ignominie de son personnel. L’esclave doit être coûte que coûte un peu et même beaucoup méprisable. Un ensemble de petites tares chroniques morales et physiques justifie le sort qui l’accable. La terre tourne mieux ainsi puisque chacun se trouve dessus à sa place méritée.

L’être dont on se sert doit être bas, plat, voué aux déchéances, cela soulage, surtout qu’il nous payait tout à fait mal Baryton. Dans ces cas d’avarices aiguës les employeurs demeurent un peu soupçonneux et inquiets. Raté, débauché, dévoyé, dévoué, tout s’expliquait se justifiait et s’harmonisait en somme. Il ne lui aurait pas déplu à Baryton que  » j’aye été  » un peu recherché par la police. C’est ça qui rend dévoué. J’avais renoncé d’ailleurs depuis belle-lurette à toute espèce d’amour- propre.

 

-La grande fatigue de l’existence n’est peut-être en somme que cet énorme mal qu’on se donne pour demeurer vingt ans, quarante ans, davantage, raisonnable pour ne pas être simplement, profondément soi-même  c’est à dire immonde, atroce, absurde. Cauchemar d’avoir à présenter toujours comme un petit idéal universel, surhomme, du matin au soir, le sous homme claudicant qu’on nous a donné.

 

Sachez avoir tort. Le monde est rempli de gens qui ont raison. C’est pour cela qu’il écoeure.

 

 

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