Archive pour janvier, 2014

REGIME COTON ET AUTRES ABSURDITES

Le régime coton : un phénomène inquiétant pour nos ados

Le régime coton : un phénomène inquiétant pour nos ados

Par Pauline Capmas-Delarue, le 28 janvier 2014

Porter un corset pour moins manger, se nourrir de savon ou encore avaler volontairement un vers solitaire… Tout cela vous semble insensé ? Ce sont pourtant des régimes très répandus sur les podiums. Et le dernier en vogue est le « Cotton Ball Diet » qui, comme son nom l’indique, consiste à se nourrir de boules de coton, imbibées de jus d’orange ou de smoothie. Une pratique aussi absurde que dangereuse…

Tutoriels sur Youtube et groupes Facebook foisonnent, remplis d’astuces pour avaler coton et morceaux de Kleenex plus facilement… Ce phénomène qui fait fureur outre Atlantique et chez nos voisins britanniques arrive aussi en France. Ses adeptes : des adolescentes.  Directement inspiré des pratiques des mannequins, ce « régime » promet de faire disparaître la sensation de faim, si désagréable lorsqu’on ne mange pas. Bourrez donc votre estomac de coton pour ressentir la satiété, sans oublier le jus d’orange, pour les vitamines !

Pommettes saillantes, thigh gap (le fameux écart entre les cuisses), voilà les canons de beauté véhiculés par le monde de la mode. Et les adolescentes sont prêtes à tout pour ressembler à leurs idoles, persuadées que c’est en devenant squelettiques qu’elles vont plaire. Mais outre le côté absurde de la chose, manger du coton est aussi très dangereux. Malnutrition, étouffement, intoxication aux produits chimiques et obstruction intestinale sont les risques encourus par les adeptes de cette méthode. Qui peut, à terme, causer la mort. Un peu de sport et une alimentation équilibrée, ça semble moins risqué non ?

 

♥♥ Serions-nous devenus fous ??.♥♥

 

AH…….L’AMOUR !!…..DOUCE SOUFFRANCE ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) – A MADEMOISELLE

Alfred de Musset

   AH.......L'AMOUR !!.....DOUCE  SOUFFRANCE  ?? ESCLAVAGE CONSENTI ??-A NINON (Alfred de Musset) - A  MADEMOISELLE dans LITTERATURE musset-autographe-manuscrit
Alfred de Musset (1810-1857)
 

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À Ninon

. Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

Peut-être cependant que vous m’en puniriez. .

Si je vous le disais, que six mois de silence

Cachent de longs tourments et des voeux insensés :

Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

Se plaît, comme une fée, à deviner d’avance ;

Vous me répondriez peut-être : Je le sais. .

Si je vous le disais, qu’une douce folie

A fait de moi votre ombre, et m’attache à vos pas :

Un petit air de doute et de mélancolie,

Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

Peut-être diriez-vous que vous n’y croyez pas. .

Si je vous le disais, que j’emporte dans l’âme

Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :

Un regard offensé, vous le savez, madame,

Change deux yeux d’azur en deux éclairs de flamme ;

Vous me défendriez peut-être de vous voir. .

Si je vous le disais, que chaque nuit je veille,

Que chaque jour je pleure et je prie à genoux ;

Ninon, quand vous riez, vous savez qu’une abeille

Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille ;

Si je vous le disais, peut-être en ririez-vous. .

Mais vous ne saurez rien. –

Je viens, sans rien en dire,

M’asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

Votre voix, je l’entends ; votre air, je le respire ;

Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux. .

Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

Le soir, derrière vous, j’écoute au piano

Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

Et, dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

Je vous sens, dans mes bras, plier comme un roseau.

. La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

De mille souvenirs en jaloux je m’empare ;

Et là, seul devant Dieu, plein d’une joie avare,

J’ouvre, comme un trésor, mon cœur tout plein de vous. .

J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;

J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;

Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;

Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,

Mais non pas sans bonheur ; – je vous vois, c’est assez. .

Non, je n’étais pas né pour ce bonheur suprême,

De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds.

Tout me le prouve, hélas ! jusqu’à ma douleur même…

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,

Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ? .

 

Alfred de Musset .

 

 

À Mademoiselle ***.

. Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire,

Vous avez le fatal pouvoir

De nous jeter par un sourire

Dans l’ivresse ou le désespoir. .

Oui, deux mots, le silence même,

Un regard distrait ou moqueur,

Peuvent donner à qui vous aime

Un coup de poignard dans le coeur. .

Oui, votre orgueil doit être immense,

Car, grâce à notre lâcheté,

Rien n’égale votre puissance,

Sinon votre fragilité. .

Mais toute puissance sur terre

Meurt quand l’abus en est trop grand,

Et qui sait souffrir et se taire

S’éloigne de vous en pleurant. .

Quel que soit le mal qu’il endure,

Son triste rôle est le plus beau.

J’aime encor mieux notre torture

Que votre métier de bourreau. .

Alfred de Musset. .

 

VOICI CE QUE PENSAIENT DE LUI SES PAIRS   Il y avait dans ce jeune talent une connaissance prématurée de la passion humaine, une joute furieuse avec elle. Amour, fléau du monde, exécrable folie, n’avait jamais été étreint plus au vif et, pour ainsi dire, plus au sang. Le poète de dix-neuf ans remuait l’âme dans ses abîmes, il en arrachait la vase impure à une étrange profondeur ; il culbutait du pied le couvercle de la tombe : à lui les femmes en cette vie, et le néant après ! La vieillesse était apostrophée, foulée en maint endroit, secoué par le menton, comme décrépite. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 102
  • .

Quel était donc le coeur de ce poète qui avait tant de pitié de la blancheur des marbres ? Poète, il l’était manifestement, même au fort de sa débauche. Dans ses plus mauvais chemins, la vérité rayonnante, l’image inespérée, l’éclat facile et prompt jaillissaient de la poussière de ses pas. Ce que ne donnent ni l’effort, ni l’étude, ni la logique d’un goût attentif et perfectible, il l’atteignait au passage ; il avait dans le style cette vertu d’ascension merveilleuse qui transporte en un clin d’oeil là où nul n’arrive en gravissant. .

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Alfred de Musset, Février 1835. Portraits contemporains, t. II, p. 103
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♥♥ ALFRED DE MUSSET EXCELLAIT DANS LES POEMES D’AMOUR : Lire  » LES NUITS (de Mai, d’Octobre etc..) » VOIR CI-APRES LETTRE D’ AMOUR A GEORGE SAND♥♥

musset sand

Jamais homme n’a aimé comme je t’aime.

Lettre d’Alfred de Musset à George Sand

Passion tumultueuse et déchirante, l’union d’Alfred de Musset et George Sand demeure un symbole littéraire de l’amour absolu et terrible. Quelques mois après leur rencontre, lors d’un voyage en Italie, Alfred de Musset tombe gravement malade : George Sand fait alors appel au docteur Pagello dont elle tombe profondément amoureuse. S’ensuivent alors des mois de crise, de ménage à trois, désormais typiques de ce couple avant-gardiste et original. Alors que Sand appelle à l’amitié plutôt qu’à l’amour, Musset n’en démord pas et lui adresse cette lettre passionnée, témoignage de ses sentiments éternels. Inévitablement, cette dernière lettre d’amour poussera George Sand à le quitter définitivement. Du romantisme en toutes lettres !

 

1er septembre 1834

Voilà huit jours que je suis parti et je ne t’ai pas encore écrit. J’attendais un moment de calme, il n’y en a plus. Je voulais t’écrire doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier de l’adieu que tu m’as envoyé, il est si bon, si triste, si doux : ma chère âme, tu as un cœur d’ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que je t’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu ne l’as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs ! Je t’aime, ô ma chair et mon sang ! Je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à en mourir ! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu’ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j’en meurs, mais j’aime, j’aime, j’aime. Qu’ils m’empêchent d’aimer !

 Vois-tu, lorsque je suis parti, je n’ai pas pu souffrir ; il n’y avait pas de place dans mon cœur. Je t’avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t’avais pressée sur cette blessure chérie ! Je suis parti sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère était triste, je crois que non, je l’ai embrassée, je suis parti ; je n’ai rien dit, j’avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse là-bas. Tu n’avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c’est que d’attendre un baiser cinq mois ! Sais-tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais-tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir. Maintenant c’est fini ; je m’étais dit qu’il fallait revivre, qu’il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage J’essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j’aime mieux ma souffrance que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t’aime ; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis perdu. Vois-tu, je ne réponds plus de rien.

( Texte : Alfred de Musset, Correspondances ; Image : © D.R. )

.

♥♥ Où sont-ils donc tous ces romantiques ? Notre

époque ignore complètement cette verve là, hélas !

.

Leurs propos étaient si agréables à entendre : les

femmes se sentaient convoitées au moins.

.

A présent on ne fait pas dans la dentelle c’est :

« tu veux ou tu veux pas, si tu veux pas tant pis,

j’en ferai pas une maladie « 

.

Avouez que cela manque de charme, et de tact  !! .♥♥

 

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