Archive pour 2 juin, 2013

soyons maitres de nous-mêmes : manque ou excès, lorsque la balance penche trop d’un côté, rétablissons là, par une maîtrise de soi

Quand les mères en font trop

Par figaro iconPascale Senk – le 31/05/2013
À vouloir être de parfaites éducatrices, certaines femmes s’épuisent jusqu’à faire un « burn-out maternel ».

«Trop». Quand vous observez certaines femmes avec leurs enfants, vous remarquez que le curseur semble être mis sur «trop»: trop d’attention – elles ont le regard rivé sur le moindre geste de leurs petits, ne s’intéressent à rien d’autre -, trop d’exigence – elles veulent que leur progéniture soit nourrie, vêtue et éduquée au «top» -, trop d’investissement – elles ne parlent plus que de cela: l’éducation et leur maternité. Bref, en devenant mères, ­elles se sont comme transformées en satellites de nouveaux êtres qui occupent totalement leur corps, leurs pensées, leurs journées. Aux États-Unis, on a même créé un terme pour évoquer cette inflation éducative: l’«over-parenting» ou le fait d’un parent «hélicoptère» qui manifeste une anxiété excessive pour ses petits, rêve pour eux d’accomplissements irréalistes et les gâte trop.

On peut s’interroger sur les motivations profondes de ces «outre-mères». Leur abnégation naîtrait-elle d’une peur inconsciente d’être une mauvaise mère? Pour le psychanalyste Patrick Delaroche, qui vient de publier avec l’écrivain Catherine Siguret un ouvrage dans lequel il analyse des témoignages d’enfants ayant été affublés de marâtres indifférentes, voire sadiques (Ma mère, ce fléau, Éd. Albin Michel), il y a encore beaucoup de tabous autour de ces versions négatives de la maternité. Or, selon lui, il existe toute une série de mères «normalement mauvaises» qui diffusent leur négativité auprès d’enfants qui parviendront néanmoins à devenir des adultes relativement libres.

«Parmi les plus nocives de ces mères, il y a les narcissiques, celles qui ont fait des enfants par contrainte sociale ou ­celles qui considèrent ceux-ci comme des prolongements d’elles-mêmes, observe le psychanalyste. Les obsessionnelles, acharnées à la propreté, sont aussi parmi les plus redoutables.» Ces «trop exigeantes», donc, à vouloir être des «supermères», obtiendraient finalement ce qu’elles craignent le plus: entrer dans la catégorie désolante des éducatrices incompétentes.

«Un cercle vicieux»

Supermère. Au départ, parce qu’elle avait une formation professionnelle d’éducatrice spécialisée et un puissant désir de fonder une famille nombreuse, Stéphanie Allanou, trentenaire de la région nantaise, se sentait sans doute ­prête à porter ce flambeau. Mais une petite-fille et des jumeaux plus tard, en seulement deux ans, laminent peu à peu sa belle énergie. «J’ai été réveillée de une à quatre fois par nuit pendant des mois et les insomnies ont commencé à m’épuiser, raconte-t-elle. Et comme j’avais pris un congé parental, je portais la responsabilité de ces 24 heures sur 24 pendant lesquelles j’étais à la maison avec les enfants. Je veillais donc à ce que le ­ménage, les courses, les occupations des petits, tout soit au “top”.»

Peu à peu, sa fatigue va croissante: «Je me réveillais le matin en pensant avec angoisse: “oh non, je ne veux pas les voir!” et, pour faire au mieux malgré tout, et sortir de ma culpabilité, je me mettais à anticiper tous les besoins des enfants, décrit-elle. C’était un cercle vicieux, je devenais de plus en plus réactive, autori­taire.» Une escalade qui la mène tout droit au syndrome «d’épuisement maternel».

C’est au moment où elle réalise qu’elle multiplie les tapes sur les fesses, les cris et pourrait devenir maltraitante que Stéphanie Allanou cherche de l’aide et s’informe sur le «burn-out maternel» décrit par certains sites Internet américains. «Pour éradiquer sa propre perte de contrôle, il faut absolument sortir de sa solitude et se tourner vers l’extérieur», recommande-t-elle aujourd’hui. Si les médecins, les consultations en PMI et CMPP ne l’aident guère, c’est en témoignant et en faisant des conférences que la jeune femme s’en sort. Aujourd’hui, son livre Mère épuisée (Éd. Les Liens qui libèrent) s’est vendu à 30.000 exemplaires et elle a créé une association à Nantes (www.ilot-familles.com) pour que les parents puissent se rencontrer autour d’activités de loisirs. «Il faut surtout que les mères trouvent un espace pour pouvoir évoquer leurs difficultés maternelles… Et prendre de l’air!», estime-t-elle.

Selon son expérience, le congé parental censé aider les mères à la maison est à double tranchant. «Elles ne peuvent que se surinvestir car elles sont censées rester 24 heures sur 24 avec leurs enfants – les heures de crèche étant réservées aux mères qui travaillent», regrette-t-elle.

Ainsi, en matière d’éducation, le «mieux» est-il aussi, parfois, l’ennemi du bien. Une réalité sur laquelle Patrick Delaroche s’interroge, eu égard aux enfants de «mauvaises mères» qu’il écoute en analyse: «Est-il plus facile de se libérer d’une mère indifférente et égoïste que de celle qui a été excessivement bonne?» La question reste entière

♥♥

La véritable éducation consiste à informer l’enfant sur ce qu’il convient de faire et ne pas faire, lui apprendre la confiance en soi par la réussite des travaux qu’il entreprend.

lui enseigner la modestie, la tolérance, l’amitié, le respect des autres,  et aussi le respect de soi, la réflexion , le travail  sans lequel on n’arrive à rien, lui apprendre à se satisfaire de ce qu’il  a, sans envier les autres, et surtout savoir mettre en oeuvre certains acquits pour progresser dans la vie et parvenir au métier qu’il aura choisi :  ce qui lui donnera accès à bien des satisfactions

Toujours se demander si en mettant un processus en marche, on ne lèse personne,  agir au mieux pour le bien de tous.

En lui enseignant tout cela, il ne connaitra pas la culpabilité, et pourra vivre heureux s’il met tous ces concepts à exécution. Il vivra dans la paix et dans l’harmonie. ♥♥

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