Archive pour 7 février, 2013

Déserts médicaux : le rapport explosif du Sénat

Déserts médicaux : le rapport explosif du Sénat

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Par Guillaume Guichard Mis à jour le 07/02/2013 à 11:18 | publié le 06/02/2013 à 19:05 Réactions (157)

Hervé Maurey, sénateur UDI de l'Eure. Crédit: DR
Hervé Maurey, sénateur UDI de l’Eure. Crédit: DR

INFO LE FIGARO - Les élus de la Haute Assemblée ne croient pas aux mesures incitatives proposées par Marisol Touraine. Ils suggèrent au contraire d’exclure de la Sécu les praticiens qui veulent s’installer dans les zones «surdotées».

Déserts médicaux : le rapport explosif du Sénat dans medecine coeur-Un pavé dans la mare dont se serait bien passé le gouvernement en ce moment. Pour repeupler les déserts médicaux, les sénateurs ont une mesure radicale: entraver la liberté d’installation des médecins et non les inciter à ouvrir des cabinets dans des zones sous-dotées. C’est en tout cas ce qu’ils prônent dans un rapport explosif rendu public jeudi et dont Le Figaro a eu connaissance. «À l’exception des médecins, toutes les professions de santé sont régulées, justifie Hervé Maurey(UDI), l’auteur,avec le socialiste Jean-Luc Fichet, du rapport adopté à l’unanimité par la Commission de l’aménagement du territoire. Nous ne proposons pas de supprimer la liberté d’installation des praticiens, nous voulons juste encadrer le libéralisme absolu qui a conduit à la désertification de certains territoires.»Concrètement, les élus de la Haute Assemblée proposent d’exclure de l’Assurance-maladie les médecins qui choisiraient de s’installer dans des zones déjà saturées. En conséquence, leurs patients n’étant pas remboursés par la Sécu, il serait impossible pour un jeune de se constituer une patientèle. Une mesure similaire, appliquée aux infirmiers en 2008, a provoqué en trois ans un bond des installations de 33 % dans les déserts médicaux. Les médecins spécialistes (gynécologues, cardiologues, etc.) bénéficieraient d’un régime un peu plus corsé, avec l’instauration d’un service médical obligatoire de deux ans, à la fin de leurs études, dans les petits hôpitaux de chefs-lieux de départements qui rencontrent de grandes difficultés à recruter.

Blocage des hôpitaux 

«Il faut dès à présent prévenir les étudiants que ce système pourrait être généralisé si les déserts médicaux s’étendent d’ici à la fin de la législature», garantie Hervé Maurey, qui a dans le collimateur les facultés de médecine. «Il faut régionaliser le numerus clausus en fonction des besoins des territoires, alors qu’à l’heure actuelle ce mécanisme ne définit les effectifs d’étudiants en médecine qu’au niveau ­national», insiste le sénateur de l’Eure.

Jusqu’à présent, les médecins ont tendance à s’installer dans la ville où ils ont étudié. Peu optent pour la campagne afin de remplacer les confrères, de plus en plus nombreux, à partir à la retraite. «Résultat, dans ma ville de Bernay (10.500 habitants), trois médecins ont fermé leur cabinet en un an», témoigne l’élu centriste. Pour lutter contre ce fléau, les sénateurs ne croient pas aux mesures incitatives, qu’ils jugent «opaques, complexes et inefficaces». La ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui a présenté fin 2012 un plan de lutte contre les déserts exclusivement basé sur l’incitatif, appréciera.

Reste que s’attaquer à la liberté d’installation des médecins est un exercice politiquement périlleux. «Tous les gouvernements ont reculé devant le poids électoral des médecins et les grèves des internes», reconnaît Hervé Maurey. En allant d’ailleurs parfois jusqu’à bloquer les hôpitaux plusieurs semaines durant. Jean-Marc Ayrault, comme ses prédécesseurs à Matignon. En 2011, alors qu’il était chef des députés socialistes, le premier ministre voulait alors, avec Marisol Touraine, soumettre l’installation des médecins à l’autorisation préalable de l’administration. Une mesure choc baptisée «bouclier rural» qui a été remisée au placard dès que François Hollande a été élu.

LIRE AUSSI:  sur http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/01/12/04016-20120112ARTFIG00673-deserts-medicaux-les-medecins-liberaux-ripostent.php

» Déserts médicaux: les médecins libéraux ripostent (article ci-dessous publié)

» Un plan «low-cost» contre les déserts médicaux                                                           

» L’État garantira 55.000 euros par an aux médecins

 

 

Déserts médicaux : les médecins libéraux ripostent

 

 

Les incitations à s'installer dans les déserts médicaux se sont avérées peu efficaces jusqu'ici.
Les incitations à s’installer dans les déserts médicaux se sont avérées peu efficaces jusqu’ici. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

Les hôpitaux et certains députés veulent remettre en cause la liberté d’installation.

coeur- dans medecine

La riposte n’a pas tardé. Après les propositions de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui suggère que les hôpitaux publics organisent eux-mêmes les soins de premiers recours en cas de «carence» des médecins de ville, le premier syndicat de médecins libéraux contre-attaque. «L’application à la médecine de ville de la rigidité du fonctionnement hospitalier serait une catastrophe pour les soins de proximité, met en garde la CSMF. «S’il n’y a pas de files d’attente dans notre pays, c’est grâce aux médecins libéraux qui ont un fonctionnement plus fluide et surtout qui travaillent plus de 10 heures par jour tandis que l’hôpital croule sous les RTT».

Pour le Dr Chassang, président du syndicat, la FHF est offensive car elle «sent le plancher se dérober sous ses pieds»: la recherche d’économies tout autant que la demande des patients, aboutissent à réduire la durée des séjours hospitaliers et à multiplier les actes en ambulatoire.

Mais des députés aussi veulent réguler la médecine de ville, avec proposition de loi «anti-déserts médicaux» radicale, qui sera débattue à la fin du mois: obligation d’exercer au moins trois ans dans une zone «sous-dense» au début de toute carrière de médecin libéral, autorisation de l’Agence régionale de santé avant toute création d’un cabinet de ville pour les médecins, dentistes, infirmiers, kinés et sages-femmes…

Des mesures dissuasives

«Ânerie, absurdité!», tempête Michel Chassang, cette fois au nom du CNPS, qui représente toutes ces professions de santé libérales. Le texte a été rédigé par quelqu’un «qui ne connaît rien à notre quotidien», accuse-t-il, bien que son auteur, Philippe Vigier (Nouveau Centre), soit… pharmacien biologiste.

Il est vrai que les «carabins» terminent leurs études vers 30 ans, souvent avec des enfants et en couple avec une personne ayant un emploi de son côté. Ce qui rend difficilement applicable une obligation d’aller exercer en zone rurale ou en banlieue plusieurs années. Le CNPS craint que ces mesures dissuadent davantage les jeunes de se tourner vers l’exercice libéral, alors que la plupart – majoritairement des femmes – choisissent déjà le salariat, notamment pour bénéficier des RTT ou d’un temps partiel.

Michel Chassang reste donc «opposé à toute coercition», même si les incitations à s’installer dans les déserts médicaux se sont avérées peu efficaces jusqu’ici. Il doit néanmoins reconnaître des «nuances» sur ce point entre professions de santé. Kinés, infirmiers et sages-femmes ont en effet accepté la voie intermédiaire proposée par l’Assurance-maladie: dans les zones denses, les nouvelles installations ne peuvent se faire qu’en remplacement d’un départ. En échange, ils ont obtenu des hausses de tarifs et des aides à l’installation en zones déficitaires.

LIRE AUSSI: sur   http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/01/12/04016-20120112ARTFIG00673-deserts-medicaux-les-medecins-liberaux-ripostent.php

» Médecine: des praticiens retraités plutôt qu’étrangers

 

Il est vrai qu’en province les médecins manquent cruellement, et il y a peu

d’hopitaux,  les malades sont contraints  de faire de nombreux kilomètres

pour y parvenir.

 

Il est évident que la loi des  » 35 heures  » dans les hopitaux a désorganisé

beaucoup de services  hospitaliers, l’exemple nous est donné  récemment à

Port-Royal, où un bébé est mort in-utéro parce que sa mère qui devait

accoucher ce jour là n’a pas été prise en charge par l’hopital !!!

 

Les URGENCES ne sont plus des urgences,  vous attendez votre tour durant 5

ou 6 heures,  pour vous entendre dire   » REVENEZ DEMAIN « . nous n’avons plus

de lits vacants  !   Cette situation je l’ai vécue dans un hopital parisien, alors

que mon cas n’était pas des plus bénins.

 

Et je pourrais vous citer d’autres situations où lorsque vous êtes malade, à la

merci du bon vouloir des infirmières, vous ne vous sentez pas en sécurité

 

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