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les attaques contre l’EURO du prix nobel d’économie PAUL KRUGMAN.- …mais pour Valéry Giscard d’Estaing, le prix Nobel se trompe

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Pour Paul Krugman, l’euro est une illusion…

Créé le 26-09-2012 à 19h48 – Mis à jour le 27-09-2012 à 11h54
Challenges

Le dernier ouvrage du prix Nobel d’économie est une charge virulente contre la monnaie unique. Extraits.

Mots-clés : EURO, salaires, immobilier, Crise de la dette, Compétitivité

Paul Krugman (SIPA)

Paul Krugman (SIPA)

« Fascinées par l’idée de créer un puissant symbole d’unité – l’établissement d’une monnaie commune –, les élites européennes ont sur-évalué ce qu’il y avait à y gagner, et négligé les avertissements indiquant que le projet recelait un inconvénient de taille.

Car posséder sa propre monnaie comporte de grands avantages, dont le plus connu est que la dévaluation permet parfois de mieux amortir les chocs économiques. Que l’on considère l’exemple suivant, qui n’a rien d’hypothétique : imaginons que l’Espagne ait été maintenue à flot pendant l’essentiel de la dernière décennie par un immense boom immobilier, financé par d’importants afflux de capitaux venus d’Allemagne. Ce boom a alimenté l’inflation et fait grimper les salaires espagnols par rapport aux salaires allemands. Mais il s’avère que cet essor était une bulle, et celle-ci éclate. Il faut alors que l’Espagne réoriente son économie, qu’elle se détourne du bâtiment au profit de l’industrie. Sauf qu’à ce moment précis l’industrie espagnole n’est plus compétitive, parce que les salaires espagnols sont trop élevés par rapport à ceux des Allemands.

Adieu, la dévaluation compétitive

Comment l’Espagne peut-elle retrouver sa compétitivité ? Elle peut chercher à persuader ses travailleurs d’accepter des salaires plus bas. C’est en fait la seule façon d’y parvenir si l’Espagne et l’Allemagne partagent la même monnaie. Mais si l’Espagne possède sa propre monnaie, et si elle est disposée à la voir baisser, il lui suffit de dévaluer pour réajuster ses salaires au bon niveau. En passant de 80 à 100 pesetas pour 1 Deutsche Mark sans toucher aux salaires espagnols en pesetas, on réduit d’un coup les salaires espagnols de 20 % par rapport aux salaires allemands.

Pourquoi cette solution serait-elle plus simple que de négocier une baisse des salaires ? Parce que les salariés rechignent toujours à l’accepter, et ce d’autant plus s’ils ne sont pas sûrs que les autres salariés l’accepteront, ni que le coût de la vie baissera proportionnellement aux salaires. Je n’ai pas connaissance d’un seul pays dont le marché de l’emploi et les institutions soient susceptibles de répondre à la situation espagnole que je viens de décrire au moyen d’une baisse généralisée des salaires. En revanche, les pays ont généralement la possibilité, et ils ne se privent pas de l’exploiter, d’abaisser sensiblement le niveau relatif de leurs salaires à peu près du jour au lendemain, et avec très peu de perturbations, à travers la dévaluation de leur monnaie.

Il existe un vaste corpus d’analyses économiques traitant des critères constituant une « zone monétaire optimale », expression consacrée aussi laide qu’utile désignant un groupe de pays qui gagneraient à faire fusionner leurs monnaies. Que disent ces travaux ? D’abord, il ne rime à rien que des pays partagent la même monnaie s’ils ne pratiquent pas beaucoup d’échanges économiques.

Faible mobilité de la main d’oeuvre et absence d’intégration budgétaire

A l’aune de ce critère-là, le profil de l’Europe apparaissait favorable : les pays européens effectuent environ 60% de leurs échanges entre eux. Mais selon deux autres critères importants – la mobilité de la main-d’œuvre et l’intégration budgétaire –, le continent était manifestement un terrain beaucoup moins propice à l’adoption d’une monnaie unique. Même si les Européens sont légalement autorisés depuis 1992 à travailler dans n’importe quel pays de l’Union, les différences culturelles et linguistiques sont telles que même d’importants écarts de taux de chômage ne donnent lieu qu’à peu de flux migratoires.

Pour illustrer l’importance de l’intégration budgétaire, comparons deux économies qui, décor naturel mis à part, se ressemblent beaucoup en ce moment : l’Irlande et le Nevada. L’une et l’autre ont nourri une immense bulle immobilière qui a éclaté ; l’une et l’autre ont plongé dans une profonde récession qui a fait exploser le chômage ; l’une et l’autre ont vu pulluler les cas de défaut de paiement de crédit immobilier. Mais au Nevada, ces chocs ont été considérablement amortis par le gouvernement fédéral. Le Nevada verse en ce moment beaucoup moins d’impôts à Washington, ses résidents du troisième âge perçoivent néanmoins toujours leur retraite, et le programme Medicare continue de prendre en charge leurs frais de santé. L’Irlande, de son côté, est très esseulée, et elle ne peut compter sur personne pour renflouer ses banques, payer retraites et couverture sociale alors que ses revenus sont sensiblement réduits.

On a cru que les nations de la zone euro auraient toute une politique saine

Ces avertissements ont été ignorés, comme la poussière mise sous le tapis. Le charme, si l’on peut dire, du projet européen, l’idée que le continent accomplissait un grand pas pour tourner définitivement la page de son passé belliqueux et devenir un phare de la démocratie, était trop fort. A ceux qui demandaient comment s’y prendrait l’Europe le jour où certaines économies se porteraient mieux que d’autres – comme l’Allemagne et l’Espagne aujourd’hui –, il était officiellement répondu, à peu de choses près, que toutes les nations de la zone euro appliqueraient une politique saine, de sorte que ce genre de « choc asymétrique » ne se produirait pas, et que si par malheur cela se produisait malgré tout, des « réformes structurelles » donneraient aux économies européennes la souplesse de produire les ajustements nécessaires. Tout cela n’a pas empêché l’Europe de subir un choc asymétrique colossal. Et c’est la création de l’euro qui l’a causé.

L’euro a officiellement vu le jour avec l’année 1999. La mesure a immédiatement produit un effet fatidique : elle a mis les investisseurs en confiance. Plus précisément, elle leur a donné la confiance de placer leur argent dans des pays précédemment jugés à risque. Les taux d’intérêt des pays du sud de l’Europe avaient toujours été significativement plus élevés qu’en Allemagne, parce que les investisseurs exigeaient une prime pour compenser le risque de dévaluation et/ou de défaut. A l’arrivée de l’euro, ces primes ont disparu : on a traité la dette espagnole, italienne, et même grecque comme si elle était aussi sûre que celle de l’Allemagne.

Cela équivalait à une baisse importante du coût de l’emprunt dans l’Europe du Sud, qui a entraîné d’immenses booms immobiliers immédiatement transformés en immenses bulles immobilières. Les banques locales étant loin de disposer des dépôts suffisants pour soutenir tous les prêts qu’elles consentaient, elles se sont massivement tournées vers le marché de gros, empruntant des fonds auprès des banques du « cœur » de l’Europe – allemandes pour l’essentiel – qui ne connaissaient pas une expansion comparable. On a donc assisté à des mouvements massifs de capitaux du cœur de l’Europe vers sa périphérie en plein essor.

La dette n’a explosé qu’avec la crise

Ces afflux de capitaux ont alimenté des booms qui ont à leur tour entraîné la hausse des salaires : dans la décennie qui a suivi la création de l’euro, le coût unitaire de la main-d’œuvre (les salaires ajustés en fonction de la productivité) a augmenté d’environ 35 % en Europe du Sud, contre seulement 9 % en Allemagne. La fabrication dans les pays du Sud a cessé d’être compétitive, c’est-à-dire que les pays qui attiraient l’afflux massif de capitaux se sont mis à entretenir des déficits commerciaux tout aussi massifs.

Après la création de l’euro, les économies du GIPSI (des noms anglais : Greece, Ireland, Portugal, Spain, Italy) ont accumulé d’immenses déficits de leurs comptes courants. Dans le même temps, l’Allemagne connaissait un excédent de proportion équivalente. Mais rares sont ceux qui ont perçu le danger au moment où il était en train de se matérialiser. Dans l’ensemble, on a plutôt fait preuve d’une complaisance frôlant l’euphorie. Jusqu’au jour où les bulles ont éclaté.

C’est là qu’est apparue « la Grande Illusion européenne » : la croyance que la crise est essentiellement due à l’irresponsabilité budgétaire. Les pays ont accumulé de trop grands déficits budgétaires, nous explique-t-on, qui les ont enfoncés dans la dette jusqu’au cou – et ce qu’il faut à présent, c’est imposer des règles garantissant que cela ne se reproduise plus jamais. Or, dans l’ensemble, les nations européennes aujourd’hui en difficulté s’employaient avec détermination à réduire leur endettement quand la crise financière a frappé. Sa lecture montre que, loin de s’abandonner au laxisme, l’ensemble du GIPSI semble surtout avoir été en train de redresser progressivement sa situation budgétaire. La dette n’a explosé qu’avec la crise.

Ce qui est en en fait à l’origine de la crise

Pourtant, bon nombre d’Européens occupant des postes-clés – et plus particulièrement la classe politique et les hauts fonctionnaires en Allemagne, mais aussi la direction de la Banque centrale européenne et les leaders d’opinion du monde de la finance et de la banque – sont profondément imprégnés de la Grande Illusion, et nulle accumulation d’indices contraires ne semble en mesure de les faire changer d’avis. Du coup, la question de la solution à la crise est le plus souvent posée en termes moraux : les nations sont dans le pétrin parce qu’elles ont péché ; elles se rachèteront par la souffrance. C’est une très mauvaise façon d’aborder les problèmes qui accablent réellement l’Europe.

L’Europe n’est pas un tout. C’est un assemblage de nations possédant chacune son propre budget (parce que l’intégration budgétaire est très faible) et son propre marché du travail (parce que la main-d’œuvre est peu mobile), mais pas sa propre monnaie. Et c’est cela qui crée la crise. Prenons le cas de l’Espagne, emblématique à mes yeux de la crise économique de l’euro, et ignorons pour l’heure la question du déficit budgétaire. On l’a vu, pendant les huit premières années d’existence de l’euro, l’Espagne a connu d’immenses afflux d’argent qui ont alimenté une bulle immobilière massive et conduit à une hausse importante des salaires et des prix, relativement à ceux des économies du cœur de l’Europe. Le problème fondamental de l’Espagne, d’où découle tout le reste, est de ramener ses coûts et ses prix au juste niveau. Comment y parvenir ?

Eh bien, cela pourrait se faire à travers l’inflation au sein des économies du cœur de l’Europe. Supposons que la BCE applique une politique monétaire souple et que le gouvernement allemand se mette à pratiquer la relance budgétaire ; cela entraînerait le plein-emploi en Allemagne, alors que le chômage resterait élevé en Espagne. Les salaires -espagnols n’augmenteraient que peu, voire pas du tout, et les salaires allemands augmenteraient beaucoup ; les coûts espagnols resteraient stables, tandis que ceux de l’Allemagne augmenteraient. Et le réajustement pour l’Espagne serait relativement aisé – pas aisé, relativement aisé.

Des nations condamnées à des années de déflation et de stagnation

Mais les Allemands ont une sainte horreur de l’idée même d’inflation, à cause du souvenir de l’hyperinflation du début des années 1920. Et, plus important peut-être, la BCE, selon les termes mêmes de son mandat, est tenue d’assurer la stabilité des prix – point final. Dans l’état d’esprit qui prédomine aujourd’hui, l’inflation apparaît irrévocablement comme un grand mal, quelles que soient les conséquences d’une politique de faible inflation. Songez à présent à ce que cela implique pour l’Espagne – qui doit faire baisser ses dépenses à travers la déflation, désignée dans le jargon européen par l’expression « dévaluation interne ». La mission est extrêmement difficile, parce que les salaires sont rigides à la baisse : ils ne baissent que lentement et avec difficulté, même en présence de chômage de masse.

Et ce n’est pas tout. Que dire de la crise budgétaire et des taux d’intérêt galopants de la dette souveraine des pays du sud de l’Europe ? En grande partie, la crise budgétaire est un sous-produit du problème de l’éclatement des bulles et des coûts inégaux. A l’entame de la crise, les déficits ont enflé et la dette a fait un bond quand les Etats déboussolés ont procédé au renflouement de leur système bancaire. Or l’outil habituel des Etats contre le poids excessif de leur dette – un mélange d’inflation et de croissance pour éroder le rapport dette-PIB – est inaccessible aux pays de la zone euro, qui se voient condamnés à des années de déflation et de stagnation. Il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que les investisseurs se demandent si les pays du sud de l’Europe voudront, ou pourront, pleinement rembourser leur dette.

Mais, là encore, ce n’est pas tout. La crise de l’euro comporte un autre élément, une autre faiblesse propre aux monnaies communes, qui a surpris trop de monde, moi le premier. Il se trouve que les pays dépourvus de monnaie propre sont extrêmement vulnérables aux paniques autoréalisatrices, lorsque les efforts des inves-tisseurs pour éviter des pertes en cas de défaut de paiement en viennent précisément à déclencher le défaut tant redouté.

Dans leur quasi-totalité, les Etats modernes entretiennent de la dette, et il ne s’agit pas seulement d’obligations à trente ans ; une part importante de cette dette est à court terme, avec une échéance de quelques mois à peine, et des obligations à deux, trois ou cinq ans, dont une bonne part sera remboursable à tout moment. Les Etats comptent sur le fait de pouvoir renégocier l’essentiel de cette dette en vendant de nouvelles obligations pour payer les anciennes. Si pour quelque raison les investisseurs en viennent à refuser d’acheter de nouvelles obligations, même un Etat fondamentalement solvable peut se voir poussé à faire défaut.

Pourquoi l’Europe a-t-elle si maladroitement réagi à la crise ?

Cela crée immédiatement la possibilité d’une crise autoréalisatrice, où la crainte d’un défaut provoqué par la pénurie de liquidités incite les investisseurs à fuir les obligations d’un Etat, provoquant précisément la pénurie de liquidités qu’ils redoutent. Et même si l’on n’a pas encore assisté à ce type de crise, on voit bien que la nervosité ambiante à propos de son éventualité peut inciter les investisseurs à exiger des taux d’intérêt plus élevés pour prêter à des pays risquant potentiellement une telle panique autoréalisatrice.

Sans surprise, l’appartenance à la zone euro entraîne depuis début 2011 une pénalité, les pays concernés étant soumis à des coûts d’emprunt plus élevés que d’autres au profil économique et budgétaire similaire, mais qui possèdent une monnaie propre. A cet égard, la comparaison de l’Espagne et du Royaume-Uni n’est pas la seule intéressante ; celle que je préfère concerne trois pays scandinaves, la Finlande, la Suède et le Danemark, dont chacun devrait être jugé largement digne de confiance. Mais la Finlande, utilisatrice de l’euro, a vu ses coûts d’emprunt substantiellement dépasser ceux de la Suède, qui a conservé sa propre monnaie flottante, et même ceux du Danemark, qui maintient un taux de change fixe avec l’euro, mais conserve sa propre monnaie, et peut donc se renflouer seul en cas de pénurie de liquidités.

Pourquoi l’Europe a-t-elle si maladroitement réagi à la crise ? J’ai déjà donné un élément de réponse : un grand nombre de dirigeants du continent paraissent vouloir à tout prix « helléniser » leur analyse, considérer que tous les pays en difficulté – pas seulement la Grèce – ne doivent leur situation qu’à l’irresponsabilité budgétaire. Et cette vision erronée les conduit à opter logiquement pour un faux remède : si le problème tient au laxisme budgétaire, la solution se trouve forcément dans la rigueur budgétaire. C’est l’économie comprise comme un conte moral, à ceci près que les péchés recevant châtiment n’ont pour la plupart jamais été commis.

© Editions Flammarion (2012)

 

 

 

 

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…mais pour Valéry Giscard d’Estaing, le prix Nobel se trompe

Créé le 26-09-2012 à 19h40 – Mis à jour le 27-09-2012 à 11h49
Challenges

Selon l’ex-président de la République, il n’y a pas de crise de l’euro, mais une mauvaise gestion par certains pays de leurs obligations.

Mots-clés : EURO, zone euro, Eurozone, fédéralisme, Paul Krugman

Valéry Giscard d'Estaing. (Miguel Medina/NBC/AP/SIPA)

Valéry Giscard d’Estaing. (Miguel Medina/NBC/AP/SIPA)

Challenges a demandé à Valéry Giscard d’Estaing ce qu’il pensait du dernier ouvrage de Paul Krugman sur la crise de l’euro (pour lire un extrait de ce livre corrosif, cliquez ici).  L’ancien Président de la République livre ci-dessous le fond de sa pensée.

« Paul Krugman a reçu le prix Nobel pour ses travaux sur le commerce international, mais il n’est pas un spécialiste des questions monétaires. Il nous livre un travail intelligent et intéressant, qu’il faut lire, mais qui est le produit d’une culture économique anglo-saxonne, où ce sont les éléments financiers qui déterminent la croissance. Il dit brillamment des choses, mais il le fait avec des yeux américains, les yeux de quelqu’un qui imagine que l’Europe, c’est la même chose que l’Amérique, de l’autre côté de l’Atlantique. Or l’Europe, c’est autre chose. Une autre histoire et d’autres comportements. Aujourd’hui, c’est une volonté de ne pas abandonner -l’euro, comme l’a rappelé encore récemment Mario Draghi, le président de la Banque centrale, en dépit du harcèlement des médias anglo-saxons.

Mais il faut commencer par le commencement : il n’existe pas de « crise de l’euro ». C’est une expression médiatique et politique. Une crise monétaire se reconnaît à un taux de change qui chute, ou au fait que les gens refusent d’être payés avec cette monnaie. Personne ne refuse d’être payé en euro, et son cours aujourd’hui navigue autour de 1,30 dollar. Ce que l’on appelle crise de l’euro, c’est en fait la mauvaise gestion par certains pays membres de leurs obligations vis-à-vis de la monnaie commune.

Le décrochage s’est fait après 2000

Il faut lire l’article 104 du traité de Maastricht qui dit très exactement ce qu’il aurait fallu faire : les Etats membres évitent les déficits excessifs, la Commission surveille… L’article 1er du protocole 12 sur les déficits excessifs fixe les limites (3 % du PIB pour le déficit, 60 % pour la dette). Nous ne l’avons pas tenu : le reproche n’est pas à faire à l’euro, mais à ceux qui n’ont pas respecté leurs engagements. Et ni Schröder ni Chirac ne sont exempts de reproches à ce sujet, puisque le décrochage s’est fait après 2000, alors qu’ils avaient signé le traité d’Amsterdam en 1997 qui avait renouvelé ces engagements.

Voyons maintenant les arguments de Paul Krugman qui méritent d’être discutés : il a raison de rappeler que nous ne sommes pas seulement face à un problème de non-respect de règles de déficit budgétaire. La question se pose de savoir si, au sein d’une même zone monétaire, deux Etats qui ont des compétitivités différentes peuvent vivre ensemble. Krugman confirme que l’existence de l’euro rendant impossible une dévaluation, l’ajustement ne peut se faire que par des baisses de salaires et de coûts. Cela n’est possible qu’à la condition de rester dans certaines limites, acceptables par l’opinion. Mais sa solution, préconisant un ajustement semblable à une pseudo-réévaluation, en poussant les Allemands à faire davantage de croissance, stimulée par la Banque centrale avec l’objectif de faire monter les salaires, est tout aussi contestable que la dévaluation virtuelle qu’il condamne. Les Allemands n’en voudraient pas davantage, et on ne peut pas la leur imposer.

Il faut un président de la zone euro qui inspire confiance

Deuxième registre où Krugman se trompe. Il compare la situation au Nevada et en Irlande, deux Etats en faillite, pour montrer que l’un fait partie d’un ensemble où les solidarités continuent de fonctionner, alors que, dans l’autre, les solidarités -disparaissent. Le Prix Nobel oublie seulement de préciser que l’Europe ne vise pas à être ce que sont les Etats-Unis, c’est-à-dire un pays avec un fédéralisme fort et centralisé. Elle vise à avoir une zone monétaire avec une organisation qui fonctionne. Or nous n’avons pas mis en place la structure élémentaire de fonctionnement du système.

Cela serait pourtant simple : il faut un président de la zone euro qui inspire confiance – allemand, tout le monde pense au ministre des Finances – et un secrétaire général français qui ferait marcher les rouages –, deux noms au moins me viennent à l’esprit. Avec en parallèle la promesse du retour progressif aux équilibres budgétaires, tout le marché se calme, car il n’y a plus d’espace pour la spéculation.

Instituer une vraie coordination de la zone euro

Paul Krugman nous dit une chose juste : la création de la monnaie commune doit comporter une part de solidarité. Il faut l’introduire dans le système, et c’est l’objet précisément du Mécanisme européen de stabilité. Seulement, le Prix Nobel écarte le facteur temps – on ne peut rétablir en un an ou deux dix années de déséquilibre. Plus tard, on pourra mettre en commun, non pas la dette ancienne, mais la dette nouvelle, ce qui débouchera à terme sur un Trésor européen. Mais ce sont des mouvements dans la durée.

Il faut enfin séparer clairement le fonctionnement de l’Europe à 27 de celui de la zone euro, et arrêter les divagations actuelles sur un fédéralisme général qui n’a aucune chance d’aboutir et ferait capoter le système. Nous avons seulement besoin d’une coordination macroéconomique, budgétaire et fiscale. Ce n’est pas rien, et il existe déjà une amorce de cela avec les Grandes Orientations des politiques économiques. Pour éviter les interférences, je suggère de faire fonctionner cette institution à Strasbourg. Bruxelles reste la capitale de l’Europe à 27. La zone euro, elle, doit partager son centre névralgique entre Francfort pour la monnaie et Strasbourg pour les réunions de politique économique ».

 

Valéry Giscard d’Estaing, pour Challenges 

 

 

les chansons tristes que ma grand mère me chantait, et les chansons de l’époque de mes parents

A l’époque où ma grand’mère est née à la fin du 19e siècle, les

chansons étaient souvent tragiques, elles relataient la vie du moment

 

c’était des « chansons réalistes »

 

On chantait

 

 

 

la guerre

Cette chanson  antimilitariste a été écrite après la guerre de 1914,  je l’ai entendu pour la première fois chantée par mon père, qui avait perdu son père des suites de cette guerre : ses poumons étaient brûlés par les gaz.
,

 

15 Miniature e

chansons historiques de france 60 : La butte rouge 1923  


1°) les femmes délaissées avec un enfant :

Mon fils, j’viens d’apprendre par un gars de chez nous

Qu’à Paris, tu f’sais pas mal de conquêtes…….

………………………….

Pense à ta maman, ta bonne vieille maman,

Qui a tant pleuré si souvent en cachette

Tu m’interrogeais, souviens toi, mon gars,

Je te répondais, c’n'est qu’un mal de tête,

Je n’voulais pas qu’tu saches que j’étais une fille mère

Un homme m’a promis les plus doux serments

Il m’abandonna quand il fut ton père

T’es qu’un ouvrier, pense à ta maman

2°)Les femmes qui se prostituaient,       Miniature  Berthe SYLVA.« DuGRIS

 

« du gris que l’on prend dans ses doigt »:

Tu n’fumes pas! Oh ben t’en a de la chance,

C’est qu’la vie pour toi c’est du velours

Le tabac, c’est le baume de la souffrance,
Quand on fume, l’ fardeau est moins lourd.
…………………………………………..

Du gris que l’on prend dans ses doigts

Et qu’on roule
C’est fort, c’est âcre, comme du bois,
Ça vous saoule
C’est bon et ça vous laisse un goût
Presque louche
De sang, d’amour et de dégoût,
Dans la bouche

Monsieur le Docteur, c’est grave ma blessure?
Oui je comprends, il n’y a plus d’espoir
Le coupable, je n’en sais rien, je vous le jure
C’est le métier, la rue, le trottoir
Le coupable, ah je peux bien vous le dire
C’est les hommes avec leur amour
C’est le cœur qui se laisse séduire
La misère qui dure nuit et jour
Et puis je m’en fous, tenez, donnez-moi
Avant de mourir une dernière fois

 

L’hirondelle de faubourg

 

13 Miniature

L’HIRONDELLE DU FAUBOURG JACK LANTIER

………………………………. …………………………………………………………………………..

…………………………………

Le docteur reprit : Vous portez une médaille
C’est un cadeau, sans doute, de votre amant ?
Non c’est le souvenir de l’homme, du rien qui vaille
De l’homme sans coeur qui trompa ma maman !
Laissez moi lire : André, Marie-Thérèse
Mais je la reconnais cette médaille en argent
Et cette date : Avril quatre-vingt-treize !
Laissez-moi seul, je veux guérir cette enfant
Vous me regardez tous avec de grands yeux
C’est mon devoir de soigner les malheureux.

{Refrain:}
On l’appelle l’Hirondelle du Faubourg
Ce n’est qu’une pauvre fille d’amour
Née un jour de la saison printanière
D’une petite ouvrière
Comme les autres elle aurait bien tourné,
Si son père au lieu de l’abandonner
Avait su protéger de son aile,
L’Hirondelle

Le numéro treize toujours quarante de fièvre
Oui… ça ne va pas comme je l’avais espéré
Je vois la vie s’échapper de ses lèvres
Et rien à faire… rien… pour l’en empêcher !
Je suis un savant, j’en ai guéri des femmes
Mais c’est celle-là que j’aurais voulu sauver.
La voilà qui passe… écoute retiens ton âme
Je suis ton père ma fille bien-aimée…
Je ne suis pas fou… je suis un malheureux
Vous mes élèves, écoutez… je le veux.

REFRAIN

3° ) L’enfance malheureuse

 

             Miniature                                                                                                  

 

  BERTHE SYLVA – LES ROSES BLANCHES + LYRICS

 

 

 

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Berthe SYLVA « Viens, maman » 1931.  

3°) La mortalité infantile si répandue à cette époque, où la misère du peuple n’était pas un vain mot

 

7 Miniature

Berthe Sylva « Le petit ballon rouge » 1933.

 

 

4°) la vieillesse, la misère, le désarroi de la perte d’un seul compagnon « pataud »

 

 

    • OFFICIEL
  1. Mon vieux Pataud - Berthe Sylva

    Rouillé perclus courbé sur son bâton de chêne Quand Butaud l’braconnier dut r’noncer à l’affût Bien qu’on ne l’aimât guère vu 

 

 

Puis un peu plus tard, les chansons ont pris une autre tournure, c’était

l’époque de mes parents : les chansons d’amour fleurissaient avec les

chanteurs de charme tels que  TINO  ROSSI,  ANDRE CLAVEAU, 

JEAN SABLON  ETC……. La vie devenait plus douce……. mais la guerre

éclata…………..! !  UNE EPREUVE ENCORE…….. ET TOUJOURS, JUSQU’A

LA NUIT DES TEMPS. C’EST UN ETERNEL RECOMMENCEMENT.


j’ai toujours pensé que c’est ici, sur cette terre que nous vivons l’enfer.

 

 

10 Miniature

« Parlami d’amore Mariù » by Tino Rossi

Come sei bella più bella stasera mariú!
Splende un sorriso di stella negli occhi tuoi blu!
Anche se avverso il destino domani sarà
Oggi ti sono vicino, perche sospirar?
Non pensar! Parlami d’amore, mariù!
Tutta la mia vita sei tu!
Gli occhi tuoi belle brillano
Fiamme di sogno scintillano Dimmi che illusione non e
Dimmi che sei tutta per me!
Qui sul tuo cuor non soffro più
Parlami d’amore, mariù! Qui sul tuo cuor non soffro più
Parlami d’amore, mariù!

traduction
Comme tu es belle, la plus belle ce soi r, Mariu
Dans tes yeux bleus brille le sourire d’une étoile 
Bien qu’un néfaste destin aura lieu demain
Aujourd’hui, nous sommes proches, pourquoi être tristes ?
N’y pensons pas !

Parle- moi d’amour, Mariu
Toute ma vie, c’est toi!
Tes beaux yeux brillants
Flambent d’un rêve scintillant

Dis- moi que je ne rêve pas, et
Dis-moi que tu es toute à moi !
Et pour que mon cœur ne souffre plus
Parle-moi d’amour, Mariu

Et pour que mon cœur ne souffre plus
Parle-moi d’amour, Mariu

{ d’après Traduction réalisée par esmeralda76}

 

 

9 Miniature

« Tshi,tshi » Tino Rossi, film 1936. 



Miniature

André Claveau – Ah! c’qu’on s’aimait, 1941

 

 

14 Miniature

Andre Claveau cerisier rose et pommier blanc

En principe, ce sont les cerisiers qui sont blancs, et les pommiers qui sont roses, mais que ne ferait-on pas pour la rime.

 

Jean Sablon – Vous, Qui Passez Sans Me voir…

 

 

12 Miniature

JEAN SABLON – 1939 – J’ATTENDRAI + LYRICS

 


Madame DUFLOT réclame le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière !!!

 

Cécile Duflot s'est murée dans le silence depuis que le conseil fédéral d'EELV s'est prononcé contre la ratification du Traité européen.Cécile Duflot s’est murée dans le silence depuis que le conseil fédéral d’EELV s’est prononcé contre la ratification du Traité européen. © MAXPPP

« Je ne démissionnerai pas », a dit la ministre EELV.

>> Mise à jour : 16h47. Matignon a indiqué lundi que « la question de la participation » des ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, « ne se pose pas ».

On a entendu la colère de Daniel Cohn-Bendit, on a vu le sourire de Jean-Vincent Placé, entr’aperçu la gêne de François de Rugy… Mais de la part de Cécile Duflot, point de réactions. Depuis samedi après-midi, quand Europe Ecologie-Les Verts, son parti, a décidé de massivement voter contre la ratification du traité européen, et pendant près de 48 heures, le ministre du Logement est restée muette. Son seul propos public a longtemps consisté en un tweet, un brin énigmatique. « Méthode anti-stress : cuisiner un Chili le samedi soir à 22 heures… », a écrit la ministre du Logement, photo à l’appui.

extrait d’un article de l’EXPRESS sur le vote des étrangers

 » Depuis longtemps, on parle du droit de vote aux élections municipales des étrangers installés légalement en France. La Gauche internationaliste bien pensante, défenderesse des droits des émigrés en a fait son cheval de bataille, Cécile Duflot en tête.

cette gauche pose ce droit de vote des émigrés non européens comme un possible « casus belli «  si François Hollande ne respecte sa promesse électorale.  »

définition de « casus belli «  : acte de nature à provoquer la guerre entre deux états

Madame Duflot souffle sur les braises pour activer le feu qui couve, depuis l’élection de ce nouveau gouvernement est-elle consciente de la situation ? ?

Le droit de vote des étrangers n’est pas pour demain ! ! Dois-je rappeler à Madame DUFLOT et à ses partisans que pour voter en France, il faut avoir la nationalité française, point barre.

Il serait trop facile de semer la zizanie dans un pays lorsqu’on y est simplement que de passage.. J’habite en Seine Saint Denis, et je m’aperçois chaque jour que nos  » us et coutumes  » sont bafoués.

 

Madame DUFLOT ne veut pas non plus ratifier le traité européen ; il est vrai que François HOLLANDE avait promis de renégocier le traité, ce qui lui a été impossible de faire, il a juste fait rajouter une clause sur la » croissance », mais comment peut-il y avoir de la croissance, avec le chômage qui s’emplifie, les entreprises qui ferment, les impôts qui vont s’amoncelant, et la perte de certains avantages sociaux.
Comment pouvez-vous rester dans un gouvernement  qui ne tient pas ses promeses, Madame DUFLOT ? ?    Si  vous aviez le respect de vous-même, vous devriez quitter ce gouvernement, mais que nenni, vous semblez tenir à votre place de ministre, l’honneur aurait poutant voulu que vous claquiez la porte !! il est vrai que l’honneur de nos jours on s’assoit dessus, à présent ce qui tient lieu d’honneur , c’est l’argent ; je sais c’est beaucoup moins élégant, plus vulgaire, mais malgré tout il en faut suffisamment pour vivre décemment .  Quant à vous, vous réclamez le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la fermière.,

Et le traité européen ? ?  ratifié où pas ratifié , il nous claque dans les doigts, on est perdant dans tous les cas de figures :

- Si on le ratifie, il nous faudra se serrer la ceinture jusqu’à en étouffer, mais on pourra quand même continuer à s’endetter à des taux interessants, voir négatifs.

- Si on ne le ratifie pas, notre réputation sera mise à mal, les taux d’intérêts auxquels on pourra prétendre seront très élevés, mais on pourra continuer à s’endetter, sans l’aide, toutefois, des pays solidaires ; aucun pays d’ Europe ne viendra à notre aide.

En clair :

si on ratifie le traité européen :    c’est la peste

si on  ne ratifie pas le traité…. :     c’est le choléra


Sortons définitivement  DE CETTE EUROPE qui ne

nous apporte que des désagréments.

 

 

 

 

Madame DUFLOT réclame le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la fermière !!! dans politique noEU-320
Depuis l’après-guerre tous les gouvernements (sauf
000
celui du général De Gaulle) de gauche , comme de
000
droite nous orientent vers une EUROPE du grand
000
capital qui fera les beaux jours d’une oligarchie
000
en préservant leurs privilèges à nos dépens.
000

SORTONS  DE  L’UNION EUROPEENNE, DE L’EURO, ET
000
DE L’OTAN, c’est VITAL

 

 

 

Non à l’UE du Capital

                                                                           <0<0<0<0<0

Depuis l’introduction de l’euro, les travailleurs autrichiens ont perdu

entre 25 et 35% de leur pouvoir d’achat

 

 

<0<0<0<0<0<0<0<0<

 

000putain-de-non             CE  PETIT  GARCON
000
 
DEVRA  RAMER  POUR TROUVER  DU TRAVAIL DANS
000
LE FUTUR , C’EST   L’EUROPE QUI LE VEUT  !!!!!
000
 
CE SONT NOS GOUVERNANTS QUI L’ONT DECIDE
000
AINSI.


 

000

Interview de François Asselineau au JT de TV8 Mont-Blanc le 21 Septembre 2012

François Asselineau était l’invité de la présentatrice du journal télévisé de la chaine TV8 Mont-blanc, Fanette DEBUISSON le 21 septembre 2012 juste avant l’ouverture de la première université de l’Union Populaire Républicaine qui s’est

 

ce sont toujours les enfants qui paient………….

 

 

INFIDELITE

 

 

Ceux qui en payent les conséquences, ce sont toujours les enfants…!!

Les images peuvent être soumises à des droits d’auteur.

 

Histoires d’enfants.  


> > >   
Un petit garçon annonce à sa mère : 
 J’ai décidé de ne plus aller à l école ! 
 En quel honneur ? 
 Aux infos, ils ont dit qu’on avait abattu quelqu’un en Italie parce qu’il en savait trop ! 

> > >


Une maman vient d’avoir un deuxième bébé. La nuit il se met à pleurer. 
 La maman se lève alors et dit : 
 Il va falloir que j’aille le changer ! 
 Le petit frère, entendant cela, s’adresse alors à la maman : 
 Oh oui, change-le et prends-en un autre qui pleure moins !!!……

<<<<<<<<<<<

 Un gamin regarde sa mère enceinte se dévêtir… 
 Dis Maman, pourquoi tu as un gros ventre ?… 
 Ah…. lui répond sa maman, c’est parce que papa m’a donné un petit bébé…. 
 Il sort de la chambre et s’en va retrouver son père pour lui demander: 
 Papa, c’est vrai que tu as donné un petit bébé à maman ? 
 Oui, lui répond tendrement son jeune papa… 
 Eh bien….. elle l’a mangé!!!….. 
> > >

 Deux enfants de six ans discutent…

 
L’un dit à l’autre : 


 Ah, ce matin, j’ai trouvé une

 capote

dans la véranda… 


Et l’autre lui répond : 


C’est quoi une véranda ?????…. 

> > >

Le pouvoir du marketing… 


 Deux enfants de 8 ans sont en conversation dans la chambre. 


Le gamin demande à la petite fille : 


 Que vas-tu demander pour la Saint Nicolas? 


 Je vais demander une Barbie, et toi? 


 Moi, je vais demander un Tampax, répond le garçon.

 
C’est quoi un Tampax? 


J’en sais rien… mais à la télé, ils disent qu’on peut aller à la plage tous

les jours, aller à vélo, faire du cheval, danser, aller en boîte, courir, faire

un tas de choses sympa, et le meilleur… sans que personne s’en

aperçoive !…

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