Archive pour juillet, 2012

ALFRED DE MUSSET poème évoquant la MER et la TRISTESSE : « A ULRIC G » + chanson d’ALAIN BARRIERE – A REGARDER LA MER + relaxation : » ma fenêtre sur la mer » et sons ambiants

A regarder la Mer : Alain Barrière.

 

Expérience de relaxation avec vue sur la mer et sons ambiants….

 

regarder la video ci-dessus en « plein écran » puis écoutez

chanter la mer…….. c’est super ! !

Parole de A Regarder La Mer: d’ALAIN BARRIERE

Et je reste des heures à regarder la mer
Le coeur abasourdi les pensées de travers
Et je ne comprends rien à ce triste univers
Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes
Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
Je n’aurai donc été en ce grand univers
Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
Et l’inutile cri d’une inutile fête
Et je reste des heures
Et je reste des heures
À regarder la mer

A Ulric G.

 

Ulric, nul oeil des mers n’a mesuré l’abîme,
Ni les hérons plongeurs, ni les vieux matelots.
Le soleil vient briser ses rayons sur leur cime,
Comme un soldat vaincu brise ses javelots.

Ainsi, nul oeil, Ulric, n’a pénétré les ondes
De tes douleurs sans borne, ange du ciel tombé.
Tu portes dans ta tête et dans ton coeur deux mondes,
Quand le soir, près de moi, tu vas triste et courbé.

Mais laisse-moi du moins regarder dans ton âme,
Comme un enfant craintif se penche sur les eaux ;
Toi si plein, front pâli sous des baisers de femme,
Moi si jeune, enviant ta blessure et tes maux.

 

 

Alfred de Musset (1829)

 

Ce poème s’adresse à ULRIC  GUTTINGUER (1787-1866) poète et romancier français   G.)

 Lors de ce poème Alfred de Musset avait 19 ans,  Ulric G. avait 42 ans

 

 

J’ai choisi ce poème pour sa beauté et la force des sentiments qu’il inspire.

Pour moi la mer est sensuelle, elle vit, elle bouge, elle chante, elle éprouve des colères qui la rendent parfois impitoyable.………… l’homme est semblable à la mer : nul ne connait la profondeur de son âme.

 

le roman D’ARTHUR  d’ULRIC   G. est l’histoire d’une conversion (biographie d’ ULRIC) qui après une vie de débauches se convertit et regrette amèrement son passé.

 

Voici un extrait des pensées d’ULRIC  G.

Comprenne qui pourra. Mais à côté de ces obscurités qui ressemblent à des rébus, que de pensées fortes et profondes Lisez et méditez celles-ci que je cueille au hasard dans le petit volume de Philosophie religieuse de Guttinguer :
« Il n’y a de grand que celui qui sait combattre parce que c’est le seul moyen de savoir jouir.

« Les oeuvres de Dieu se manifestent paisiblement et leur principe demeure invisible

« Consolez-vous petit de ce monde. Les hommes puissants ont en eux-mêmes deux tribunaux. Par l’un, ils vous condamnent, lors même que vous êtes innocents ; par l’autre, ils sont obligés de casser leur sentence.

« Les patriarches ont défriché le champ de vie – [121] Les Prophètes ont semé. – Le Sauveur a donné la maturité :
nous pouvons, à tout moment, recueillir la moisson la plus abondante.

« L’amour de tous est un amour céleste.

« Ce n’est que dans le calme de notre matière que notre pensée se plaît. Ce n’est que dans le calme de l’élémentaire que le supérieur agit.

Ce n’est que dans le calme de notre pensée que notre coeur fait de véritables progrès.

Ce n’est que dans le calme du supérieur que le divin se manifeste.

« C’est pour que l’homme porte sa tête dans les cieux, qu’il ne trouve pas ici où reposer sa tête.

« Le secret de la foi et de la grâce est en ceci te servir tantôt de ton coeur et tantôt de ton esprit, selon l’occurrence.

« Savants, oubliez vos sciences elles ont mis le bandeau sur vos yeux. »
Guttinguer dit à la fin du recueil des Pensées de Saint-Martin qu’il avait été attiré et puis retenu par la vive croyance de l’auteur dans les prophètes, par sa foi non moins vive dans le sauveur, et par sa défiance et son dédain pour la raison humaine.

Mais vous pensez bien qu’il ne s’était pas borné à cette lecture. Dans la solitude
« dominant les forêts, les plages et l’Océan tout entier » où il s’était retiré non loin d’Honfleur, après avoir voyagé plus d’une année « pour dissiper des remords et des chagrins de la plus acre amertume », il avait emporté la Bible, la Journée du Chrétien, Fénelon, Bossuet, Bourdaloue, de Maistre, saint Augustin, Lamartine, le Guide spirituel de Louis de Blois, etc. et de ce bouquet singulièrement mêlé de fleurs chrétiennes, il avait extrait le suc et le miel dont est composée la troisième partie d’Arthur, celle qui parut en 1834 chez Nicétas Périaux


 

 

Alfred de Musset

Description de cette image, également commentée ci-aprèsait

Portrait de Musset par Charles Landelle

Données clés
Nom de naissance -Louis-Charles-Alfred de Musset-Pathay
Activités Poète, dramaturge et romancier
Naissance 10 décembre 1810Saint-Denis,ANT
Décès 2 mai 1857 (à 46 ans)Paris
Langue d’écriture Français
Mouvement Romantisme
Légion d’honneur, Académie française 

 

 

 

QUE RESSENTEZ-VOUS DEVANT LA MER  ? ? ?

 

 

 

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LE DISCOURS POLITIQUE DE M. JEAN-MARC AYRAULT qui nie l’austérité de son programme

 

dans LE  SLOGAN  DE  CAMPAGNE il y a eu un petit changement  :

 

LE CHANGEMENT  C’EST   MAINTENANT

 

EST DEVENU  :

 

LE CHANGEMENT  C’EST  DANS LE TEMPS

 

 

« Les Français ne nous ont pas élus pour gouverner cent jours mais cinq ans », a lancé 

M. AYRAULT

Jean-Marc Ayrault face à la bronca de l'opposition pendant son discours de politique générale, mardi 3 juillet.

 

 

 

 

Que de changements chez les socialistes  !  ils ne nous avaient pas accoutumés  et surtout pas annoncés tant de rigueur pendant la campagne présidentielle…………… bien au contraire…………….. ils nous engageaient à rêver.

 

Monsieur AYRAULT veut de la croissance  (à vrai dire qui n’en veut pas)  mais pourquoi en parler  si l’on sait qu’elle aura du mal à s’installer avec toutes les charges qu’il nous a préparées, toutes les taxes prévues, le pouvoir d’achat diminuera chez pratiquement tout le monde.

 

Depuis 3 ans déjà, beaucoup d’ Entreprises devaient licencier, la crise s’accentuant, elles ne peuvent faire autrement que de mettre à exécution  leur triste plan. 

 

Beaucoup d’économistes  prévoient une importante augmentation du chômage.

 

Le gouvernement devra trouver cette année  7 à 10 milliards d’euros pour boucler le budget. Il trouvera cet argent dans nos impôts,  dans l’augmentation de la CSG, et dans l’exonération des heures supplémentaires (qui concernent 90 % des Enseignants  qui pour la majorité de cette catégorie a voté pour FRANCOIS HOLLANDE).

 

L’année prochaine, il faudra trouver  33 milliards d’euros que le gouvernement pense trouver dans l’escarcelle des plus riches avec la réapparition de l’ISF, la supression du bouclier fiscal, la création de deux tranches d’impôts à 45 % et 75 %.  + les changements prévus sur les taxes concernant les héritages.

 

Sachant tout cela, il est interdit de parler d’ « austérité » ou de « rigueur »  depuis le début de leur mandat, les socialistes ont une obsession à propos de la sémantique : ils tiennent à ce que l’on sache que le Président est un Président  « NORMAL », ils s’interdisent de prononcer des mots à connotation négative, des mots qui feraient peur.  Les prestidigitateurs socialistes sont très brillants dans l’illusion, ou du moins ils sont les seuls à vouloir le croire.  Nous prendraient-ils pour des imbéciles que cela ne m’étonnerait pas.

 

Selon la Cour des comptes, pour 2013 et dans l’hypothèse d’une croissance économique de 1%, l’effort exigé (mesures fiscales et économies budgétaires supplémentaires) serait « nettement plus important  » et atteindrait 33 milliards d’euros. Les « sages de la rue Cambon » estiment toutefois « possible  » d’y parvenir, notant que cet effort serait « de même ampleur que celui réalisé par la France à la veille des comptes crée dans la zone euro « , de 1994 à 1996.

 

Qu’inventeront-ils encore en 2013  pour éponger le déficit  ? ?

 

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DISCOURS DE 1903 DEDIE A LA JEUNESSE PAR JEAN-JAURES UN ORATEUR BRILLANT

 

DISCOURS DE 1903 DEDIE A LA JEUNESSE PAR  JEAN-JAURES UN ORATEUR BRILLANT
Jean Jaurès est un homme politique français, né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914 par Raoul Villain. Orateur  et parlementaire socialiste, il s’est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.
fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaurès

 

 

JEAN-JAURES  (

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MESDAMES,MESSIEURS,JEUNES ÉLÈVES,

 

C’est une grande joie pour moi de me retrouver en ce lycée d’Albi et d’y reprendre un instant la parole. Grande joie nuancée d’un peu de mélancolie ; car lorsqu’on revient à de longs intervalles, on mesure soudain ce que l’insensible fuite des jours a ôté de nous pour le donner au passé. Le temps nous avait dérobés à nous mêmes, parcelle à parcelle, et tout à coup c’est un gros bloc de notre vie que nous voyons loin de nous. La longue fourmilière des minutes emportant chacune un grain chemine silencieusement, et un beau soir le grenier est vide. Mais qu’importe que le temps nous retire notre force peu à peu, s’il l’utilise obscurément pour des œuvres vastes en qui survit quelque chose de nous ? Il y a vingt deux ans, c’est moi qui prononçais ici le discours d’usage. Je me souviens (et peut-être quelqu’un de mes collègues d’alors s’en souvient-il aussi) que j’avais choisi comme thème : les Jugements humains. Je demandais à ceux qui m’écoutaient de juger les hommes avec bienveillance, c’est-à-dire avec, équité, d’être attentifs dans les consciences les plus médiocres et les existences les plus dénuées, aux traits de lumière, aux fugitives étincelles de beauté morale par où se révèle la vocation de grandeur de la nature humaine. Je les priais d’interpréter avec indulgence le tâtonnant effort de l’humanité incertaine. Peut-être dans les années de lutte qui ont suivi, ai-je manqué plus d’une fois envers des adversaires à ces conseils de généreuse équité. Ce qui me rassure un peu, c’est que j’imagine qu’on a dû y manquer aussi parfois à mon égard, et cela rétablit l’équilibre. Ce qui reste vrai, à travers toutes nos misères, à travers toutes les injustices commises ou subies, c’est qu’il faut faire un large crédit à la nature humaine ; c’est qu’on se condamne soi-même à ne pas comprendre l’humanité, si on n’a pas le sens de sa grandeur et le pressentiment de ses destinées incomparables. Cette confiance n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les crimes, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes de tout ordre, égoïsme des individus, égoïsme des castes, égoïsme des partis, égoïsme des classes, qui appesantissent la marche de l’homme, et absorbent souvent le cours du fleuve en un tourbillon trouble et sanglant. Elle sait que les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps, et que la nuit de la servitude et de l’ignorance n’est pas dissipée par une illumination soudaine et totale, mais atténuée seulement par une lente série d’aurores incertaines. Oui, les hommes qui ont confiance en l’homme savent cela. Ils sont résignés d’avance à ne voir qu’une réalisation incomplète de leur vaste idéal, qui lui-même sera dépassé ; ou plutôt ils se félicitent que toutes les possibilités humaines ne se manifestent point dans les limites étroites de leur vie. Ils sont pleins d’une sympathie déférente, et douloureuse pour ceux qui ayant été brutalisés par l’expérience immédiate ont conçu de pensées amères, pour ceux dont la vie a coïncidé avec des époques de servitude, d’abaissement et de réaction, et qui, sous le noir nuage immobile, ont pu croire que le jour ne se lèverait plus. Mais eux-mêmes se gardent bien d’inscrire définitivement au passif de l’humanité qui dure les mécomptes des générations qui passent. Et ils affirment avec une certitude qui ne fléchit pas, qu’il vaut la peine de penser et d’agir, que l’effort humain vers la clarté et le droit n’est jamais perdu. L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. Dans notre France moderne, qu’est-ce donc que la République ? C’est un grand acte de confiance. Instituer la République, c’est proclamer que des millions d’hommes sauront tracer eux-mêmes la règle commune de leur action ; qu’ils sauront concilier la liberté et la loi, le mouvement et l’ordre ; qu’ils sauront se combattre sans se déchirer ; que leurs divisions n’iront pas jusqu’à une fureur chronique de guerre civile, et qu’ils ne chercheront jamais dans une dictature passagère une trêve funeste et un lâche repos. Instituer la République, c’est proclamer que les citoyens des grandes nations modernes, obligés de suffire par un travail constant aux nécessités de la vie privée et domestique, auront cependant assez de temps et de liberté d’esprit pour s’occuper de la chose commune. Et si cette République surgit dans un monde monarchique encore, c’est assurer qu’elle s’adaptera aux conditions compliquées de la vie internationale, sans entreprendre sur l’évolution plus lente des autres peuples, mais sans rien abandonner de sa fierté juste et, sans atténuer l’éclat de son principe. Oui, la République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace. L’invention en était si audacieuse, si paradoxale, que même les hommes hardis qui, il y a cent dix ans, ont révolutionné le monde, en écartèrent d’abord l’idée. Les constituants de 1789 et de 1791, même les législateurs de 1792 croyaient que la monarchie traditionnelle était l’enveloppe nécessaire de la société nouvelle. Ils ne renoncèrent à cet abri que sous les coups répétés de la trahison royale. Et quand enfin ils eurent déraciné la royauté, la République leur apparut moins comme un système prédestiné que comme le seul moyen de combler le vide laissé par la monarchie. Bientôt cependant, et après quelques heures d’étonnement et presque d’inquiétude, ils l’adoptèrent de toute leur pensée et de tout leur cœur. Ils résumèrent, ils confondirent en elle toute la Révolution. Et ils ne cherchèrent point à se donner le change. Ils ne cherchèrent point à se rassurer par l’exemple des républiques antiques ou des républiques helvétiques et italiennes. Ils virent bien qu’ils créaient une œuvre, nouvelle, audacieuse et sans précédent. Ce n’était point l’oligarchique liberté des républiques de la Grèce, morcelées, minuscules et appuyées sur le travail servile. Ce n’était point le privilège superbe de servir la république romaine, haute citadelle d’où une aristocratie conquérante dominait le monde, communiquant avec lui par une hiérarchie de droits incomplets et décroissants qui descendait jusqu’au néant du droit, par un escalier aux marches toujours plus dégradées et plus sombres, qui se perdait enfin dans l’abjection de l’esclavage, limite obscure de la vie touchant à la nuit souterraine. Ce n’était pas le patriciat marchand de Venise et de Gênes. Non c’était la République d’un grand peuple où il n’y avait que des citoyens et où tous les citoyens étaient égaux. C’était la République de la démocratie et du suffrage universel. C’était une nouveauté magnifique et émouvante. Les hommes de la Révolution en avaient conscience. Et lorsque dans la fête du 10 août 1793, ils célébrèrent cette Constitution, qui pour la première fois depuis l’origine de l’histoire organisait la souveraineté nationale et la souveraineté de tous, lorsque artisans et ouvriers, forgerons, menuisiers, travailleurs des champs défilèrent dans le cortège, mêlés aux magistrats du peuple et ayant pour enseignes leurs outils, le président de la Convention put dire que c’était un jour qui ne ressemblait à aucun autre jour, le plus beau depuis que le soleil était suspendu dans l’immensité de l’espace Toutes les volontés se haussaient pour être à la mesure de cette nouveauté héroïque. C’est pour elle que ces hommes combattirent et moururent. C’est en son nom qu’ils refoulèrent les rois de l’Europe. C’est en son nom qu’ils se décimèrent. Et ils concentrèrent en elle une vie si ardente et si terrible, ils produisirent par elle tant d’actes et tant de pensées, qu’on put croire que cette République toute neuve, sans modèle comme sans traditions, avait acquis en quelques années la force et la substance des siècles. Et pourtant que de vicissitudes et d’épreuves avant que cette République que les hommes de la Révolution avaient crue impérissable soit fondée enfin sur notre sol. Non seulement après quelques années d’orage elle est vaincue, mais il semble qu’elle s’efface à jamais et de l’histoire et de la mémoire même des hommes. Elle est bafouée, outragée ; plus que cela, elle est oubliée. Pendant un demi-siècle, sauf quelques cœurs profonds qui gardaient le souvenir et l’espérance , les hommes, la renient ou même l’ignorent. Les tenants de l’ancien régime ne parlent d’elle que pour en faire honte à la Révolution : « Voilà où a conduit le délire révolutionnaire ». Et parmi ceux qui font profession de défendre le monde moderne, de continuer la tradition de la Révolution, la plupart désavouent la République et la démocratie. On dirait qu’ils ne se souviennent même plus. Guizot s’écrie : « Le suffrage universel n’aura jamais son jour ». Comme s’il n’avait pas eu déjà ses grands jours d’histoire, comme si la Convention n’était pas sortie de lui. Thiers, quand il raconte la révolution du 10 août, néglige de dire qu’elle proclama le suffrage universel, comme si c’était là un accident sans importance et une bizarrerie d’un jour. République, suffrage universel, démocratie, ce fut, à en croire les sages, le songe fiévreux des hommes de la Révolution. Leur œuvre est restée, mais leur fièvre est éteinte et le monde moderne qu’ils ont fondé, s’il est tenu de continuer leur œuvre, n’est pas tenu de continuer leur délire. Et la brusque résurrection de la République, reparaissant en 1848 pour s’évanouir en 1851, semblait en effet la brève rechute dans un cauchemar bientôt dissipé. Et voici maintenant que cette République qui dépassait de si haut l’expérience séculaire des hommes et le niveau commun de la pensée que quand elle tomba ses ruines mêmes périrent et son souvenir s’effrita, voici que cette République de démocratie, de suffrage universel et d’universelle dignité humaine, qui n’avait pas eu de modèle et qui semblait destinée à n’avoir pas de lendemain, est devenu la loi durable de la nation, la forme définitive de la vie française, le type vers lequel évoluent lentement toutes les démocraties du monde. Or, et c’est là surtout ce que je signale à vos esprits, l’audace même de la tentative a contribué au succès. L’idée d’un grand peuple se gouvernant lui-même était si noble qu’aux heures de difficulté et de crise elle s’offrait à la conscience de la nation. Une première fois en 1793 le peuple de France avait gravi cette cime, et il y avait goûté un si haut orgueil, que toujours sous l’apparent oubli et l’apparente indifférence, le besoin subsistait de retrouver cette émotion extraordinaire. Ce qui faisait la force invincible de la République, c’est qu’elle n’apparaissait pas seulement de période en période, dans le désastre ou le désarroi des autres régimes, comme l’expédient nécessaire et la solution forcée. Elle était une consolation et une fierté. Elle seule avait assez de noblesse morale pour donner à la nation la force d’oublier les mécomptes et de dominer les désastres. C’est pourquoi elle devait avoir le dernier mot. Nombreux sont les glissements et nombreuses les chutes sur les escarpements qui mènent aux cimes ; mais les sommets ont une force attirante. La République a vaincu parce qu’elle est dans la direction des hauteurs, et que l’homme ne peut s’élever sans monter vers elle. La loi de la pesanteur n’agit pas souverainement sur les sociétés humaines ; et ce n’est pas dans les lieux bas qu’elles trouvent leur équilibre. Ceux qui, depuis un siècle, ont mis très haut leur idéal ont été justifiés par l’histoire. Et ceux-là aussi seront justifiés qui le placent plus haut encore. Car le prolétariat dans son ensemble commence à affirmer que ce n’est pas seulement dans les relations politiques des hommes, c’est aussi dans leurs relations économiques et sociales qu’il faut faire entrer la liberté vraie, l’égalité, la justice. Ce n’est pas seulement la cité, c’est l’atelier, c’est le travail, c’est la production, c’est la propriété qu’il veut organiser selon le type républicain. A un système qui divise et qui opprime, il entend substituer une vaste coopération sociale où tous les travailleurs de tout ordre, travailleurs de la main et travailleurs du cerveau, sous la direction de chefs librement élus par eux, administreront la production enfin organisée. Messieurs, je n’oublie pas que j’ai seul la parole et que ce privilège m’impose beaucoup de réserve. Je n’en abuserai point pour dresser dans cette fête une idée autour de laquelle se livrent et se livreront encore d’âpres combats. Mais comment m’était-il possible de parler devant cette jeunesse qui est l’avenir, sans laisser échapper ma pensée d’avenir Je vous aurais offensés par trop de prudence ; car quel que soit votre sentiment sur le fond des choses, vous êtes tous des esprits trop libres pour me faire grief d’avoir affirmé ici cette haute espérance socialiste, qui est la lumière de ma vie. Je veux seulement dire deux choses, parce qu’elles touchent non au fond du problème, mais à la méthode de l’esprit et à la conduite de la pensée. D’abord, envers une idée audacieuse qui doit ébranler tant d’intérêts et tant d’habitudes et qui prétend renouveler le fond même de la vie, vous avez le droit d’être exigeants. Vous avez le droit de lui demander de faire ses preuves, c’est-à-dire d’établir avec précision comment elle se rattache à toute l’évolution politique et sociale, et comment elle peut s’y insérer. Vous avez le droit de lui demander par quelle série de formes juridiques et économiques elle assurera le passage de l’ordre existant à l’ordre nouveau. Vous avez le droit d’exiger d’elle que les premières applications qui en peuvent être faites ajoutent à la vitalité économique et morale de la nation. Et il faut qu’elle prouve, en se montrant capable de défendre ce qu’il y a déjà de noble et de bon dans le patrimoine humain, qu’elle ne vient pas le gaspiller, mais l’agrandir. Elle aurait bien peu de foi en elle-même si elle n’acceptait pas ces conditions. En revanche, vous, vous lui devez de l’étudier d’un esprit libre, qui ne se laisse troubler par aucun intérêt de classe. Vous lui devez de ne pas lui opposer ces railleries frivoles, ces affolements aveugles ou prémédités et ce parti pris de négation ironique ou brutale que si souvent, depuis, un siècle même, les sages opposèrent à la République, maintenant acceptée de tous, au moins en sa forme. Et si vous êtes tentés de dire encore qu’il ne faut pas s’attarder à examiner ou à discuter des songes, regardez en un de vos faubourgs. Que de railleries, que de prophéties sinistres sur l’œuvre qui est là ! Que de lugubres pronostics opposés aux ouvriers qui prétendaient se diriger eux-mêmes, essayer dans une grande industrie la forme de la propriété collective et la vertu de la libre discipline. L’œuvre a duré pourtant ; elle a grandi : elle permet d’entrevoir ce que peut donner la coopération collectiviste. Humble bourgeon à coup sûr mais qui atteste le travail de la sève, la lente montée des idées nouvelles la puissance de transformation de la vie. Rien n’est plus menteur que le vieil adage pessimiste et réactionnaire de l’Ecclésiaste désabusé : « II n’y a rien de nouveau sous le soleil ». Le soleil lui, même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l’homme fut une nouveauté. L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création. C’est donc d’un esprit libre aussi, que vous accueillerez cette autre grande nouveauté qui s’annonce par des symptômes multipliés : la paix durable entre les nations, la paix définitive. Il ne s’agit point de déshonorer la guerre dans le passé. Elle a été une partie de la grande action humaine, et l’homme l’a ennoblie par la pensée et le courage, par l’héroïsme exalté, par le magnanime mépris de la mort. Elle a été sans doute et longtemps, dans le chaos de l’humanité désordonnée et saturée d’instincts brutaux, le seul moyen de résoudre les conflits ; elle a été aussi la dure force qui, en mettant aux prises les tribus, les peuples, les races, a mêlé les éléments humains et préparé les groupements vastes. Mais un jour vient, et tout nous signifie qu’il est proche, où l’humanité est assez organisée, assez maîtresse d’elle-même pour pouvoir résoudre par la raison, la négociation et le droit les conflits de ses groupements et de ses forces. Et la guerre, détestable et grande tant qu’elle était nécessaire, est atroce et scélérate quand elle commence à paraître inutile. Je ne vous propose pas un rêve idyllique et vain. Trop longtemps les idées de paix et d’unité humaines n’ont été qu’une haute clarté illusoire qui éclairait ironiquement les tueries continuées. Vous souvenez-vous de l’admirable tableau que nous a laissé Virgile de la chute de Troie ? C’est la nuit : la cité surprise est envahie par le fer et le feu, par le meurtre, l’incendie et le désespoir. Le palais de Priam est forcé et les portes abattues laissent apparaître la longue suite des appartements et des galeries. De chambre en chambre, les torches et les glaives poursuivent les vaincus ; enfants, femmes, vieillards se réfugient en vain auprès de l’autel domestique que le laurier sacré ne protège plus contre la mort et contre 1′outrage, le sang coule à flots, et toutes les bouches crient de terreur, de douleur, d’insulte et de haine. Mais par dessus la demeure bouleversée et hurlante, les cours intérieures, les toits effondrés laissent apercevoir le grand ciel serein et paisible, et toute la clameur humaine de violence et d’agonie monte vers les étoiles d’or : Ferit aurea sidera clamor. De même, depuis vingt siècles, et de période en période, toutes les fois qu’une étoile d’unité et de paix s’est levée sur les hommes, la terre déchirée et sombre a répondu par des clameurs de guerre. C’était d’abord l’astre impérieux de Rome conquérante qui croyait avoir absorbé tous les conflits dans le rayonnement universel de sa force. L’empire s’effondre sous le choc des barbares, et un effroyable tumulte répond à la prétention superbe de la paix romaine. Puis ce fut l’étoile chrétienne qui enveloppa la terre d’une lueur de tendresse et d’une promesse de paix. Mais atténuée et douce aux horizons galiléens, elle se leva dominatrice et âpre sur l’Europe féodale. La prétention de la papauté à apaiser le monde sous sa loi et au nom de l’unité catholique ne fit qu’ajouter aux troubles et aux conflits de l’humanité misérable. Les convulsions et les meurtres des nations du moyen âge, les chocs sanglants des nations modernes, furent la dérisoire réplique à la grande promesse de paix chrétienne. La Révolution à son tour lève un haut signal de paix universelle par l’universelle liberté. Et voilà que de la lutte même de la Révolution contre les forces du vieux monde, se développent des guerres formidables. Quoi donc ? La paix nous fuira-t-elle toujours ? Et la clameur des hommes, toujours forcenés et toujours déçus, continuera-t-elle à monter vers les étoiles d’or, des capitales modernes incendiées par les obus, comme de l’antique palais de Priam incendié par les torches Non ! non ! et malgré les conseils de prudence que nous donnent ces grandioses déceptions, j’ose dire, avec des millions d’hommes, que maintenant la grande paix humaine est possible, et si nous le voulons, elle est prochaine. Des forces neuves travaillent : la démocratie, la science méthodique, l’universel prolétariat solidaire. La guerre devient plus difficile, parce qu’avec les gouvernements libres des démocraties modernes, elle devient à la fois le péril de tous par le service universel, le crime de tous par le suffrage universel. La guerre devient plus difficile parce que la science enveloppe tous les peuples dans un réseau multiplié, dans un tissu plus serré tous les jours de relations, d’échanges, de conventions ; et si le premier effet des découvertes qui abolissent les distances est parfois d’aggraver les froissements, elles créent à la longue une solidarité, une familiarité humaine qui font de la guerre un attentat monstrueux et une sorte de suicide collectif. Enfin, le commun idéal qui exalte et unit les prolétaires de tous les pays les rend plus réfractaires tous les jours à l’ivresse guerrière, aux haines et aux rivalités de nations et de races. Oui, comme l’histoire a donné le dernier mot à la République si souvent bafouée et piétinée, elle donnera le dernier mot à la paix, si souvent raillée par les hommes et les choses, si souvent piétinée par la fureur des événements et des passions. Je ne vous dis pas : c’est une certitude toute faite. Il n’y a pas de certitude toute faite en histoire. Je sais combien sont nombreux encore aux jointures des nations les points malades d’où peut naître soudain une passagère inflammation générale. Mais je sais aussi qu’il y a vers la paix des tendances si fortes, si profondes, si essentielles, qu’il dépend de vous, par une volonté consciente délibérée, infatigable, de systématiser ces tendances et de réaliser enfin le paradoxe de la grande paix humaine, comme vos pères ont réalisé le paradoxe de la grande liberté républicaine. Œuvre difficile, mais non plus œuvre impossible. Apaisement des préjugés et des haines, alliances et fédérations toujours plus vastes, conventions internationales d’ordre économique et social, arbitrage international et désarmement simultané, union des hommes dans le travail et dans la lumière : ce sera, jeunes gens, le plus haut effort et la plus haute gloire de la génération qui se lève. Non, je ne vous propose pas un rêve décevant ; je ne vous propose pas non plus un rêve affaiblissant. Que nul de vous ne croie que dans la période encore difficile et incertaine qui précédera l’accord définitif des nations, nous voulons remettre au hasard de nos espérances la moindre parcelle de la sécurité, de la dignité, de la fierté de la France. Contre toute menace et toute humiliation, il faudrait la défendre ; elle est deux fois sacrée pour nous, parce qu’elle est la France, et parce qu’elle est humaine. Même l’accord des nations dans la paix définitive n’effacera pas les patries, qui garderont leur profonde originalité historique, leur fonction propre dans l’œuvre commune de l’humanité réconciliée. Et si nous ne voulons pas attendre, pour fermer le livre de la guerre, que la force ait redressé toutes les iniquités commises par la force, si nous ne concevons pas les réparations comme des revanches, nous savons bien que l’Europe, pénétrée enfin de la vertu de la démocratie et de l’esprit de paix, saura trouver les formules de conciliation qui libéreront tous les vaincus des servitudes et des douleurs qui s’attachent à la conquête. Mais d’abord, mais avant tout, il faut rompre le cercle de fatalité, le cercle de fer, le cercle de haine où les revendications mêmes justes provoquent des représailles qui se flattent de l’être, où la guerre tourne après la guerre en un mouvement sans issue et sans fin où le droit et la violence, sous la même livrée sanglante, ne se discerneront presque plus l’un de l’autre, et où l’humanité déchirée pleure de la victoire de la justice presque autant que sa défaite. Surtout, qu’on ne nous accuse point d’abaisser, ou d’énerver les courages.  L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit : c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant qu’on le peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendue., c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. Ah ! vraiment, comme notre conception de la vie est pauvre, comme notre science de vivre est courte, si nous croyons que, la guerre abolie, les occasions manqueront aux hommes d’exercer et d’éprouver leur courage, et qu’il faut prolonger les roulements de tambours qui dans les lycées du premier Empire faisaient sauter les cœurs ! Ils sonnaient alors un son héroïque ; dans notre vingtième siècle, ils sonneraient creux. Et vous, jeunes gens, vous voulez que votre vie soit vivante, sincère et pleine. C’est pourquoi je vous ai dit, comme à des hommes, quelques-unes des choses que je portais en moi

 

 Point n’est besoin d’être socialiste pour apprécier à sa juste valeur les pensées contenues dans ce discours éloquent. Le moins qu’on puisse dire c’est que JEAN JAURES  était un brillant orateur qui savait communiquer sa passion pour la justice et l’humanité.  Il voulait un monde meilleur , pacifique, non violent, courageux  dans le désir de progresser et de tendre vers la perfection en tous points.

 

JEAN-JAURES EST UN IDEALISTE  QUI  PEUT  DONNER 

L’EXEMPLE.

 

 

 

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L’ABERRATION DU CREDIT RENOUVELABLE- L’ENDETTEMENT CHRONIQUE – LE SURENDETTEMENT

Il est incompréhensible d’avoir accès à un CREDIT

RENOUVELABLE, au regard du taux qui frise l’usure, parfois

même le dépasse comme COFIDIS et CETELEM dans notre

exemple 


 

 dans la première  moitié du siècle dernier, le crédit était très peu utilisé,  et on ne s’en portait pas plus mal :  On achetait qu’en fonction de ses moyens

 

< LA RAISON L’emportait sur l’ENVIE <

 

par la suite, la majorité des ménages se mirent à emprunter pour l’achat  d’ acquisitions  très  onéreuses   :   UNE MAISON,  UNE VOITURE

En ce qui concernait  la maison c’était un projet tout à fait raisonné :  payer un loyer à fonds perdus semblait une hérésie (ce qui est de plus en plus en vigueur,  les loyers sont des charges exhorbitantes , il est donc préférable  de mettre le prix du loyer dans une maison qui vous appartiendra).

A partir de la fin du vingtième siècle , le crédit fut utilisé de manière débridée jusqu’à emprunter, par exemple, pour partir en Vacances  !!

Actuellement, une grande partie de la société emprunte pour tout et pour rien, jusqu’à arriver au « SURENDETTEMENT »  Calamité actuelle qui conduit parfois à la condition de 

« SANS  DOMICILE  FIXE » et qui oblige la communauté à payer pour « des cigales sans cervelle ».

Je ne parle ici que des emprunteurs qui  auraient pu s’abstenir  de tels excès.

Je plains les personnes que la vie n’a pas épargné et qui ont glissé dans le néant face à des situations imprévisibles  telles que le chômage, le divorce,  dont la déprime fut la raison de leur malheur.

 

Au petit jeu de l’emprunt, les institutions financières sortent les grandes gagnantes de cette situation  ! ! !

 

 

 


Le coût d’un crédit de 3.000 euros remboursables sur

24 mois

 

 

Etablissement Type de prêt TAEG* Montant des mensualités Coût du crédit Assurance
facultative (mois)
BNP Paribas Prêt personnel 6,46 % fixe 133,33 € 199,92 € 3 €
LCL Prêt personnel 6,56 % fixe 133,47 € 203,28 € 1,80 €
Crédit Agricole Brie/Picardie Prêt personnel 6,79 % fixe 133,75 € 210,12 € 1,95 €
La Banque Postale Prêt personnel 7,83 % fixe 134,18 € 240,38 € 1,88 €
Société générale Prêt personnel 9,57 % fixe 135 € 290 € 1,95 €
Sofinco Prêt personnel 9,90 % fixe 137,71 € 305,04 € 4,35 €
Cetelem Crédit renouvelable 16,9 % révisable 150 € + 48,60 € (dernière mensualité) 498,60 € 6 €
Cofidis Crédit renouvelable 17,91 % révisable 150 € + 77,19 € (dernière mensualité) 527,19 18,3 € le 1er mois,
puis 0,6 % du capital dû

Prix au 01/07/2012

 

* TAEG = taux annuel effectif global

 

Chantal Masson  de   http://www.capital.fr

 

 

*********

 

Le taux de l’Usure

Pour protéger les consommateurs désireux d’emprunter de l’argent, le législateur définit un taux de l’usure, c’est-à-dire un taux effectif global (TEG) maximal auquel un prêt peut être accordé. Tout prêteur dépassant cette limite s’expose à des poursuites judiciaires. C’est la Banque de France qui se charge de fixer ce seuil de l’usure.

La détermination du taux de l’usure n’est pas contraignante. Celle-ci suit le taux effectif moyen augmenté d’un tiers. En théorie, il suffit donc que les banques pratiquent des taux de plus en plus élevés pour que le taux d’usure se trouve automatiquement augmenté. Un phénomène que seule la concurrence entre les établissements peut empêcher.

Même imparfaite, la législation actuelle a néanmoins le mérite d’exister.

 

Le taux de l’usure en vigueur suivant les catégories de prêts observées

Catégories Taux Effectif Moyen
(2° trimestre 2012)
Taux d’usure
(3° trimestre 2012)
Prêts immobiliers
Prêts immobiliers à taux fixe 4,77 % 6,36 %
Prêts immobiliers à taux variables 4,36 % 5,81 %
prêts-relais 4,74 % 6,32 %
Prêts à la consommation (avril 2011 à mars 2013) :
Prêts d’un montant inférieur ou égal à 1524 euros 20,25 %
Découverts en compte, crédits renouvelables, financements d’achats ou de ventes à tempérament et prêts viagers hypothécaires d’un montant > 1524 euros et <= 3000 euros 19,24 %
Prêts personnels et autres prêts > 1524 euros et <= 3000 euros 16,40 %
Découverts en compte, crédits renouvelables, financements d’achats ou de ventes à tempérament et prêts viagers hypothécaires d’un montant > 3.000 euros et <= 6000 euros 16,88 %
Prêts personnels et autres prêts > 3000 euros et <= 6000 euros 14,04 %
Découverts en compte, crédits renouvelables, financements d’achats ou de ventes à tempérament et prêts viagers hypothécaires d’un montant > 6000 euros 14,07 %
Prêts personnels et autres prêts > 6000 euros 11,23 %
Prêts aux entreprises
Prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament ¹ 6,76 % 9,01 %
Prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable ¹ 3,47 % 4,63 %
Prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans à taux fixe ¹ 4,55 % 6,20 %
Découverts en compte 10,15 % 13,53 %
Autres prêts d’une durée inférieure ou égale à deux ans ¹ 4,51 % 6,01 %

(¹) Depuis les réformes de 2003 et de 2005, le délit d’usure dans ces catégories de prêts, exception faite des découverts en compte, n’existe plus pour les entreprises marchandes et les entrepreneurs individuels. Néanmoins, restent concernés : associations, fondations, sociétés civiles, groupement d’intérêt économique à objet civil, collectivités locales…

 

N’IMITEZ PAS  LES  PAYS  EUROPEENS  QUI SOMBRENT  DANS LA FAILLITE  ET QUI  COMME 

L’EMPRUNTEUR  LAMBDA  DEMANDE  DE  L’AIDE  A  DES  PAYS  AUSSI  ENDETTES  QU’EUX.  !!!!!!!!!

 

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PENSEES DE PIERRE DAC

 

Pierre Dac : humour & intelligence.

PENSEES  DE  PIERRE DAC dans HUMOUR Pierre-Dac-humour-intelligence
> Il ne faut pas avoir peur des chevaux sous le capot  mais de l’âne derrière le volant.
> Belle mère à l’arrière, voyage en enfer.
> Ce ne sont pas les enfants sur la banquette arrière qui font les accidents, mais bien les accidents sur la banquette arrière qui font des enfants.
> Il ne faut pas boire au volant, il faut boire à la bouteille.
> L’argent n’a pas d’odeur mais quand on n’en a pas, ça sent la merde.
> Quand tu t’adresses à une femme, il faut un sujet, un verbe et un compliment.
> Les femmes qui se vantent d’être courtisées par beaucoup d’hommes ne devraient pas oublier que les produits à bas prix attirent beaucoup de clients.
> La cravate est un accessoire permettant d’indiquer la direction du cerveau de l’homme.
> Les hommes sont comme des arbres : avec l’âge ils deviennent dur de la feuille et mou de la branche.
> Si un homme ouvre la portière de sa voiture à sa femme, c’est que l’une des deux est neuve.
> Pour les riches : des couilles en or.  Pour les pauvres : des nouilles encore.
> Le suppositoire est une invention qui restera dans les annales.
> Un comprimé n’est pas forcément un imbécile récompensé.
> Dites à quelqu’un qu’il y a 300 milliards d’étoiles dans l’univers et il vous croira,
> dites lui que la peinture n’est pas sèche et il aura besoin de toucher pour en être sûr.
> Certains jouent aux échecs, d’autres les collectionnent.
> Il n’a pas inventé la poudre, mais il n’était pas loin quand ça a pété. 
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