Archive pour 15 juillet, 2012

le speach du Président

Dans le speach du Président de la REPUBLIQUE, deux volets retiennent mon attention :

1° – l’augmentation de la CSG

2° – le plan de PSA

«L’augmentation de la CSG n’est pas le seul instrument»

Sur le volet des finances publiques du pays, le président François Hollande a laissé toutes les options fiscales ouvertes, pour rétablir l’équilibre des finances publiques, à l’exception de la TVA. «Je n’écarte aucune ressource puisqu’il y a un débat en cours entre le gouvernement et les partenaires sociaux, dont le premier volet s’est déroulé cette semaine avec la conférence sociale», a déclaré le président de la République. Interrogé sur une augmentation de la CSG, François Hollande a expliqué que ce prélèvement n’était ar pas le «seul instrument». «Ce n’est pas avec la CSG qu’on va combler le déficit de l’Etat», a-t-il martelé. «Je ne viens pas annoncer de prélèvement supplémentaire pour la grande majorité des Français», a-t-il insisté.

Mon avis

La TVA sociale a un avantage sur la CSG car elle taxe les produits d’importation

La TVA est une taxe dite « injuste » car son taux , pour un même produit, est imposé de façon identique pour tous les consommateurs

La CSG est une taxe imposée qui diminuera les salaires, les retraites, et l’épargne

 

Une taxe quelle qu’elle soit diminuera toujours le pouvoir d’achat des Français

 

 

Source : RUE89  LE NOUVEL OBSERVATEUR :

La TVA est un impôt payé par tous les consommateurs et constitue, à ce titre, la ressource la plus importante du budget de l’Etat. Plus de 45% des recettes de l’Etat proviennent du produit de la TVA alors que l’Impôt sur le Revenu ne représente que 20% sur l’ensemble des recettes, et l’impôt sur les sociétés 15%.

 

l’instauration d’une TVA sociale par Nicolas Sarkozy représentait une hausse de l’impôt de 11 milliards d’euros. François Hollande revient sur cette décision qu’il condamne sans appel, car elle frappe le pouvoir d’achat des Français, ce qui n’est pas, selon lui, acceptable.

Mais, dans le même temps, il admet que l’augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) est à l’étude « parmi d’autres pistes » à l’occasion de la Grande conférence sociale. Certes, comme les ministres du gouvernement le répètent, la CGS ne frappe pas seulement les salaires : elle porte également sur les revenus de l’épargne. Mais la présenter comme un impôt « juste » est fort de café.

 

 

 

Coût du travail : CSG contre TVA sociale, quelles différences ?

Le Monde.fr | 09.07.2012 à 18h37 • Mis à jour le 10.07.2012 à 13h59

Par Samuel Laurent

La question du coût du travail revient dans le débat politique. Si le camp de François Hollande le réfutait jusqu’ici, plusieurs sources indiquent que la piste d’un transfert de charges des entreprises vers cette taxe serait bel et bien à l’étude.

François Hollande a évoqué la question lors de son discours d’ouverture de la conférence sociale, lundi 9 juillet, en affirmant : « Faire peser sur le seul travail le coût de notre dépense sociale n’est pas un bon moyen de pérenniser le financement. » Une phrase qui pourrait sembler paradoxale, alors que le candidat Hollande refusait mordicus la TVA sociale que Nicolas Sarkozy a fait voter. Une mesure que le socialiste a promis d’abroger. Pour mieux comprendre ce débat qui peut sembler obscur, quelques éléments de compréhension.

1/ Quel est le débat sur le coût du travail ?

La question a été un des enjeux de la présidentielle : comment améliorer la compétitivé de la France, sa capacité à exporter ses productions ou à attirer des entreprises sur son sol ? Pour certains, la réponse réside notamment dans le coût du travail, jugé trop élevé en France. Si la pertinence de cette question de coût du travail et de son importance dans la compétitivité se discutent, un certain nombre d’économistes – dont par exemple le Cercle des économistes – sont convaincus qu’il faut le baisser pour relancer l’activité, et donc la croissance.

Selon ce raisonnement, plus le coût du travail est élevé, moins il devient intéressant de produire sur le sol national plutôt que de délocaliser. De même, ce coût tend également à diminuer les marges des entreprises, ce qui limite en principe leur capacité d’investissement, et donc leur croissance.

Plusieurs indicateurs servent à mesurer le coût du travail. Notamment le coût salarial horaire, qui agrège l’ensemble des dépenses liées à un salarié (salaire et charges) par heure. Ce graphique extrait d’une étude de l’Insee montre que le coût horaire dans l’industrie manufacturière ou dans les services marchands en France se situe à à un niveau plutôt élevé, même s’il est très proche de celui l’Allemagne pour l’industrie, contrairement à une idée répandue.


Salaire mensuel minimum et coût horaire de la main d’œuvre au sein de l’Union européenne
Salaire minimum brut en euros par mois Coût de la main d’œuvre en 2010
janvier 2010 janvier 2011 en euros par heure1
1. Coût horaire par salarié en équivalent temps plein (hors apprentis) dans les entreprises de l’industrie et des services marchands de dix salariés ou plus.
2. Données 2009.
/// Absence de résultat due à la nature des choses.
Source : Eurostat.
Allemagne ///

 

/// 29,20
Autriche /// /// 28,23
Belgique 1 388 1 415 37,70
Bulgarie² 123 123 2,88
Chypre /// ///
Danemark² /// /// 36,11
Espagne 739 748 20,25
Estonie 278 278
Finlande /// /// 28,97
France 1 344 1 365 33,15
Grèce² 863 863 17,70
Hongrie 272 281 7,22
Irlande 1 462 1 462 27,76
Italie /// ///
Lettonie 254 282 5,74
Lituanie 232 232 5,45
Luxembourg 1 683 1 758 32,30
Malte² 660 665 8,27
Pays-Bas 1 408 1 424
Pologne 321 349 7,46
Portugal 554 566 12,17
Rép. tchèque 302 319 9,68
Roumanie 142 157 4,20
Royaume-Uni 1 076 1 139 19,20
Slovaquie 308 317 8,25
Slovénie 597 748 14,00
Suède /// /// 35,99

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Coût du travail salarié selon l’activité en 2010
en euros
Coût horaire du travail Coût annuel total par salarié1
1. Salarié en équivalent temps complet.
Champ : établissements des entreprises de 10 salariés ou plus.
Source : Insee.
Industrie manufacturière 34,2 53 822
Construction 29,2 46 927
Commerce 27,8 44 837
Hôtels et restaurants 22,4 36 588

Tableaux de l’économie française – édition 2012

 

Le plan de PSA est «inacceptable»

Enfin, le président est revenu sur la situation au sein de PSA, qui vient d’annoncer un vaste plan social, qui prévoit la suppression de 8.000 postes. Le chef de l’État a indiqué qu’en l’état, ce plan était inacceptable et qu’il devait être renégocié». François Hollande a par ailleurs ajouté: «Nous pouvons faire en sorte qu’Aulnay reste un site industriel». Avant d’ajouter: «Il faut engager une conversation pour qu’il n’y ait aucun licenciement sec».

 

Dans la video ci-dessous, Monsieur Philippe VARIN répond à Monsieur François HOLLANDE  aux questions  ci-après :

- »Nous pouvons faire en sorte qu’Aulnay reste un site industriel »

- »Il faut engager une conversation pour qu’il n’y ait aucun licenciement sec »

 

 

 

M.Gr. avec AFP

Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot-Citroën…

 

 

Les arguments de Ayrault sont curieux.

Il se pose la question de savoir ce qu’a fait le groupe PSA des 4 milliards prêtés par l’Etat ? On pourrait croire que cet argent a été donné par l’Etat mais il n’en est rien. Cette aide remonte à 2008 quand le Gouvernement Fillon a décidé dans l’urgence (la réactivité de l’exécutif était un peu plus rapide qu’aujourd’hui !!) d’aider les secteurs en grosse difficulté : l’automobile, les banques… etc. Ces 4 milliards ont été depuis longtemps remboursés avec des intérêts. En conséquence le groupe PSA ne doit rien à l’Etat et par ailleurs ne lui demande rien aujourd’hui sauf à demander au gouvernement actuel de créer les conditions d’une plus grande compétitivité pour l’industrie française !

référence à l’article PSA : bagarre à distance entre le gouvernement et la direction du groupe

SOURCE : le Parisien

 

L’Etat sommé d’agir face au « choc » PSA


« Laissez-moi parler ou je m’en vais ! » 15 heures, ce jeudi 12 juillet, devant la porte 3 de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Au pied de la tribune improvisée, un homme de petite taille se démène en vain pour se faire entendre, pris au piège au milieu d’une foule de salariés en colère. Encerclé par une nuée de militants CGT, sous une forêt de caméras et de sifflets, il n’arrive pas à placer une phrase. Dès qu’il parle, des voix tonitruantes noient ses propos.

« On a dégagé la droite pour que vous preniez le pouvoir. On a tous voté Hollande. Il nous a promis “le changement, c’est maintenant”, et aujourd’hui, il se met à genoux devant PSA. Il nous a menti. La gauche, en fait, c’est pire que Sarko ! Vous êtes venus nous voir uniquement pour passer à la télé ! » hurle Samir, ce jeune ouvrier dont Mediapart a brossé le portrait.

 

« Le jour du débat télévisé de l’entre deux-tours à la plaine Saint-Denis, Hollande m’a dit, texto : “Si les Français me choisissent, j’interdirai à PSA de fermer l’usine et je vous recevrai”, tonne Ahmed Berrazzel, un des leaders de la CGT. Il n’a rien fait. L’usine ferme et nous n’avons pas été reçus. » « Il a aussi promis des lois pour juillet pour interdire les licenciements. En fait, il s’est foutu de notre gueule », renchérit un de ses collègues.

 

 

 

 

Gerard_Segura_CGT

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