ALFRED DE MUSSET poème évoquant la MER et la TRISTESSE : « A ULRIC G » + chanson d’ALAIN BARRIERE – A REGARDER LA MER + relaxation : » ma fenêtre sur la mer » et sons ambiants

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A regarder la Mer : Alain Barrière.

 

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RELAXATION : Ma fenêtre sur la mer Creative Commons (réutilisation autorisée)

Expérience de relaxation avec vue sur la mer et sons ambiants….

 

regarder la video ci-dessus en « plein écran » puis écoutez

chanter la mer…….. c’est super ! !

Parole de A Regarder La Mer: d’ALAIN BARRIERE

Et je reste des heures à regarder la mer
Le coeur abasourdi les pensées de travers
Et je ne comprends rien à ce triste univers
Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes
Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
Je n’aurai donc été en ce grand univers
Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
Et l’inutile cri d’une inutile fête
Et je reste des heures
Et je reste des heures
À regarder la mer

A Ulric G.

 

Ulric, nul oeil des mers n’a mesuré l’abîme,
Ni les hérons plongeurs, ni les vieux matelots.
Le soleil vient briser ses rayons sur leur cime,
Comme un soldat vaincu brise ses javelots.

Ainsi, nul oeil, Ulric, n’a pénétré les ondes
De tes douleurs sans borne, ange du ciel tombé.
Tu portes dans ta tête et dans ton coeur deux mondes,
Quand le soir, près de moi, tu vas triste et courbé.

Mais laisse-moi du moins regarder dans ton âme,
Comme un enfant craintif se penche sur les eaux ;
Toi si plein, front pâli sous des baisers de femme,
Moi si jeune, enviant ta blessure et tes maux.

 

 

Alfred de Musset (1829)

 

Ce poème s’adresse à ULRIC  GUTTINGUER (1787-1866) poète et romancier français   G.)

 Lors de ce poème Alfred de Musset avait 19 ans,  Ulric G. avait 42 ans

 

 

J’ai choisi ce poème pour sa beauté et la force des sentiments qu’il inspire.

Pour moi la mer est sensuelle, elle vit, elle bouge, elle chante, elle éprouve des colères qui la rendent parfois impitoyable.………… l’homme est semblable à la mer : nul ne connait la profondeur de son âme.

 

le roman D’ARTHUR  d’ULRIC   G. est l’histoire d’une conversion (biographie d’ ULRIC) qui après une vie de débauches se convertit et regrette amèrement son passé.

 

Voici un extrait des pensées d’ULRIC  G.

Comprenne qui pourra. Mais à côté de ces obscurités qui ressemblent à des rébus, que de pensées fortes et profondes Lisez et méditez celles-ci que je cueille au hasard dans le petit volume de Philosophie religieuse de Guttinguer :
« Il n’y a de grand que celui qui sait combattre parce que c’est le seul moyen de savoir jouir.

« Les oeuvres de Dieu se manifestent paisiblement et leur principe demeure invisible

« Consolez-vous petit de ce monde. Les hommes puissants ont en eux-mêmes deux tribunaux. Par l’un, ils vous condamnent, lors même que vous êtes innocents ; par l’autre, ils sont obligés de casser leur sentence.

« Les patriarches ont défriché le champ de vie – [121] Les Prophètes ont semé. – Le Sauveur a donné la maturité :
nous pouvons, à tout moment, recueillir la moisson la plus abondante.

« L’amour de tous est un amour céleste.

« Ce n’est que dans le calme de notre matière que notre pensée se plaît. Ce n’est que dans le calme de l’élémentaire que le supérieur agit.

Ce n’est que dans le calme de notre pensée que notre coeur fait de véritables progrès.

Ce n’est que dans le calme du supérieur que le divin se manifeste.

« C’est pour que l’homme porte sa tête dans les cieux, qu’il ne trouve pas ici où reposer sa tête.

« Le secret de la foi et de la grâce est en ceci te servir tantôt de ton coeur et tantôt de ton esprit, selon l’occurrence.

« Savants, oubliez vos sciences elles ont mis le bandeau sur vos yeux. »
Guttinguer dit à la fin du recueil des Pensées de Saint-Martin qu’il avait été attiré et puis retenu par la vive croyance de l’auteur dans les prophètes, par sa foi non moins vive dans le sauveur, et par sa défiance et son dédain pour la raison humaine.

Mais vous pensez bien qu’il ne s’était pas borné à cette lecture. Dans la solitude
« dominant les forêts, les plages et l’Océan tout entier » où il s’était retiré non loin d’Honfleur, après avoir voyagé plus d’une année « pour dissiper des remords et des chagrins de la plus acre amertume », il avait emporté la Bible, la Journée du Chrétien, Fénelon, Bossuet, Bourdaloue, de Maistre, saint Augustin, Lamartine, le Guide spirituel de Louis de Blois, etc. et de ce bouquet singulièrement mêlé de fleurs chrétiennes, il avait extrait le suc et le miel dont est composée la troisième partie d’Arthur, celle qui parut en 1834 chez Nicétas Périaux


 

 

Alfred de Musset

Description de cette image, également commentée ci-aprèsait

Portrait de Musset par Charles Landelle

Données clés
Nom de naissance -Louis-Charles-Alfred de Musset-Pathay
Activités Poète, dramaturge et romancier
Naissance 10 décembre 1810Saint-Denis,ANT
Décès 2 mai 1857 (à 46 ans)Paris
Langue d’écriture Français
Mouvement Romantisme
Légion d’honneur, Académie française 

 

 

 

QUE RESSENTEZ-VOUS DEVANT LA MER  ? ? ?

 

 

 

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