Archive pour 30 juin, 2012

LES AMOURS MARGINALES – A LYDIE – poème de F. R. DE CHATEAUBRIAND +chanson « il suffirait de presque rien » chantée par S.REGGIANI

A Lydie (Imitation d’Alcée, poète grec) – François-René de Chateaubriand

 

Londres, 1797.
.
Lydie, es-tu sincère ? Excuse mes alarmes :
Tu t’embellis en accroissant mes feux ;
Et le même moment qui t’apporte des charmes
Ride mon front et blanchit mes cheveux.

Au matin de tes ans, de la foule chérie,
Tout est pour toi joie, espérance, amour ;
Et moi, vieux voyageur, sur ta route fleurie
Je marche seul et vois finir le jour.

Ainsi qu’un doux rayon quand ton regard humide
Pénètre au fond de mon coeur ranimé,
J’ose à peine effleurer d’une lèvre timide
De ton beau front le voile parfumé.

Tout à la fois honteux et fier de ton caprice,
Sans croire en toi, je m’en laisse enivrer.
J’adore tes attraits, mais je me rends justice :
Je sens l’amour et ne puis l’inspirer.

Par quel enchantement ai-je pu te séduire ?
N’aurais-tu point dans mon dernier soleil
Cherché l’astre de feu qui sur moi semblait luire
Quand de Sapho je chantais le réveil ?

Je n’ai point le talent qu’on encense au Parnasse.
Eussé-je un temple au sommet d’Hélicon,
Le talent ne rend point ce que le temps efface ;
La gloire, hélas ! ne rajeunit qu’un nom.

Le Guerrier de Samos , le Berger d’Aphélie,
Mes fils ingrats, m’ont-ils ravi ta foi ?
Ton admiration me blesse et m’humilie :
Le croirais-tu ? je suis jaloux de moi.

Que m’importe de vivre au delà de ma vie ?
Qu’importe un nom par la mort publié ?
Pour moi-même un moment aime-moi, ma Lydie,
Et que je sois à jamais oublié !

François-René de Chateaubriand

Serge REGGIANI « Il suffirait de presque rien…

année 1968

 

 

Deux hommes d’âge mûr et talentueux aiment chacun  une jeune femme et en sont aimés en retour.

Il y a 171 ans d’écart entre les deux histoires d’amour.

Regardons comment le sujet est abordé :

- en 1797  par FRANCOIS RENE DE CHATEAUBRIAND  dans un poème « A Lydie »

- en 1968 dans une chanson chantée par SERGE REGIANI  « Il suffirait de presque rien« 

 

A mon avis, tous deux sont conscients de l’étrangeté de la situation, quand à ces demoiselles recherchent-elles la sécurité d’un « papa » ou sont-elles obnubilées par le talent de ces Messieurs  ? ?  Il reste encore l’appât de l’argent tant convoité à notre époque, et qui a existé de tous temps également. Ou bien, encore un amour sincère  ?  ne dit-on pas : « le coeur a ses raisons que la raison ignore ». En prolongeant l’analyse, on peut voir également sur un plan ésotérique ,que deux âmes qui se sont aimées très fort dans une vie antérieure, se retrouvent dans la vie présente.


 

 

retour en arriére avec des chansons qui restent éternelles****

 

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n’importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

Le temps passe si vite
Le soir cachera bien
Nos coeurs, ces deux voleurs
Qui gardent leur bonheur

Puis nous arriverons
Sur une place grise
Où les pavés seront doux
A nos âmes grises

Il y aura un bal
Très pauvre et très banal
Sous un ciel plein de brume
Et de mélancolie

Un aveugle jouera
D’l'orgue de Barbarie
Cet air pour nous sera
Le plus beau, le plus joli

Puis je t’inviterai
Ta taille je prendrai
Nous danserons tranquilles
Loin des bruits de la ville

Nous danserons l’amour
Les yeux au fond des yeux
Vers une fin du monde
Vers une nuit profonde

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n’importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

 

 

 

Donnez votre avis sur cette situation qui se banalise de plus en plus.

 

 

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

signification des termes suivants :
LE GUERRIER DE SAMOS et LE BERGER D’APHELIE : Publiés dans les oeuvres de CHATEAUBRIAND

(dans le poème, CHATEAUBRIAND parle du « GUERRIER de SAMOS », et du » BERGER D’APHELIE » comme de « ses fils » célèbres qui auraient inclinés vers lui l’amour de LYDIE PAR ADMIRATION. En clair il soupçonne LYDIE d’être amoureuse de l’écrivain renommé qu’elle voit en lui, non pas de l’homme tout simplement. Il se dit donc « jaloux de lui-même »

 

 

- SOMMET DE L’HELICON

Mont Hélicon
Helikonmountainascent.JPG
Géographie
Altitude 1 748 m, Palaiovouna
Coordonnées LES AMOURS  MARGINALES - A  LYDIE - poème de F. R. DE CHATEAUBRIAND +chanson 38° 21′ 10″ Nord
22° 49′ 21″ Est
Administration
Pays Drapeau de Grèce Grèce
Périphérie Grèce-Centrale
Nome Béotie

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)

 

Mythologie et histoire

 

Célébrée comme l’une des deux retraites des Muses avec le mont Parnasse, il comportait un ancien sanctuaire, le Muséion, sur le versant nord-est du mont, non loin de la cité de Thespies. Il fut pillé par Constantin Ier, et ses statues furent enlevées et placées à Constantinople.

 

Les muses gardant les moutons inspirèrent à Hésiode, dit-il, sa Théogonie, laquelle s’ouvre par cette invocation :

 

« Pour commencer, chantons les Muses héliconiennes, reines de l’Hélicon, la grande et divine montagne. Souvent, autour de la source aux eaux sombres et de l’autel du très puissant fils de Cronos, elles dansent de leurs pieds délicats. Souvent aussi, après avoir lavé leur tendre corps à l’eau du Permesse ou de l’Hippocrène ou de l’Olmée divin, elles ont, au sommet de l’Hélicon, formé des chœurs beaux et charmants, où ont voltigé leur pas. »
(trad. Paul Mazon)



 

 

 

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