Archive pour 20 juin, 2012

SOCRATE (-470 à -399 )

 

Socrate (en grec Σωκράτης / Sōkrátēs) est un philosophe de la Grèce antique (-470 à -399), considéré comme l’un des inventeurs de la philosophie morale et politique. Il n’a laissé aucune œuvre écrite ; sa philosophie s’est transmise par l’intermédiaire de témoignages indirects (en particulier par les écrits de ses disciples Platon et Xénophon).

Socrate (Σωκράτης)

Philosophe occidental

Antiquité

Description de l'image  Socrates_Louvre.jpg.Socrate naquit en 470 av. J.-C. (troisième année de la 77e olympiade), à la fin des guerres médiques, sans doute au mois de mai (6 du mois thargélion), près d’Athènes, dans le dème d’Alopèce, dème qui faisait partie de la tribu d’Antiochide. Son père, Sophronisque, était sculpteur ou tailleur de pierres, et sa mère Phénarète, sage-femme de qui il s’est sûrement, selon la tradition, inspiré dans sa méthode philosophique dite maïeutique. Socrate avait un demi-frère, Patroclès, fils du premier mari de sa mère. Sa jeunesse est mal connue. Il reçut sans doute une éducation classique, que le père était légalement tenu de donner à son fils : gymnastique, musique (chant, danse1, apprentissage de la lyre2) et grammaire, ce qui implique l’étude d’Homère, d’Hésiode et d’autres poètes. Diogène Laërce cite le début d’un péan et d’une fableattribués à Socrate :

« Apollon Délien et Artémis, enfants illustres.
Ésope dit une fois aux habitants de la ville de Corinthe
de ne pas juger la vertu à l’aune de la sagesse d’un verdict populaire3. »

Données clés
Naissance 470 avant J.-C.
Décès 399 av. J.-C. (Athènes)
Principaux intérêts Éthique, Politique, Amour
Idées remarquables Maïeutique, Ironie
Influencé par Anaxagore de Clazomènes, Prodicos , Parménide
A influencé Platon, Xénophon, Antisthène, les socratiques et la plupart des philosophes occidentaux
Adjectifs dériv

http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate

 

Vers 435 av. J.-C., il commença à enseigner, dans la rue, dans les gymnases, les stades, les échoppes, au gré des rencontres. Vivant pauvrement15, n’exerçant aucun métier, il parcourait les rues d’Athènes vêtu plus que simplement et sans chaussures, dialoguant avec tous, en cherchant à les rendre plus sages par la reconnaissance de leur ignorance : « Ce que je ne sais pas, je ne crois pas non plus le savoir » (« ἅ μὴ οἶδα οὐδὲ οἴομαι εἰδέναι16 »). Il prétend avoir reçu pour mission d’éduquer ses contemporains : c’est Apollon « qui lui avait assigné pour tâche de vivre en philosophant, en se scrutant lui-même et les autres »17.

Il eut de nombreux disciples.

Il enseignait, ou plus exactement questionnait, gratuitement — contrairement aux sophistes, qui enseignaient la rhétorique moyennant une forte rétribution. Cette mission faisait de lui à ses yeux le seul citoyen véritable, c’est-à-dire le seul qui s’interroge sérieusement sur la vie politique. Il s’opposait en cela au caractère démagogique de la démocratie athénienne qu’il voulait secouer par son action. Sa manie du questionnement ne cessait du matin au soir, car il était « attaché aux Athéniens par la volonté des dieux pour les stimuler comme un taon stimulerait un cheval »20.

L’année 420 est importante puisque la Pythie de Delphes aurait répondu à son ami d’enfance Chéréphon : «Il n’y a pas d’homme plus sage que Socrate »21. Cette mission divine s’exprime également par le démon de Socrate, un signe divinatoire, une sorte de voix intérieure qui lui révèle les actes dont il faut s’abstenir22.

Son caractère

Socrate était physiquement laid : il ressemblait à un satyre ou à Silène36 Un tel visage était moralement scandaleux, car la laideur était considérée par les physionomistes de l’époque comme l’indice de l’intempérance et du vice :

« [...] Ne savons-nous pas le jugement que porta un jour de Socrate le physionomiste Zopyre, qui faisait profession de connaître le tempérament et le caractère des hommes à la seule inspection du corps, des yeux, du visage, du front ? Il déclara que Socrate était un sot et un niais, parce qu’il n’avait pas la gorge concave, parce que tous ses organes étaient fermés et bouchés ; il ajouta même que Socrate était adonné aux femmes ; ce qui, nous dit-on, fit rire Alcibiade aux éclats37. »

Cette observation renseigne sur les préjugés qui avaient cours en Grèce sur l’apparence physique, elle donne aussi de précieux renseignements sur le caractère de Socrate grâce à sa réponse rapportée par Cicéron :

« Zopyre, qui se donnait pour un habile physionomiste, l’ayant examiné devant une nombreuse compagnie, fit le dénombrement des vices qu’il découvrait en lui et chacun se prit à rire, car on ne voyait rien de tout cela dans Socrate. Il sauva l’honneur de Zopyre en déclarant que véritablement il était porté à tous ces vices, mais qu’il s’en était guéri avec le secours de la raison38. »

Son caractère violent est confirmé par un des témoignages les plus directs connus, celui de Spintharos : son fils rédigea les souvenirs de celui-ci sur Socrate, dont il était le contemporain :

« Nul n’était plus persuasif grâce à sa parole, au caractère qui paraissait sur sa physionomie et, pour tout dire, à tout ce que sa personne avait de particulier, mais seulement tant qu’il n’était pas en colère ; lorsque cette passion le brûlait, sa laideur était épouvantable ; nul mot, nul acte dont il s’abstînt alors39. »

 

Sa contribution la plus importante à la pensée occidentale est peut-être la méthode dialectique d’investigation,(consistant à répondre à une question par une question) connue comme la méthode socratique ou méthode de l’élenchos, qu’il applique largement à l’examen de concepts moraux centraux tels que le Bien et la Justice, concepts qu’il utilise constamment sans les définir réellement. Cela fut décrit par Platon dans les dialogues socratiques. C’est pourquoi Socrate est sans cesse considéré comme le père de la philosophie politique, de l’éthique ou philosophie morale, et comme source de tous les thèmes principaux de la philosophie occidentale en général. Selon cette méthode, une série de questions est posée pour aider une personne ou un groupe à déterminer leurs croyances présupposées et l’étendue de leur savoir. La méthode socratique est une méthode négative par élimination d’hypothèses : les meilleurs hypothèses sont ainsi fondées en identifiant clairement et en éliminant celles qui mènent à des contradictions. Elle cherchait à forcer chacun à examiner ses propres croyances et leur validité.

C’est ainsi que Socrate a dit un jour : « Je sais que vous n’allez pas me croire, mais la plus haute forme de l’excellence humaine est de se questionner soi-même et de questionner les autres »49.

 

Le platonicien Apulée cite une anecdote sur Socrate, qu’il dit être son maître, témoignage de la pensée socratique : « dans l’opinion de Socrate, c’était ne pas voir un homme que de ne pas l’entendre parler. Il était en effet convaincu que ce n’est point avec les yeux du corps, mais avec le regard de l’esprit et le coup d’œil de l’intelligence, qu’il faut considérer les hommes »50

Le critère

Le critère du savoir ou de l’observation par le savoir de l’observation est pour Socrate l’accord avec soi-même et avec les autres ; c’est dans ce rapport de l’esprit à lui-même que réside la certitude de la connaissance-conscience

Savoir c’est être certain. Il n’y a pas de savoir sans connaissance, sans certitude. Pour obtenir une certitude, on doit être capable d’observer, de connaître. Moins l’individu a de certitude sur un sujet quelconque, moins on peut dire qu’il considère ce sujet sainement.

Dans ce critère du savoir, nous pouvons citer l’histoire des trois tamis :

Les trois tamis (attribué à Socrate)

Un jour quelqu’un vient voir Socrate et lui dit61,62:

Écoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.

Arrête ! interrompit le sage homme. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

Trois tamis ? dit l’autre, rempli d’étonnement.

Oui mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?

Non, je l’ai entendu raconter et…

Bien bien. Mais assurément, tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant, l’autre répondit :

Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…

Hum, dit le philosophe, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire…

Utile ? Pas précisément…

Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier…

 

La maïeutique

Le terme « maïeutique » vient du grec maieutikè : art de faire accoucher. Socrate, fils de Phénarète sage-femme, disait que, comme sa mère faisait accoucher les femmes, lui faisait accoucher les esprits des pensées qu’ils contenaient déjà, sans le savoir ou en être conscients65.

L’ironie

L’ironie consiste à feindre l’ignorance, pour mieux confondre les pseudo-savoirs et pseudo-savants. Socrate traite avec ironie les fondements de la philosophie. Sa philosophie va contre l’opinion, en grec doxa. S’étonner d’un discours implique un dégagement, une réflexion critique. Celui qui s’adonne à l’étonnement contredit l’opinion et la met à distance. En fait, la philosophie veut penser contre l’opinion commune et c’est pour cette raison qu’elle est un paradoxe (para – doxa). La philosophie est l’école du doute. Socrate est le symbole de la pensée libre et critique car selon lui la tâche du philosophe est de douter et faire douter. On cherche à remettre en cause les idées reçues. Il faut réussir à leur faire comprendre la formule “je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien”. Socrate est conscient de son ignorance et se moque de la naïveté des personnes qui croient savoir alors qu’elles ne savent pas. En clair, l’ironie sert à faire prendre conscience qu’on est ignorant. Il parvient à démontrer à ceux qui croient savoir, qu’ils ne savent rien et à ceux qui se croient ignorants qu’ils ont des ressources en eux pour atteindre la connaissance. On peut aussi y lire une forme de scepticisme, certes moins radical que celui imaginé par Kierkegaard : en ce qui concerne la théorie,la raison a surtout un usage critique, c’est sur le plan moral que la raison est utile.

 

Le daïmon (δαίμων)

Dans ses dialogues, Platon montre un Socrate qui entend une voix en lui-même, la voix de la conscience morale (cf. l’épisode du refus de s’évader dans le Criton) qui apparaît liée aux crises de paralysie. Le bon génie, ou δαίμων, de Socrate apparaît comme la voix qui lui disait ce qu’il ne devait pas faire, elle n’est donc pas protreptique mais aprotreptique. Le démon de Socrate a donc la même fonction vis-à-vis de Socrate que Socrate lui-même vis-à-vis de ses interlocuteurs.

 

CITATIONS

 

 

 

« Connais-toi toi-même.  »

de Socrate

« Je ne suis ni Athénien, ni Grec, mais un citoyen du monde.  »

de Socrate

« Dans tous les cas, mariez-vous. Si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux ; et si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l’homme.  »

de Socrate

« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.  »

de Socrate

« Un trésor de belles maximes est préférable à un amas de richesses.  »

de Socrate

« Que voulez-vous que je lui apprenne ? Il ne m’aime pas.  »

de Socrate

« Si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas.  »

de Socrate

« Il n’y a point de travail honteux.  »

de Socrate

« Rien n’est trop difficile pour la jeunesse.  »

de Socrate

« Le bonheur c’est le plaisir sans remords.  »

de Socrate

« Mieux vaut encore subir l’injure que la commettre.  »

de Socrate

 

« Un homme doit-il se marier ? Quoi qu’il fasse, il se repentira.  »

de Socrate

« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.  »

de Socrate

« L’âme déréglée est comme un tonneau percé à cause de sa nature insatiable.  »

de Socrate

« Le temps malgré tout a trouvé la solution malgré toi.  »

de Socrate

« Un homme qui a faim n’examine pas la sauce.  »

de Socrate

« On compte plus facilement ses moutons que ses amis.  »

de Socrate

« Ce qui fait l’homme, c’est sa grande faculté d’adaptation.  »

de Socrate

« Vous pouvez cacher aux autres une action répréhensible, mais jamais à vous-même.  »

de Socrate

« Nul n’est méchant volontairement.  »

de Socrate

« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.  »

de Socrate

l’histoire est un éternel recommencement ! ! ! on croirait à une critique de notre époque.

 

La mort de Socrate

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Jacques-Louis David, La mort de Socrate (1787), conservé au Metropolitan Museum of Art de New York

Socrate mourut en mai ou juin 399 av. J.-C., condamné à boire la ciguë, comme le rapporte Xénophon dans les Mémorables : « Je me suis souvent demandé par quels arguments les accusateurs de Socrate ont persuadé les Athéniens qu’il méritait la mort comme criminel d’État.» Il passa les 30 jours qui précédèrent sa mort à dialoguer avec ses amis, comme en témoigne le Criton de Platon. Son dernier jour est raconté dans le Phédon : il s’agit d’un dialogue sur l’immortalité de l’âme, dont la morale est que le sage doit espérer en un séjour divin après la mort. Il dit cette dernière phrase à Criton : « Criton, nous sommes le débiteur d’Asclépios pour un coq ; eh bien ! payez ma dette, Pensez-y »

Le procès de Socrate

Article détaillé : procès de Socrate.

Plusieurs membres de la classe dirigeante athénienne affirmèrent voir en lui un esprit pervertissant les valeurs morales traditionnelles et donc un danger pour l’ordre social. En avril 399 av. J.-C., Socrate se vit accuser par le poète Mélétos26, ainsi que deux de ses amis (l’orateur Lycon et Anytos, des deux crimes suivants, découpés en trois chefs d’accusation27

  1. « Ne pas reconnaître les dieux que reconnaît la cité » : Selon ses accusateurs, Socrate nie les dieux. Cette accusation doit être mise en relation avec la remise en question générale induite par la sophistique ;
  2. Introduire « des divinités nouvelles » : Socrate croyait en un démon personnel, une voix ou un signe qui le prévenait. Mais il est loin d’être clair qu’il lui attribuait une nature divine ;
  3. « Corrompre les jeunes gens » : il enseigne les deux faits cités ci-dessus (d’autant que certains de ses disciples ont été de mauvais citoyens, comme Alcibiade, Critias, Charmide)28.

 

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